Article de Claude Berthiaume publié dans Zone Campus le 20 janvier 2012

Les exécutants sont donc revenus en décembre avec des détails de la Loi 101 et une proposition qui a été longuement débattue par les administrateurs. Au final, le libellé est le suivant : «Que l’AGE UQTR ne fasse la promotion que des événements dont le nom est en français ou possède un sous-titre français dans une police de caractère lisible, dès le 1er février 2012.»
La subjectivité des mots «police de caractère lisible» a été critiquée par certains; une proposition a même été faite visant à les remplacer par «police de caractère équivalente», ce qui a été rejeté par le CA. Par la suite, on a voulu donner un certain laps de temps aux associations étudiantes pour ajuster le tir pour les évènements de la session d’hiver; on a donc discuté d’une date d’entrée en vigueur qui a finalement été arrêtée pour début février.
Certains fervents défenseurs de notre langue maternelle ont même proposé d’éliminer l’anglais (principal «ennemi à abattre» – mais cela aurait également été valable pour toute autre langue) de manière radicale en ne diffusant plus de publicité qui en ferait l’usage. Cela a été rejeté.
Les administrateurs nommés par les associations de génie et d’administration se sont avérés être les plus farouches opposants au projet. Ce sont évidemment deux associations qui utilisent beaucoup les babillards de l’AGE UQTR pour faire la promotion de leurs nombreuses activités et qui seront touchées directement dans les changements qui devront être apportés aux affiches. Il faut cependant mentionner que, même si les administrateurs sont nommés par les associations étudiantes, ils doivent représenter les intérêts de tous les étudiants de l’Université lorsqu’ils siègent au CA.
Article d'Audrey Gauthier publié dans le journal Montréal Express le 7 janvier 2012
« Le français est en jeu : passons à l'offensive », déclarent le président du Mouvement Québec français (MQF), Mario Beaulieu et le porte-parole du Mouvement Montréal français (MMF), le comédien, Denis Trudel en invitant la population à marquer un but en demandant au club de hockey Les Canadiens de Montréal de se franciser. À cet effet, des milliers de drapeaux seront distribués aux partisans pour démontrer au club Les Canadiens qu'il bénéficie d'un appui important des Québécois dont il devrait tenir compte.
Cette manifestation se tiendra juste avant la partie de hockey, le samedi 7 janvier, de 17 h à 19 h, à l'entrée du Centre Bell (1909, rue des Anciens-Canadiens (Drummond/René-Lévesque))
Le président du MQF, Mario Beaulieu, explique : « L'annonce d'un nouvel entraîneur unilingue anglophone a eu l'effet de la goutte d'eau qui fait déborder le vase de l'anglicisation du fonctionnement du club de hockey Les Canadiens de Montréal. Les dirigeants des Canadiens de Montréal ne respectent aucunement le statut du français en tant que langue commune au Québec: la musique d'ambiance diffusée au Centre Bell est en anglais. Toutes les annonces faites au micro sont intégralement bilingues. Il ne reste plus que deux ou trois joueurs francophones au sein de l'équipe. Et voilà qu'on nomme un entraîneur-chef qui ne parle pas un seul mot de français. Même pas “Bonjour”. Le club de hockey et son amphithéâtre sont pourtant deux entreprises qui sont soumises à la Loi 101 qui fait du français la seule langue commune au Québec. »
LCN, le 28 octobre 2010
« Le Forum sur la langue française, qui se tiendra à Québec en 2012, sera l’occasion de démasquer l’inaction du gouvernement Charest.
Tel est l’avis de la députée Louise Beaudoin, porte-parole de l’opposition officielle en matière de relations internationales et de Francophonie. »
Patrice Bergeron, La Presse canadienne, Cyberpresse, Montreux, Suisse, 23 octobre 2010.
Le premier ministre Jean Charest
à son arrivée au sommet de la Francophonie à Montreux en Suisse.
Photo: Valentin Flauraud, Reuters
« Le premier ministre Jean Charest a livré un plaidoyer en faveur de la langue française, samedi, au Sommet de la Francophonie de Montreux, en Suisse. (...)
Le « combat » en faveur la langue française reste une « mission fondamentale » de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a insisté M. Charest.
« Si ce n'est pas nous, de la Francophonie, qui défendons la place de la langue française, aucune autre institution ne le fera à notre place », a t-il énoncé sous les applaudissements, au centre des congrès de Montreux, sur les bords du lac Léman, en face des Alpes. Il faisait ainsi écho à un rapport inquiétant de l'OIF qui indiquait, récemment, le recul du français, particulièrement en Europe. »
NDLR. Incroyable cette déclaration de Charest et pas surprenants ce titre et cette photo publiés dans Cyberpresse après les événements du bâillon à l'Assemblée nationale le 18 octobre dernier visant à enfoncer la loi 103 (115) dans la gorge des Québécois francophones!
Radio-canada.ca, Presse canadienne, 23 octobre 2010.
« Le combat pour la langue - Le premier ministre du Québec a plaidé pour une Francophonie plus prompte à défendre sa langue, à l'ouverture du 13e sommet de la Francophonie.
Le « combat » en faveur de la langue française reste une « mission fondamentale » de l'OIF, a affirmé Jean Charest.
« Si ce n'est pas nous, de la Francophonie, qui défendons la place de la langue française, aucune autre institution ne le fera à notre place », a-t-il déclaré. Il faisait ainsi écho à un rapport inquiétant de l'OIF qui indiquait, récemment, un recul du français, particulièrement en Europe.
Rappelons que le gouvernement de M. Charest fait présentement l'objet de vives critiques au Québec pour sa loi 115, adoptée sous le bâillon parlementaire, qui consacre le droit des francophones et des allophones de fréquenter une école anglophone subventionnée, qu'elle soit privée ou publique, après avoir passé trois ans dans une école anglophone privée non subventionnée et en vertu de certains autres critères. »
Michel Laurence, AmériQuébec.net, 23 octobre 2010.
« John James Charest vient de trahir les Québécois en attaquant le cœur même de leur code génétique, leur langue, la langue française et mercredi, il s’envolait pour participer au XIIIe Sommet de la Francophonie 2010 à Montreux. Cet homme n’a aucune morale. »
info@francophoniemontreux2010.ch
medias@francophoniemontreux2010.ch
Blogue de Richard Martineau - Le 30 novembre 2009
« De passage en France, Jean Charest s'est dit surpris d'entendre autant d'anglicismes au pays de nos ancêtres.
Et ici, monsieur le premier ministre?
L'anglicisation rampante ne vous étonne pas?
Allez sur Facebook, utilisez Twitter, vous verrez: c'est rempli de francophones qui s'envoient des messages en anglais pour faire snob...
Ça fait tellement "Citizen of the World"!
C'est drôle: lorsqu'il voyage, Jean Charest est très sensible à la cause du français. Mais ici, il s'en sacre...»
Christian Rioux, Le Devoir, 3 juillet 2009.
Qui se souvient du beau geste qu’avait fait le président Jacques Chirac il y a quelques années ? L’affaire avait eu un certain retentissement au Québec. Dans une conférence de l’Union européenne où le grand patron français Ernest-Antoine Seillière s’exprimait en anglais, Jacques Chirac s’était levé et avait claqué la porte. C’était pour lui une question de principe : les représentants français devaient s’exprimer en français dans les grands forums internationaux.
Nombreux étaient les Québécois qui avaient applaudi. Ils se réjouissaient que la France se tienne debout et défende la place du français parmi les grandes langues internationales. (...)
C’était le 24 mars 2006, il y a trois ans à peine. On a pourtant l’impression que cela fait des siècles.
La semaine dernière, ce n’est pas un grand patron français qui est venu parler anglais à Bruxelles, mais bien le premier ministre du Québec lui-même. De passage dans la capitale européenne pour une conférence internationale sur l’environnement, Jean Charest a prononcé un discours dans une langue exotique qui n’est parlée que dans certains quartiers d’Ottawa : le bilingue.
Communiqué
Pour diffusion immédiate
À l’attention du directeur de l’information et du responsable des affectations :
Invitation aux médias : une pétition de 20 000 signatures pour le renforcement de la Loi 101 sera présentée au bureau de Jean Charest à Montréal
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