Article publié sur Canoé le 31 janvier 2012
Le vérificateur général du Canada dit suivre des cours de français intensifs en marge de son travail.
La nomination de Michael Ferguson à ce poste, l'automne dernier, avait provoqué une controverse puisque l'homme est unilingue anglophone.

Mardi matin, lors de sa première sortie publique après sa comparution devant un comité du Sénat, M. Ferguson a expliqué qu'il se soumettait à deux heures de cours de français chaque jour, en plus de faire quelques exercices à la maison le soir venu.
Selon le vérificateur général, l'apprentissage de la langue française n'affecte pas son rendement au travail. Il a néanmoins avoué avoir trouvé pénible toute la polémique entourant sa nomination. Il s'est même demandé à quelques reprises s'il tenait vraiment à exercer les fonctions de vérificateur.
Entrevue de Mario Beaulieu à l'émission Mise à Jour Montréal de canal Vox le 26 janvier 2012
Quelle place pour l'anglais dans nos écoles primaires?

- Entrevue avec Angela Mancini, présidente de la Commission scolaire English-Montréal
Site web de la CSEM: www.emsb.qc.ca
- Reportage de Cynthia Noury, qui visite la seule école primaire bilingue (privée) de Montréal, l'École Bilingue Notre-Dame de Sion
Site web de l'École Bilingue Notre-Dame de Sion: www.ebnds.ca
- Entrevue avec Micheline Schinck, présidente de la SPEAQ, la Society for the Promotion of the Teaching of English as Second Language in Québec et Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal
Spectacle J'aime ma langue dans ta bouche, samedi 4 février 2012 de midi à minut au Lion d'Or, rue Ontario à Montréal. Plus d'infos sur la page Facebook de l'évènement
Le sujet vous passionne? Réagissez en direct sur Facebook ou sur Twitter avec le mot-clic #majmtl
Reportage de Claudiane Samson publié sur Radio-Canada le 15 janvier 2012
Des parents francophones de Whitehorse qui craignent une anglicisation des élèves à l'École Émilie-Tremblay réclament un plan d'action à la commission scolaire.

Quatre enfants sur cinq admis dans cette école francophone ont un parent anglophone. Ces enfants ont souvent besoin de programmes de francisation pour améliorer leurs compétences linguistiques. Qui plus est, l'établissement admet parfois des enfants anglophones s'ils répondent à une série de critères.
Jean-Paul Molgat s'inquiète pour ses deux jeunes enfants. « Dans un milieu où les ressources en francisation ne suffisent pas, je me demande si on peut se permettre d'accepter des non-ayants droit qui arrivent à l'école parfois sans parler le français et qui demandent eux aussi des ressources en enrichissement de la langue », dit-il.
Dans un document remis à la commission scolaire, les parents demandent qu'un plan d'action soit développé et qu'entre-temps, l'admission d'enfants anglophones soit suspendue.
Le président de la commission scolaire, André Bourcier, défend la politique d'admission de l'école. « L'admission de non-ayants droit se fait d'une façon excessivement serrée. Il y a un comité qui rencontre les parents à plusieurs reprises, qui rencontre les enfants, qui évaluent le niveau d'utilisation du français des enfants et qui prend une décision à ce niveau-là », fait-il valoir.
Le maximum d'enfants admis sur la base de ces critères ne peut dépasser 10 % de la population de l'école, selon la politique.
M. Bourcier indique qu'un budget de plus de 7 millions de dollars adopté récemment prévoit l'ajout d'un demi-poste en francisation, pour un total de deux postes à temps plein.
Le programme fédéral d'apprentissage de langues secondes pour les fonctionnaires a été aboli.
Dès vendredi, les cours de français offerts aux travailleurs anglophones de la fonction publique ne sont plus offerts.
Un enseignant de l'école a avisé TVA Nouvelles de cette décision. Quelque 200 personnes perdent leur emploi.

Le gouvernement affirme que le programme était devenu trop coûteux. Le gouvernement n'a pas indiqué de quelle façon les cours de français seront donnés aux fonctionnaires, mais que le bilinguisme demeure une priorité à Ottawa.
L'opposition est en furie. Denis COderre, député libéral de Bourassa, estime que l'abolition du cours est carrément inacceptable.
«Ce que je trouve inacceptable avec ce gouvernement-là, est que non seulement on est en train de changer tous les critères d'embauche sur les officiers de parlement ou les postes importants comme le président du CRTC où le bilinguisme n'est pas nécessaire. En plus, maintenant, avec l'école, on veut enlever des outils qui vont permettre justement l'intégration, pour apprendre une deuxième langue. De plus en plus, on va se rendre compte que les francophones, pour le gouvernement Harper, sont des citoyens de seconde classe.»
Le commissaire aux langues officielles étudie présentement le niveau de connaissances des fonctionnaires dans les différents ministères
Article de Patrice Laflamme publié par TVA Nouvelles le 12 janvier 2012
«Nous avons appris [mercredi] que l'Office québécois de la langue française a institué une enquête suite à une plainte portant sur l'application de la Charte de la langue française dans nos affaires municipales», a annoncé le maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, dans un communiqué de presse.
La Ville a d'ores et déjà dit non à la mise en application de la loi 101 au niveau de l'administration municipale.

«J'ai déjà informé l'agente de francisation (de l'OQLF) par téléphone que la loi 101 - en ce qui concerne la gouvernance municipale - n'avait et n'aurait pas d'application sur le territoire de la Ville de Huntingdon, a fait savoir le maire. Il est inutile de gaspiller des fonds publics pour faire appliquer une loi qui est inopérante envers notre administration. Point à la ligne.»
Les autorités municipales sont d'avis que cette législation, en matière municipale, ne peut s'appliquer à la localité. Elles estiment que la population de Huntingdon est composée de près de 40 % d'anglophones, ce qui leur apparaît insuffisant pour lui conférer un statut de ville bilingue, en vertu des lois provinciales en vigueur.
«Malgré les dispositions législatives, nous avons l'obligation éthique et le devoir moral de servir une partie importante de notre population en anglais. Il s'agit d'une question historique - les anglophones ayant fondé cette ville - et de dignité pour nos citoyens et nos personnes âgées», a souligné M. Gendron.
«Je n'ai que faire des insécures et des pauvres culturels que sont les tricotés serrés de la langue française qui ne vivent qu'en fonction de l'heure de leur disparition en Amérique, a-t-il indiqué. À force de focuser sur l'insécurité linguistique, le Québec s'est appauvri et l'Ontario - qui a dit oui à l'immigration et à la diversité - a fini par nous doubler au passage.»
Article et reportage Marie-Christine Valois publié sur Radio-Canada le 7 janvier 2012
Selon le président du MQF, la nomination de Randy Cunneyworth pour remplacer Jacques Martin est un affront au statut du français comme langue commune au Québec.
Mario Beaulieu y voit « la goutte qui fait déborder le vase » alors que déjà, souligne-t-il, l'usage de l'anglais est prédominant pendant les parties de hockey, tant dans la musique d'ambiance que dans l'animation. Il déplore en outre la quasi-absence de francophones dans les rangs du Canadien.

« C'est inacceptable. [...] Le poste d'instructeur du Canadien est un poste encore plus médiatisé que le premier ministre du Québec [...] On est ici ce soir pour dire : ''respect'' », poursuit le porte-parole du MMF, le comédien Denis Trudel. Selon M. Trudel, cette nomination est un signe supplémentaire du déclin du français au Québec, illustré notamment par l'usage de l'anglais à la Caisse de dépôt et placement du Québec et à la Banque Nationale.
L'ex-joueur de la Ligue nationale de hockey (LNH) Robert Sirois, auteur du livre Le Québec mis en échec, était aussi de la manifestation. Son ouvrage soutient que les francophones sont victimes de discrimination dans la LNH.
Manif au Centre Bell:Mario Beaulieu à LCN
La grogne quant à la nomination d'un entraîneur unilingue anglophone à la barre du Canadien de Montréal continue de...

Article publié par TVA Nouvelles.ca le 6 janvier 2012
Des centaines de manifestants sont attendus samedi après-midi devant le Centre Bell en vue de protester contre l'anglicisation du Canadien de Montréal. La troupe de Randy Cunningworth affrontera le Lightning de Tampa Bay en soirée.
Les mouvements Montréal français et Québec français sont les instigateurs de ce rassemblement auquel devraient se joindre quelque 500 manifestants.

Selon les organisateurs, la nomination de l'entraîneur unilingue anglophone de 50 ans est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.
«Mais depuis plusieurs années, on observe qu'il y a de moins en moins de joueurs québécois qui font partie de l'organisation du Canadien», a affirmé Mario Beaulieu, président du Mouvement Québec français (MQF), en entrevue à TVA Nouvelles, vendredi.
Le peu de joueurs francophones au sein de l'équipe et la musique d'ambiance diffusée en anglais au Centre Bell sont d'autres exemples, selon M. Beaulieu, qui démontrent clairement l'anglicisation du club.
«Ce qu'on lui demande (à Geoff Molson), c'est de respecter sa clientèle québécoise, que le Canadien de Montréal fonctionne en français, (qu'il y ait) plus de gens qui font du dépistage au Québec pour recruter des joueurs québécois», a renchéri le président du MQF.
Parler français devrait «faire partie des compétences de l'entraîneur chef du Canadien», a-t-il également estimé.
Des drapeaux seront distribués aux partisans qui sont invités à se réunir dès 17h devant le Centre Bell afin de démontrer à la direction du Tricolore que l'appui des Québécois est important et que l'équipe devrait en tenir compte.
«Tous les défenseurs du français, il faut passer à l'offensive. On a une occasion de marquer un but auprès de la direction du Canadien», a lancé M. Beaulieu.
Article de Philippe Cantin publié dans La Presse le 3 janvier 2012
C'est la déroute chez le Canadien. En deux petites semaines, la direction a perdu son capital de sympathie, l'équipe a chuté au classement et la saison s'est transformée en catastrophe.
C'est dans ce contexte d'échec que Pierre Gauthier a dressé le bilan de mi-saison de son équipe, hier. Sans surprise, le DG n'affichait pas son aplomb caractéristique. En nommant Randy Cunneyworth, un unilingue anglophone, au poste d'entraîneur-chef, il a provoqué une crise. Et en déclarant sèchement «Une langue, ça s'apprend», le jour de l'annonce, il l'a amplifiée.
Depuis ce temps, l'organisation implore l'indulgence des partisans, un comportement qui n'a jamais fait partie de son code génétique. Ce fut d'abord par un communiqué de Geoff Molson, qui les remerciait de leur «compréhension». Gauthier a franchi un pas supplémentaire, hier. «Je suis désolé si on a offusqué des gens, a-t-il dit. Ce n'était certainement pas notre intention.»

Le rêve de Cunneyworth, plongé malgré lui dans cette situation intenable, vire au cauchemar. Le 17 décembre, en annonçant la promotion de son protégé, Gauthier espérait qu'il demeurerait longtemps en poste. Hier, lorsque je lui ai demandé comment il envisageait l'avenir de son entraîneur, ses propos ont été plus nuancés.
«On évaluera ça à la fin de la saison, a-t-il répondu. On est très conscients de l'importance d'avoir un entraîneur bilingue, puisqu'une grosse partie de nos partisans et des médias sont francophones. Vous pouvez être assurés que les critères les plus importants seront respectés.»
En clair, le séjour de Cunneyworth derrière le banc ne se poursuivra pas au-delà de la saison actuelle. À moins qu'il n'apprenne le français en cinq mois, ce qui serait franchement étonnant.
Nouvelles LCN du 31 décembre 2011
Entrevue de Mario Beaulieu sur les nombreux bars de Montréal qui tentent de séduire les fêtards du Nouvel An grâce à des publicités rédigées uniquement en anglais, une pratique pourtant interdite par la loi.

Voir l'entrevue à TVA nouvelles
Article de La Presse Canadienne publié par TVA Sports le 22 décembre 2011
Donato Colavecchio, un partisan pourtant unilingue anglophone, souhaite lui aussi voir un entraîneur capable de s'exprimer dans les deux langues diriger le tricolore. «Je crois que c'est mieux pour l'équipe, pour les médias et surtout pour les partisans», a-t-il souligné.
Même combat en Espagne
Même des touristes espagnols en visite dans la métropole ont dit appuyer le combat du MMF. «En Espagne, la situation est semblable avec l'équipe de football FC-Barcelone, a confié Fransisco De la Santisima, lorsqu'informé des faits. Étant donné que c'est en Catalogne, tout se fait en catalan. Le club est une institution et c'est un peu la même chose ici d'après ce que je constate.»
En effet, à Barcelone, le club de football local est un véritable symbole de la culture catalane, comme en témoigne d'ailleurs sa devise : «plus qu'un club»..

Article de La Presse Canadienne publié par Radio-Canada le 23 décembre 2011
Le Parti québécois juge que la nouvelle mesure de Québec concernant la langue de communication de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) avec les nouveaux arrivants encouragera une anglicisation de ceux-ci, contrairement à l'objectif prétendu du gouvernement d'encourager la francisation.
À compter du 30 janvier prochain, la RAMQ limitera en effet à un an ses communications en anglais avec les immigrants allophones - même ceux ayant une connaissance approximative du français - qui se font attribuer un « code de langue » à leur arrivée en sol québécois, selon la Presse Canadienne.

Au bout d'un an, les communications passeront au français, à moins que la personne demande de poursuivre les communications en anglais.
Selon le PQ, cette possibilité pour les immigrants de demander à être servis dans la langue de Shakespeare encourage l'anglicisation.
« Ainsi, un immigrant qui souhaite s'angliciser ou fonctionne déjà en anglais n'aura qu'à en faire la demande. On va donc rendre légale et légitime une pratique contraire à l'esprit de la loi 101 », a dénoncé le député de Drummond et porte-parole de l'opposition officielle en matière de langue, Yves-François Blanchet, dans un communiqué.
« Le moment choisi pour annoncer ce changement et la teneur de la mesure illustrent assez bien la lâcheté d'un gouvernement pour qui la langue française n'est pas une priorité », poursuit-il.
Le PQ demande au gouvernement de revoir immédiatement cette politique.
Dans une entrevue plus tôt cette semaine, la ministre responsable de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, disait croire que seule une minorité de nouveaux arrivants vont exiger de continuer à être servis en anglais, un droit qui leur est garanti.
La plupart d'entre eux, selon elle, vont passer au français au terme de la période d'un an.
Entrevue de Mario Beaulieu à TVA Nouvelles avec Pierre Bruneau le 22 décembre 2011

Article de La Presse Canadienne publié par Radio-Canada le 22 décembre 2011
Pour encourager la francisation, la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) va cesser de communiquer en anglais avec des milliers de nouveaux arrivants, a appris La Presse Canadienne.
À compter du 30 janvier prochain, la RAMQ limitera en effet à un an ses communications en anglais avec les immigrants allophones - même ceux ayant une connaissance approximative du français - qui se font attribuer un « code de langue » à leur arrivée en sol québécois.
Le changement est significatif. Présentement, l'immigrant allophone qui s'adresse en anglais à un agent de la RAMQ se fait automatiquement octroyer un code de langue stipulant que toute communication avec lui se fera désormais en langue anglaise, sa vie durant.
Selon les données fournies par le Secrétariat à la politique linguistique, près du tiers - 31,46 % - des allophones qui s'établissent dans la région de Montréal demandent et obtiennent d'être servis en anglais toute leur vie par la RAMQ, passage obligé des immigrants pour obtenir une carte-soleil.
Dès l'entrée en vigueur de la nouvelle mesure adoptée par le conseil d'administration de la RAMQ, l'organisme cessera d'offrir ses services en anglais aux immigrants un an jour pour jour après l'attribution du code de langue. Les communications passeront alors au français, à moins d'une demande expresse du client.
De longs pourparlers entre le sous-ministre au Secrétariat à la politique linguistique, l'Office québécois de la langue française et la haute direction de la RAMQ ont débouché sur ce compromis.
« Que le service en anglais soit accordé pour le restant de leurs jours aux immigrants était inacceptable », a dit la ministre responsable de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, dans une entrevue accordée plus tôt cette semaine.
Article publié sur Radio-Canada le 21 décembre 2011
Montréal est frappé par une controverse linguistique. Winnipeg veut en rester à l'abri. On n'entendra pas les entraîneurs des Jets parler français prochainement.
C'est ce qu'a fait savoir l'équipe mardi. L'entraîneur-chef Claude Noël n'accordera pas d'entrevues dans la langue de Molière, dans laquelle il sait s'exprimer, d'ici la fin 2011.
Celles qui étaient prévues cette semaine, pour la visite du Canadien au Manitoba, jeudi, ont été annulées. Noël, né à Kirkland Lake en Ontario, ne veut pas être associé, de près ou de loin, au débat sur l'unilinguisme de son homologue du Tricolore Randy Cunneyworth.

Il pourrait s'exprimer sur le sujet quand le CH sera à Winnipeg, mais pas en français. Il estime en fait que sa connaissance de la langue ne le rend pas assez à l'aise pour affronter les caméras. D'ailleurs, il est déjà assez rare de le voir parler français devant des hordes de journalistes. Il préfère le faire dans des entretiens privés.
C'est une autre histoire pour l'entraîneur adjoint Pascal Vincent, qui a grandi au Québec. Étant donné ses origines, les Jets veulent qu'il soit encore moins impliqué dans une controverse linguistique. Ils l'ont ainsi rendu indisponible pour des entrevues.
Entrevue de Mario Beaulieu sur RDI le 19 décembre 2011
La nomination d'un unilingue anglophone à la tête du Canadien suscite la controverse

Sondage publié sur TVA Nouvelles le 20 décembre 2011
EXCLUSIF - Plus de 80% des Québécois francophones n'approuvent pas la nomination d'un unilingue anglophone à la barre des Canadiens de Montréal, selon un sondage exclusif Léger Marketing pour l'Agence QMI.
La décision de nommer Randy Cunneyworth samedi comme nouvel entraîneur-chef des Canadiens, après le congédiement de Jacques Martin, ne plaît pas du tout aux francophones : 83% d'entre eux trouvent cela inacceptable.

Article de Dominique Hardy de l'Agence QMI publié par TVA Nouvelles les 19 décembre 2011
Le Conseil du patronat du Québec est furieux de l'attitude de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal qui invite les citoyens à un boycott des produits et services offerts par la Banque Nationale (BN) en raison de ses politiques linguistiques.
En proposant un boycott de la BN, M. Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, dépasse les bornes et fait preuve d'un manque de jugement déplorable», a fait savoir par communiqué le président du Conseil du patronat, Yves-Thomas Dorval.

La Société Saint-Jean-Baptiste déplore de son côté que les réunions et les échanges de l'institution financière se déroulent exclusivement en anglais.
Le Conseil du patronat estime qu'un boycott est nuisible pour la BN, qui a son siège social à Montréal.
«Devant la montée d'un extrémisme irresponsable sur la question linguistique de la part de quelques fanatiques cherchant à miner certaines entreprises québécoises, alors que ces mêmes organisations sont des acteurs majeurs du développement économique et de la prospérité du Québec, le Conseil du patronat se doit d'intervenir et de condamner de tels actes de sabotage sociétal.»
La confédération patronale souligne qu'elle fera la promotion du français dans le milieu des affaires en 2012.
Article publié sur Argent le 16 décembre 2011
L'AMF constate que certaines entreprises ayant leur siège social à l'extérieur du Québec évitent de plus en plus le lancement d'un appel public à l'épargne dans la province, en raison de la loi 101.
Comme le stipule cette loi, les sociétés ont l'obligation de rédiger leur prospectus en français. Le prospectus est un document que doit publier toutes sociétés qui prévoient lever des fonds sur les marchés financiers.

Selon l'AMF, près de 54 % des entreprises qui souhaitent faire un appel d'offres public évitent le Québec en raison des exigences linguistique qui leur sont imposés.
Pour justifier leur décision de ne pas recueillir des fonds auprès des investisseurs québécois, les entreprises évoquent la question des coûts reliés à la traduction des textes.
« Les sociétés nous disent : 'On va aller ailleurs et on va exclure le Québec de nos démarches.' Donc, c'est une situation, effectivement, qui nous apparaît préoccupante et sur laquelle on a décidé de se pencher », indique Sylvain Théberge, porte-parole de l'AMF.
Chronique de NORMAN FLYNN publié sur RDS le 19 décembre 2011
Le Canadien se doit de prouver qu'il est branché sur son milieu et doit embaucher un entraîneur qui peut s'adresser aux partisans et aux médias en français. Je ne crois pas qu'il soit nécessaire que le gars soit parfaitement bilingue, mais il doit être capable de s'adresser aux gens comme le faisaient Bob Gainey ou Scotty Bowman par exemple. Leur niveau de français était acceptable et les gens comprenaient et l'acceptaient. Les amateurs apprécient qu'un anglophone tente sa chance avec la langue de Molière. Pour mettre les choses en perspective, croyez-vous qu'on accepterait à Toronto qu'un unilingue francophone dirige les Maple Leafs?

Que la langue de travail dans le vestiaire soit l'anglais, on comprend la situation, mais la conjoncture géographique du Québec fait en sorte que le pilote du Canadien doit être en mesure de s'adresser dans leur langue à 80% des partisans du club. Je vois la situation d'un mauvais oeil, à moins que la personne en question soit une supervedette dans son domaine et qu'il gagne des coupes Stanley à répétition. Selon moi, la seule façon que Cunneyworth peut garder son poste est s'il gagne la coupe.
Article publié par TVA Nouvelles le 19 décembre 2011
La nomination d'un entraineur unilingue anglophone à la tête du Canadien de Montréal continue de susciter énormément de réactions ce lundi.
Hier, des groupes de défense de la langue française au Québec ont dénoncé la nomination de Randy Cunneyworth pour succéder à Jacques Martin. Certains lancent d'ailleurs un appel au boycott des produits Molson.
La Ligue québécoise contre la francophobie canadienne a quant à elle demandé aux frères Molson de destituer Cunneyworth pour «incompétence».

Gilles Rhéaume, porte-parole de la Ligue, a soutenu ce matin sur les ondes de LCN que «ce ne sont pas les francophones qui manquent pour prendre la relève».
«Nous avons des dizaines sinon des centaines de candidats francophones aptes à occuper le poste que l'on a confié à M. Cunneyworth», a soutenu le porte-parole de la Ligue.
Selon lui, une telle nomination est une véritable «provocation». Il lance d'ailleursun appel aux gens «à se réveiller». «Les Molson doivent se le dire, ça ne passera pas», a ajouté Gilles Rhéaume.
Selon ce dernier, il «n'y a qu'ici dans le monde» qu'une telle «écoeuranterie» peut avoir lieu. «Je suis convaincu qu'il y a beaucoup de gens qui, aujourd'hui, ont décidé de ne pas acheter de Moslon pour le temps des Fêtes», a conclu Gilles Rhéaume.
Article de l'Agence QMI publié par TVA sports le 19 décembre 2011
La forte réaction suscitée par la nomination de Randy Cunneyworth, unilingue anglophone, au poste d'entraîneur des Canadiens de Montréal n'a rien d'étonnant, selon un historien montréalais spécialisé dans le sport.
«Vous avez une équipe canadienne-française sans vedette canadienne-française, dont l'entraîneur ne parle pas français», a observé Matthew Barlow, qui comprend que l'équipe soit perçue comme une partie intégrante de l'histoire et de la culture du Québec.
Selon lui, les dirigeants de l'équipe ne sont toutefois pas les seuls à blâmer pour la faible présence du fait français chez les Canadiens.
«Certaines personnalités des médias sont irresponsables, a-t-il accusé. Elles se soucient surtout de vendre des journaux ou d'avoir des auditeurs, plutôt que de penser à ce qu'elles disent.»
Plusieurs des membres des médias qui ont critiqué l'unilinguisme de Randy Cunneyworth sont les mêmes qui compliquent la vie des joueurs et des entraîneurs francophones à Montréal, estime l'historien.
Il ne sera pas facile de trouver la prochaine grande vedette francophone du Tricolore, selon Matthew Barlow.

«Les vedettes francophones subissent la pression de la nation entière, a-t-il émis. Il y en a plusieurs qui ne veulent pas signer de contrat ici.»
Le journaliste Réjean Tremblay, quant à lui, considère que l'embauche d'un entraîneur qui ne parle qu'anglais représente plutôt un «message de mépris profond» de la direction des Canadiens pour sa clientèle et la société québécoise.
«On a éradiqué tout ce qu'il y avait de joueurs de haut niveau et David Desharnais, c'est un accident, ils n'en voulaient pas, a-t-il lancé, en entrevue à TVA Sports. Il est allé jouer partout avant d'avoir une vraie chance. C'est parce qu'il est tellement bon qu'il est là. D'ailleurs, ce n'est pas lui qu'on amène aux journalistes, parce qu'il pourrait trop parler et devenir trop populaire. C'est Mathieu Darche qui a droit à ça.»
Réjean Tremblay estime que les dirigeants de l'équipe auraient pu trouver un remplaçant qui parle français.«Le signal qu'on envoie, c'est qu'il n'y a personne, ni (Michel) Therrien ni (Guy) Carbonneau, qui aurait pu revenir. Il n'y a personne dans la ligue junior majeur, personne n'importe où qui peut faire le travail chez les Canadiens de Montréal», a déclaré le journaliste, qui se dit déçu du propriétaire de l'équipe, Geoff Molson.
Article publié par Radio-Canada le 19 décembre 2011
Le choix de Randy Cunneyworth, un unilingue anglophone, pour succéder à Jacques Martin comme entraîneur-chef du Canadien de Montréal suscite la controverse. L'ancien directeur général du Canadien de Montréal, Serge Savard, et le Mouvement Québec français (MQF) dénonce cette nomination par intérim.
Le Mouvement Québec français se dit pour sa part déçu du choix de la direction du club de hockey montréalais, puisqu'il considère que l'usage de l'anglais est déjà prédominant pendant les parties de hockey, tant dans la musique d'ambiance que dans l'animation. Il déplore également le nombre déclinant de joueurs francophones. « C'est d'autant plus paradoxal qu'au départ, les Canadiens, les Habs, les Habitants, c'était un club qui représentait les canadiens-français », fait-il valoir.
Randy Cunneyworth est le premier entraîneur unilingue anglophone nommé à la barre du Canadien depuis 30 ans. Le dernier entraîneur unilingue anglophone du Canadien avant M. Cunneyworth était Bob Berry, au début des années 1980. Il a été remplacé par Jacques Lemaire pendant la saison de 1983-1984.

« C'est totalement inacceptable. Quand la famille Molson a acheté le Canadien de Montréal, on nous les a présentés comme des francophiles, ils se sont engagés à respecter le français comme langue commune, mais ce n'est pas du tout ça qu'on voit. » — Mario Beaulieu, président du Mouvement Québec français
Pour le Mouvement Québec français, le club de hockey de Montréal devrait être un levier de la fierté nationale « et non pas un facteur d'anglicisation ». Son président, Mario Beaulieu, dit que plusieurs critiques ont déjà été émises à cet effet. « Au niveau symbolique, c'est très important », considère M. Beaulieu.
L'organisme Impératif français appelle quant à lui au boycottage des produits de la famille Molson, pour sa « grossière inconduite » et sa « mise en échec à l'endroit du Québec ».
Article publié par Radio-Canada le 18 décembre 2011
Le sujet de la langue a vite été abordé par le directeur général du Canadien dans la conférence de presse où il a présenté le successeur de Jacques Martin, un unilingue anglophone.
« Pour le moment, c'est la situation, mais ça ne veut pas dire qu'elle ne peut pas changer. J'en ai discuté avec lui. Des langues, ça s'apprend », a-t-il indiqué, samedi.
Cunneyworth est le premier entraîneur-chef à ne pas s'exprimer dans la langue de la majorité québécoise depuis Bob Berry dans les années 1980.
Sensibilisé, mais pas en classe
De son côté, Cunneyworth a vite montré qu'il comprend la sensibilité de la question linguistique dans le marché montréalais.
« Je vais faire mon possible pour continuer à apprendre le français, a dit le nouvel homme de confiance de Gauthier. Je viens de Toronto, j'ai suivi des cours de français à l'école. D'être exposé à la langue, ça aide à la comprendre. Je comprends l'importance d'apprendre la langue. »
Il ne faut toutefois pas s'attendre à croiser Cunneywoth avec un manuel de français dans les mains.
« Je n'ai pas pensé à ça (suivre des cours), a-t-il répondu. Mais le fait d'entendre toutes ces conversations, tu n'as pas le choix d'apprendre. C'est facile à apprendre si tu penses aux mots, donc avec le temps, j'espère que mon français s'améliorera. »
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