Article publié dans le Journal de Montréal et dans le Journal de Québec le 3 février 2012

Soixante-dix artistes, dont Luc Picard, Paul Piché et Marie Tifo, prendront part ce samedi, au Lion d’Or, au marathon culturel J’aime ma langue dans ta bouche.
Douze heures durant, de 12 h à minuit, ils chanteront, réciteront des poèmes et liront des textes, tous guidés par leur amour de la langue française et de la culture québécoise. Il y aura aussi des extraits de pièces de théâtre, du slam ou encore de l’humour.
Yves Beauchemin, Christian Bégin, Patrice Coquereau, Boucar Diouf, Danny Gilmore, Jacques L'Heureux, Luc Picard, Paul Piché, Geneviève Rioux, Geneviève Rochette, Gabriel Sabourin, Marie Tifo et Denis Trudel monteront notamment sur scène.
En plus des artistes de toutes origines et de toutes disciplines, des politiciens seront aussi de la fête pour livrer une prestation artistique. Les députés Pierre Curzi, Jean-Martin Aussant, Yves-François Blanchet et Amir Khadir ont promis d’être là, tout comme la collègue de ce dernier, Françoise David, de Québec solidaire, qui ne siège pas à l’Assemblée nationale.
«La manifestation-spectacle J'aime ma langue dans ta bouche est un témoignage sans précédent de la passion de la langue française par plus de 70 artistes québécois de toutes origines», a dit le porte-parole du Mouvement Montréal français, Denis Trudel, qui met en scène l’événement.
Communiqué publié sur CNW Telbec le 2 février 2012

Bas de vignette : "Organisateurs et artistes qui participaient à la conférence de presse : à la première rangée, Jean-Sébastien Lozeau (et le jeune Théo), Mario Beaulieu, Denis Trudel, Yves Beauchemin. Debout : Manon Leriche, Romain Pollender, Paolo Philpot, Geneviève Rioux, Daniel Boiteau, Coralie Laperrière, Lyne Cadieux, Marie Ouellet, Song Lan et Karim Akouche.
« La manifestation-spectacle J'aime ma langue dans ta bouche est un témoignage sans précédent de la passion de la langue française par plus de 70 artistes québécois de toutes origines » fait valoir le chef d'orchestre de ce spectacle sans précédent et porte-parole du Mouvement Montréal français, Denis Trudel. Le président du Mouvement Québec français, Mario Beaulieu, renchérit : « La langue française est au coeur de ce que nous sommes, c'est l'expression de la culture québécoise. Notre langue est unique parce que nous sommes uniques. Elle permet à tous les citoyens de toutes origines de participer à cette culture et à son évolution. La diversité culturelle et linguistique est la plus grande richesse de l'humanité. Ce n'est pas seulement une question de Charte, de loi ou de règlement; la langue, c'est aussi une question d'art, de passion et de pulsation. ».
Presse Canadienne - Metro veut contrer Wal-Mart et Target- dans Métro Montréal 31 janvier 2012
L'assemblée des actionnaires a donné lieu à de vifs échanges entre le président du conseil d'administration de Metro, Pierre H. Lessard, et le fondateur du Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires, Yves Michaud, à propos de l'absence d'accent aigu sur le «e» du nom de l'entreprise. «Respectez donc sa majesté la langue française», a lancé celui qu'on a surnommé le Robin des banques pour ses interventions colorées lors d'innombrables assemblées d'actionnaires. «C'est une tempête dans un verre d'eau, a rétorqué Éric La Flèche devant la presse. À nos yeux, (Metro), ce n'est pas un mot français ni anglais, c'est une marque de commerce.»
«Quebecor et sa filiale Quebecor Média ont entrepris il y a plusieurs semaines déjà une réflexion qui les mènera à recommander à leur conseil d'administration et à leurs actionnaires respectifs de considérer la création d'une version française du nom Quebecor par l'ajout d'un accent aigu. Ainsi, Québecor deviendrait la version française qui serait utilisée au Québec», a écrit Serge Sasseville, porte-parole de l'entreprise, dans un courriel.
Voir l'article dans le site Métro Montréal
Article de Jean-François Vallée publié sur Vigile le 22 janvier 2012
Le danger concret de l’assimilation
Nulle part dans les liens qui ont été transmis aux comités de parents il n’est rappelé que l’école québécoise n’a que la responsabilité d’enseigner les bases de la langue seconde afin que les élèves puissent l’utiliser de façon fonctionnelle. Que cette « maitrise parfaite » soit différée jusqu’à la fin du secondaire n’a rien de scandaleux. L’école n’a pas à faire de tous nos enfants, de « parfaits » bilingues mur à mur, sans exception aucune. Les exemples des Acadiens ou des autres Canadiens français suffisent à montrer que dès que tout un peuple devient « parfaitement » bilingue et subjugué par sa langue seconde, sa propre langue recule. Combien d’anglophones du Nouveau-Brunswick suivent des cours de français intensif ? Et au Manitoba ? Ces chiffres n’intéressent pas le MÉLS.
Comme l’a démontré une étude de l’IRFA, c’est au secondaire et au collégial que les jeunes deviennent des consommateurs de biens culturels, et leurs choix sont déterminants pour ceux qui suivront dans leur vie. Livres, CD, DVD ; tout cela existe en version anglaise. Veut-on vraiment que, dans 10 ou 20 ans, nos enfants « parfaits bilingues » ne s’abonnent qu’à des magazines en anglais, réclament des films en version originale anglaise, trouvant intolérable la voix des traducteurs ? Ce que les anglophones appellent l’acculturation sera alors bien enclenché.
Article de Marc Allard publié dans Le Soleil le 17 janvier 2012
Une quarantaine d'enseignants et de professionnels d'écoles primaires de Québec joignent leur voix aux opposants au programme d'anglais intensif en sixième année, craignant que son implantation freine la réussite des élèves, sape l'apprentissage des autres matières et alourdisse la charge de travail à la maison.

Les 40 enseignants et professionnels de l'éducation, qui travaillent dans 18 écoles de la capitale, de la maternelle à la sixième année, ont signé une lettre envoyée jeudi à la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp. Cette lettre critique la décision prise au début 2011 par le premier ministre Jean Charest d'obliger, d'ici 2015-2016, tous les élèves de sixième année des écoles francophones à consacrer la moitié de leur année scolaire à l'anglais.
Le programme d'anglais intensif imposera aux professeurs d'enseigner la matière de sixième année en cinq mois, alors que ceux-ci manquent déjà de temps pour passer la matière en 10 mois, déplorent les signataires.
Ces derniers ajoutent que «ce ne sont pas que les notions qui seront traitées avec moins de temps, mais aussi les comportements, les émotions des enfants et tous les problèmes de la maison qui rebondissent à l'école», écrit l'auteure de la lettre, Marie-Hélène Côté, une enseignante de sixième année à l'école Beausoleil, dans Beauport. «Le quotidien difficile de certains enfants ne deviendra pas moins difficile parce qu'on est en mode "intensif" à l'école.»
Jusqu'à maintenant, le débat sur l'anglais intensif a beaucoup tourné autour des élèves en difficulté, remarque Mme Côté, que Le Soleil a rencontrée vendredi. Mais la sixième année en accéléré aura aussi des conséquences sur les élèves «moyens», croit l'enseignante, ceux dont les notes stagnent habituellement dans les 60 % et ne sont pas soutenus par des orthopédagogues «parce qu'ils ne sont pas assez faibles».
«C'est la majorité de nos élèves. Qu'est-ce qu'ils vont faire eux autres? demande Marie-Hélène Côté. Est-ce qu'ils vont devenir les élèves faibles de demain?»
Selon les signataires de la lettre, les parents auront aussi beaucoup plus de mal à suivre le rythme, notamment en français et en maths, si leurs enfants se retrouvent avec un surplus de devoirs et de leçons.
«Chaque année, nous accueillons les commentaires de certains parents qui, de bonne foi, voudraient bien, mais n'arrivent plus à suivre les apprentissages de leur enfant parce que les notions vues en devoirs et en leçons sont devenues trop lourdes [et nous les comprenons bien!]», peut-on lire dans la lettre. «Imaginez si on double ou triple la dose!»
Marie-Hélène Côté croit qu'avec l'anglais intensif, le ministère de l'Éducation n'aura pas le choix de couper dans les autres matières s'il ne veut pas compromettre la réussite des élèves.
«On n'est pas contre l'anglais et on veut que les élèves s'améliorent, dit-elle. Mais on ne veut pas que ça se fasse au détriment des autres matières», dit-elle.
Mme Côté et ses cosignataires estiment que le gouvernement devrait plutôt songer à enrichir le programme actuel d'anglais, déjà en place de la première à la sixième année.
Texte d'Alain Dion, enseignant au cégep de Rimouski, Le Devoir du 10 janvier 2012
Le Mouvement Québec français (MQF), entre autres, fait un travail remarquable et nous rappelle que, il n'y a pas si longtemps, cette bataille pour la langue française avait porté ses fruits. Que le Québec était redevenu français et que tout est donc encore possible. Appliquer rigoureusement la loi 101 dans l'affichage et les services publics, l'imposer dans les petites et les grandes entreprises et étendre ses dispositions à l'enseignement collégial font partie de la solution prônée par le MQF.
Article de Thierry St-Cyr publié dans Le Messager De Verdun le 3 février 2012

Par contre, je m’attriste de voir le NPD renier si rapidement ses engagements. Par exemple : avant les élections, le NPD avait promis aux Québécois de défendre la loi 101 à l’intérieur de la juridiction fédérale. Après les élections? Demi-tour. Le NPD a appuyé en comité la nomination d’un juge unilingue anglais à la Cour suprême. Quant à la nomination d’un vérificateur général unilingue anglais, le NPD a tout fait pour éviter de faire des vagues, au lieu de monter au combat.
Votre bilan personnel est tout aussi décevant. Plutôt que de donner l’exemple en respectant l’esprit de la loi 101 dans vos communications officielles, vous avez préféré marginaliser le français. Il aurait pourtant été si simple d’envoyer, comme je le faisais, vos communications officielles en français, tout en envoyant une copie anglaise à ceux qui le réclament. En cinq ans, j’avais constitué une liste d’une centaine de personnes souhaitant recevoir une version anglaise (sur 100 000). Cela constitue donc en plus une importante économie d’argent et de papier
Article de Denis Lessard publié dans La Presse le 3 février 2012

Ancien président d'Alliance-Québec, William Johnson, appuie la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault. L'ancien chroniqueur du Globe and Mail promet même de faire un rassemblement chez lui lors de la prochaine campagne électorale pour favoriser la campagne de l'ancien ministre péquiste.
François Legault s'est prononcé contre l'application de la loi 101 au niveau collégial, la position adoptée par le PQ, mais s'est dit plutôt ouvert au recours à la clause dérogatoire pour éradiquer les «écoles passerelles». Le gouvernement du Québec a plutôt opté pour un mécanisme complexe d'évaluation des demandes.
Un reportage d'Andrée-Anne Côté-St-Laurent pour l'émission Le Midi Libre de CIBL le 2 février 2012, animée par Olivier Demers-Dubé.

Le nombre locuteurs francophones sur l'île de Montréal est en déclin et le mouvement Montréal français ne cesse de se battre pour justifier la place de la langue nationale. Mais ce samedi le 4 février, on dépose les armes et on prend le micro, au cabaret Le Lion d'Or. J'aime ma langue dans ta bouche, voilà une manifestation-spectacle pour dévoiler le charme, le pouvoir de séduction et la culture empreinte dans la langue française.
Artile de Josée Legault publié dans le voir le 2 février 2012
Pendant qu’ici, il y en a qui se déchirent la chemise sur une «chasse» aux Anglais imaginaire, en Ontario, Howard Galganov, l’inoubliable activiste et angryphone légendaire (1) – comme ils étaient connus au Québec dans les années 1980-90 – était en cour d’appel aujourd’hui.
Sa nouvelle croisade?
Entrevue de Luc Picard à l'émission C'est bien meilleur le matin sur Radio-Canada le 2 février 2012

Article de Vincent Brousseau-Pouliot publié dans La Presse le 1er février 2012

Débat linguistique mardi à l’assemblée annuelle des actionnaires de Metro. Le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC) a demandé en vain la francisation du nom de l’épicier au Québec (de Metro à Métro). Le fondateur du MÉDAC, Yves Michaud, a porté plainte à l’Office québécois de la langue française.
L’épicier québécois refuse de franciser son nom, faisant valoir son droit d’utiliser sa marque de commerce sans accent. Au plan strictement juridique, Metro a raison. La plainte de M. Michaud sera sans doute rejetée, les marques de commerce non francisées étant acceptées par la loi 101.
Communiqué publié sur CNW Telbec le 1 février 2012
Le porte-parole du Mouvement Montréal français (MMF), Denis Trudel, et le président du Mouvement Québec français, Mario Beaulieu, invitent les médias à une conférence de presse pour présenter un éventail d'artistes québécois provenant de tous les milieux des arts de la scène qui se mobilisent avec passion pour dire, déclamer, chanter, danser, rythmer, rire, slammer leur amour de la langue française lors d'une manifestation-spectacle organisée par le MMF sur le thème « J'aime ma langue dans ta bouche » le samedi 4 février prochain au Cabaret Le Lion D'Or pendant 12 heures : de midi à minuit.
Cette conférence de presse se tiendra avec plusieurs artistes québécois d'ailleurs et d'ici :
Le jeudi 2 février 2012 - 10h
Maison Ludger-Duvernay
82 rue Sherbrooke Ouest, Montréal
Les artistes qui participeront au spectacle par des prestations de musique, de chanson, de poésie, d'humour, de théâtre, de slam sont : Karim Akouche, Alecka, Jacques Archambault, Yves Beauchemin, Christian Bégin, Sylvaine Bellec, Daniel Boiteau, Lyne Cadieux, Patrice Coquereau, Pierre Curzi, Joël Desrosiers, Boucar Diouf, Julie Dirwimmer, Elkhana, Céline Faucher, Hélène Florent, Fouad, Lucien Francoeur, Denis Gadoury, Danny Gilmore, Imane, Inte-ya, Gary Klang, Michelle Labonté, Manon Leriche, Kim Lizotte, Jacques L'Heureux, Hélène Major, Les Oeuvriers, Marie Ouellet, Tassadit Ould-Amouda, Luc Picard, Paul Piché, Romain Pollender, Sylvie Potvin, Ananda Prasad, Geneviève Rioux, Geneviève Rochette, Gabriel Sabourin, Marc Sauvageau, Tassut, Marie Tifo, Denis Trudel, Guillaume Wagner, etc.
Article publié sur Canoé le 31 janvier 2012
Le vérificateur général du Canada dit suivre des cours de français intensifs en marge de son travail.
La nomination de Michael Ferguson à ce poste, l'automne dernier, avait provoqué une controverse puisque l'homme est unilingue anglophone.

Mardi matin, lors de sa première sortie publique après sa comparution devant un comité du Sénat, M. Ferguson a expliqué qu'il se soumettait à deux heures de cours de français chaque jour, en plus de faire quelques exercices à la maison le soir venu.
Selon le vérificateur général, l'apprentissage de la langue française n'affecte pas son rendement au travail. Il a néanmoins avoué avoir trouvé pénible toute la polémique entourant sa nomination. Il s'est même demandé à quelques reprises s'il tenait vraiment à exercer les fonctions de vérificateur.
Article d'André Dubuc publié dans La Presse le 31 janvier 2012

Une question d'accent
L'assemblée a connu une longue période de questions, animée par Yves Michaud. Il a d'abord demandé au président exécutif du conseil, Pierre H. Lessard, de considérer la réintroduction de l'accent aigu sur la bannière Metro au Québec. «Metro n'existe pas en français. C'est un mot anglais», a-t-il dit. M. Michaud a déposé une plainte à l'Office québécois de la langue française à ce sujet.
M. La Flèche a répondu que METRO, en majuscules et sans accent, est une marque de commerce enregistrée depuis des décennies. Metro dit se conformer à la loi 101.
Par ailleurs, M. Michaud a proposé un amendement à la proposition de modifications aux statuts de Metro concernant le lieu de l'assemblée des actionnaires. Metro, comme CGI et Cogeco, ajuste ses statuts pour se donner la possibilité de tenir l'assemblée hors Québec comme le permet la nouvelle loi sur les sociétés par actions. M. Michaud demandait à ce qu'on ajoute, «là où le nombre d'actionnaires le justifie». Son amendement a été battu lors d'un vote à main levée.
Article de François Pouliot publié dans le journal Les Affaires le 31 janvier 2012

Alors que Metro refuse d'ajouter un accent à son appellation pour la franciser au Québec, la société Quebecor pourrait prochainement franciser la sienne afin d'avoir une marque mieux adaptée au paysage linguistique québécois.
"Je vous confirme que Quebecor et sa filiale Quebecor Média ont entrepris il y a plusieurs semaines déjà une réflexion qui les mèneront à recommander à leurs conseils d'administration et à leurs actionnaires respectifs de considérer l'ajout d'une version française au nom Quebecor par l'ajout d'un accent aigu", a indiqué par courriel aux Affaires le vice-président aux affaires corporatives et institutionnelles de Quebecor, Serge Sasseville.
Monsieur Sassevile a insisté sur le fait que les modifications étaient sujettes aux approbations des conseils d'administration et des actionnaires.
La recommandation de Quebecor survient au moment même où Metro est attaquée par l'activiste Yves Michaud qui lui demande de franciser son nom au Québec en lui ajoutant un accent aigu.
Monsieur Michaud a déposé une plainte à l'Office de la langue française du Québec où il allègue que le mot "metro" n'est pas français et uniquement anglais.
La direction de l'épicier indique quant à elle que "Metro" n'est ni un mot français, ni un mot anglais, mais une marque de commerce qu'elle a toujours utilisée et qui n'a jamais été accentuée.
Article de Gérard Samet publié sur Argent le 31 janvier 2012
Le Robin des banques cible Metro. Yves Michaud sera présent et entend intervenir avec vigueur lors de l’assemblée des actionnaires de Metro. Objet de sa colère? La défense de la langue française.

Le Robin des banques cible Metro. Yves Michaud, le fondateur du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (Médac) est sur tous les fronts de la défense des actionnaires. Sa prochaine bataille se déroulera lors de l’assemblée générale du groupe Metro Richelieu.
Yves Michaud sera présent et entend intervenir avec vigueur lors de l’assemblée des actionnaires de Metro. Objet de sa colère? La défense de la langue française.
Il vient de déposer une plainte devant l’Office québécois de la langue française (OLF) pour non-respect de la Charte de la langue. «Metro, sans accent aigu sur le e, n’existe pas dans le dictionnaire, rage Michaud. Il s’agit d’un mot français qui prend un accent. C’est grave de déformer ainsi le nom d’une entreprise québécoise d’origine, qui dessert une majorité de clients francophones et dont les actionnaires sont majoritairement québécois».
Article de Don MACPHERSON The Gazette (Montreal) publié dans Vigile le 28 janvier 2012
La minorité dominante s’excite ! Pour Mac, être souverainiste équivaut à être anti-anglo ! Elle est bien bonne. Le mouvement souverainiste est un mouvement de libération nationale, sortir du Canada, et un mouvement identitaire, renforcer l’identité française des Québécois. C’est introduire de la “volonté politique” dans la suite des choses. Plutôt que de s’abandonner bêtement au marché des langues, à l’utilitarisme linguistique, comme le souhaitent la Gâzette et ses larbins. Tenter de culpabiliser les défenseurs de la culture nationale, c’est à la fois ridicule et révélateur de convictions anti-démocratiques, voire pré-fascistes.
On Star Académie, Julie Snyder makes an unfair and gratuitous attack on Quebec anglophones - and no one bats an eye

Pierre Karl Péladeau’s Quebecor media empire is spreading its minority-baiting for profit, from the pages of the yellow rags that five years ago gave Quebec the religious-accommodations issue, to primetime television.
If Quebecers won’t turn out for nationalist demonstrations, then Péladeau’s wife, Julie Snyder, and his TVA network will deliver the pro-sovereignty and anti-English messages to them as entertainment.
The equivalent of one out of every three men, women and children in French Quebec watched last Sunday’s 2½-hour fifth-season premiere of TVA’s Star Académie talent contest.
What they expected was escapist entertainment, an Idol-style competition of songs and sob stories from young unknowns, with added guest stars.
Le président du Mouvement Québec français (MQF), Mario Beaulieu, félicite Yves Michaud, fondateur du Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires MÉDAC), qui a saisi l'Office québécois de la langue française (OQLF) d'une plainte concernant l'anglicisation de la marque de commerce Metro, par le retrait de l'accent aigu que portait la marque auparavant. Yves Michaud entend intervenir à l'Assemblée annuelle des actionnaires de Metro inc. qui aura lieu :
le mardi 31 janvier 2012, 11 h
Centre Mont-Royal
2200, rue Mansfield, Montréal
Mario Beaulieu entend appuyer M. Michaud lors de cette assemblée. Le président du MQF estime «qu'une marque de commerce en français constitue un avantage concurrentiel assuré au Québec, tout en respectant le statut du français en tant que langue commune et de travail.» Il compte faire valoir que « L'usage du français en tant que langue de travail et des milieux financiers au Québec est un facteur de développement économique. Il contribue aux échanges économiques entre toutes les régions du Québec. C'est un facteur déterminant de l'intégration et du taux de rétention des nouveaux arrivants et des allophones à l'espace socio-économique québécois. Pour ces raisons pragmatiques, sinon par fierté, les entreprises québécoises devraient assumer un rôle de chef de file dans la francisation des milieux de travail au Québec. »
Article de Luc Papineau, enseignant et coauteur du Grand mensonge de l’éducation publié dan le Devoir le 31 janvier 2012
Depuis quelques mois, de nombreux enseignants du primaire publient dans les journaux des lettres pour exprimer leur mécontentement quant au projet d’anglais intensif à la fin de la sixième année. En tant qu’enseignant de français de première secondaire, je m’interroge sur les connaissances et les compétences de mes prochains élèves en français, mais aussi dans les autres matières, si on leur retire la moitié de leur dernière année du primaire pour la consacrer à l’enseignement de l’anglais.
Je comprends mal aussi que bien des parents soient obnubilés par ce mirage d’enfants bilingues et oublient que ce projet du ministère de l’Éducation créera de nombreux problèmes avec lesquels ils devront vivre et dont, manifestement, ils sous-estiment la gravité.
Ainsi, au cours de sa sixième année, un enfant aura donc au moins deux enseignants à tour de rôle. À ce que je sache, n’est-ce pas ces mêmes parents qui se plaignent du manque de stabilité du personnel enseignant?
Entrevue de Mario Beaulieu à l'émission Mise à Jour Montréal de canal Vox le 26 janvier 2012
Quelle place pour l'anglais dans nos écoles primaires?

- Entrevue avec Angela Mancini, présidente de la Commission scolaire English-Montréal
Site web de la CSEM: www.emsb.qc.ca
- Reportage de Cynthia Noury, qui visite la seule école primaire bilingue (privée) de Montréal, l'École Bilingue Notre-Dame de Sion
Site web de l'École Bilingue Notre-Dame de Sion: www.ebnds.ca
- Entrevue avec Micheline Schinck, présidente de la SPEAQ, la Society for the Promotion of the Teaching of English as Second Language in Québec et Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal
Spectacle J'aime ma langue dans ta bouche, samedi 4 février 2012 de midi à minut au Lion d'Or, rue Ontario à Montréal. Plus d'infos sur la page Facebook de l'évènement
Le sujet vous passionne? Réagissez en direct sur Facebook ou sur Twitter avec le mot-clic #majmtl
Article de Pierre Gauthier publié sur Vigile le 28 janvier 2012
En consultant l’horaire du cinéma Odyssée de Chicoutimi, je découvre par hasard qu’il y a des représentations de film en anglais à chaque jeudi !

Surpris, je fais alors une petite recherche, et je découvre qu’une « entente » a été adoptée entre la direction du cinéma et la base de Bagotville.
L’annonce officielle indique que des rénovations sont en cours dans le cinéma anglophone de la base militaire, et que l’accommodement n’est que temporaire.
http://www.courrierdusaguenay.com/Actualites/2011-11-25/article-2815197/...
Mais sur la page facebook de la base, on apprend que le cinéma de la base sera plutôt fermé DÉFINITIVEMENT pour des raisons de compressions budgétaires ! Conclusion, il sera désormais possible de voir des films en anglais en permanence à Chicoutimi !
Article de Caroline Proulx - Professeure au Département de français et de lettres du cégep Ahuntsic publié dans Le Devoir le 28 janvier 2012.
À RETENIR
«Le Canada français, culture agonisante et fatiguée, se trouve au degré zéro de la politique. Ceux qui ont réussi en politique au Canada français, ce sont les a-nationaux, c'est-à-dire ceux qui "représentaient" le mieux ce peuple déréalisé, parcellisé et dépossédé par surcroît.»
— Hubert Aquin, La fatigue culturelle du Canada français.

Bris de dialogue
Oui, je peux me dire indépendantiste et probablement souverainiste, une indépendantiste mi-trentenaire qui a échappé — pas complètement apparemment — à un certain cynisme, mais je suis à mon tour fatiguée. Il m'apparaît clair que le fait que je sois «indépendantiste», tout comme d'autres encore sont fédéralistes, autonomistes, capitalistes, environnementalistes, automobilistes ou socialistes, semble servir souvent d'argument pour briser le dialogue.
Faute de véritable discussion entre nous, une discussion, j'entends, au-delà de la pure démagogie et de l'enfermement idéologique ou encore émotif, je m'interroge comme d'autres l'ont fait. Bien entendu, l'émotion est intriquée à la discussion, on n'y peut presque rien bien souvent. Être ceci ou cela, croire, par exemple, en l'indépendance politique du Québec ou en la Confédération canadienne, est partie prenante de notre subjectivité.
Elle l'est tout autant de notre histoire personnelle, de nos affects les plus profonds qui remontent à notre héritage familial et à nos sacro-saintes origines. C'est compliqué. Toujours est-il que de se définir comme ceci ou cela ne sera jamais une raison pour ne pas discuter en toute bonne foi de l'avenir du Québec, tout comme du sens qu'a pour nous le Canada. C'est une question de bon sens, mais qui ne trouve pas de réponse réelle dans le discours politique et intellectuel des dernières années. Rien de nouveau, mais c'est fatiguant.
Article de Tania Longpré, enseignante en francisation à la CSDM publié dans La Presse le 27 janvier 2012

Cette semaine a été marquée par une publicité conjointe de syndicats d'enseignants montréalais, qui s'unissent dans le but de protester contre le projet d'implanter unilatéralement le bilinguisme dans les classes de sixième année du primaire au Québec. Ce cri du coeur peut se définir ainsi: l'instauration du bilinguisme dans ces classes est une aberrance notoire.
L'idée qui émane des hautes sphères du ministère de l'Éducation semble, au premier abord, fort alléchante pour les parents: à même les budgets du système d'éducation publique, nous bilinguiserons vos enfants! En résumé, la méthode consiste à rapporter le contenu pédagogique, s'échelonnant actuellement sur une période de 10 mois, sur cinq mois. Offrir le même enseignement en moitié moins de temps!
Il va de soi que si votre enfant a des capacités scolaires exceptionnelles, il pourra très bien réussir cet exploit. Dans les faits, il s'avère que la méthode préconisée n'est ni facile et ni idéale.
Les tenants de cette méthode, qui conseillent actuellement le ministère, précisent à cet effet qu'afin d'évoluer dans la mouvance mondiale, les jeunes du Québec doivent apprendre à la fois l'anglais et le français. On va jusqu'à dire que l'apprentissage de l'une renforce celle de l'autre.
Au plan linguistique, le gouvernement semble oublier quelques petits détails. D'abord, les deux langues les plus parlées dans le monde actuel sont le mandarin et l'espagnol. Or, il n'y a aucun programme éducatif aussi poussé qui donne la possibilité aux enfants d'apprendre ces deux langues. On sait que l'espagnol, une langue qui ne cesse de prendre du galon, est plus facile à apprendre pour un locuteur francophone, du fait qu'elle découle également du latin. Cette lacune me semble plus importante encore que la déficience de l'anglais chez nos enfants, la langue de Shakespeare étant déjà massivement enseignée dans nos écoles.
Blogue de Philippe Daoust publié sur Les Rendez-Vous De La Francophonie le 21 janvier 2012

Je vous présente aujourd’hui un reportage qui pourrait bien être la réponse aux coûts élevés du bilinguisme au pays! La Société Radio-Canada aurait-elle trouvé la solution miracle pour réunir les deux communautés linguistiques? Gardons le sourire et explorons cette possibilité!

Il est clair que si tout le monde parlait la même langue, les Canadiens pourraient économiser des millions de dollars! Bon, d’accord, il faudrait investir un peu pour amener toute la population à adopter le Chiac. Why not y réfléchir a little more?
Mais j’y pense, le Chiac ne serait pas l’unique solution! Le politicien Justin Trudeau avait récemment trouvé le moyen de rapprocher, lui aussi, les deux solitudes linguistiques en les réunissant l’une dans l’autre. Et que dire d' Elvis Gratton qui écrit directement « en bilingue pour sauver du temps »?
Un peu de sérieux!
Que l’on soit d’accord ou non avec les montants investis pour permettre aux minorités francophones et anglophones du Canada de recevoir des services dans leur langue,l'étude de l'Institut Fraser publiée cette semaine aura eu le mérite de relancer le débat et de soulever des questions pertinentes auxquelles on ne prend pas toujours le temps de réfléchir…
Article de Robert Dutrisac publié dans le Devoir le 27 janvier 2012

Un certain nombre d'entreprises en aéronautique figurent sur la liste de l'Office québécois de la langue française.
Tout près de la moitié des ententes particulières de l'Office québécois de la langue française (OQLF), qui permettent à 71 entreprises de fonctionner en anglais à leur siège social ou dans leur centre de recherche, viennent à échéance cette année. L'organisme doit réévaluer la pertinence de chacune d'entre elles.
Article de Robert Emery Prud'homme - Professeur de chimie à l'Université de Montréal publié dans Le Devoir le 26 janvier 2012

En anglais
Dans les colloques, conférences et symposiums, s'il va de soi qu'une conférence prononcée par un chercheur québécois dans un forum international à Los Angeles ou à Kyoto soit en anglais, elle sera également en anglais, sauf exception, au Québec, en France et en Belgique wallonne. Quel que soit le lieu de la conférence, quand il s'agit d'une conférence internationale où les francophones forment une minorité, en compagnie de minorités allemande, italienne, espagnole, portugaise, japonaise, chinoise, coréenne, etc., pour que la rencontre ait un sens, pour pouvoir travailler ensemble, il faut se comprendre. Et pour se comprendre, il faut une langue commune. Aujourd'hui, c'est l'anglais. Autrefois, c'était le latin. Demain, ce sera peut-être le chinois.
Mais tous les colloques ne sont pas internationaux. Il y a aussi des colloques canadiens, qui se tiennent régulièrement au Québec ou, en France, des colloques nationaux. En France, on entend de moins en moins de français dans ces colloques scientifiques. Au Québec, un grand nombre de ces colloques sont parrainés par un organisme canadien soi-disant bilingue comme le CIGRE (Conseil international des grands réseaux électriques) dont nous parle Le Devoir. Ces organismes n'ont souvent de français que le nom et, conséquemment, leur site Web ne comporte pas toujours de version en français; quand il y en a une, si on s'y promène, on finit par tomber sur une section non traduite ou, pire, écrite dans un français approximatif.
Publication du Ministère des Affaires étrangères et européennes
LE SOUTIEN DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET EUROPÉENNES À LA LANGUE FRANÇAISE DANS LE MONDE
• Près de 700 hommes et femmes travaillent à promouvoir le français dans le monde au sein du réseau
culturel extérieur de la France.
• 132 Instituts français et 445 Alliances françaises enseignent le français à près d’un million de personnes.
• 486 établissements scolaires à programme français dans 130 pays accueillent 300 000 élèves, dont plus
de la moitié ne sont pas de nationalité française.
• La France consacre plus de 600 millions d’euros chaque année à la promotion du français dans le monde. Elle est le premier pays contributeur de l’Organisation internationale de la Franc0phonie (OIF)
LE FRANÇAIS, UNE LANGUE POUR DEMAIN
Les grandes transformations du monde créent de nouveaux défis, mais jouent aussi en faveur de la
langue française. La mondialisation permet aux communautés linguistiques de prendre conscience d’elles mêmes et de s’affirmer, comme en témoigne le développement remarquable de l’Organisation internationale de la Francophonie, forte aujourd’hui de 75 États et gouvernements. L’apparition, sous l’influence des pays émergents, d’un monde multipolaire dessine les contours d’un nouveau pluralisme culturel et linguistique. La révolution de l’Internet offre aux grandes langues comme le français – 3e langue sur Wikipedia et Facebook – une plateforme mondiale d’expression, de création et de partage. La croissance de l’Afrique devrait porter à plus d’un demi-milliard le nombre de francophones dans le monde en 2050. Les « printemps arabes », dans lesquels des pays francophones jouent un rôle déterminant, placent notre langue au cœur de l’histoire en train de s’écrire. Mais toutes ces transformations ne produiront les effets attendus que si nous savons saisir les opportunités qui s’offrent à nous dès maintenant. C’est pourquoi le ministère des Affaires étrangères et européennes a fait de la promotion du français une priorité.
Entrevue de Mario Beaulieu avec d’Isidore Grao pour La Voix De Cartier publié le 24 janvier 2012

IG : Croyez-vous que la langue en tant que véhicule principal de communication soit un élément déterminant pour une nation ? Ou ne croyez-vous pas qu’il fasse apporter aux citoyens un supplément d’âme aux travers des valeurs telles que la solidarité, et ce dès leur jeune scolarité ? Par exemple, en développant davantage l’éducation de l’histoire de leur pays et de la géographie afin de transférer les traditions et de pouvoir ainsi créer des éléments de cohésion.
MB : La langue française est le véhicule de la culture québécoise. La Société Saint Jean-Baptiste depuis 1834 a aussi mené plusieurs batailles pour que l’on maintienne l’enseignement de l’histoire. Pour un peuple ne pas connaître son histoire c’est comme être amnésique pour la culture et l’identité nationale. Il y a eu un affaiblissement de l’enseignement de l’histoire. Même à l’heure actuelle dans les universités québécoises il n’existe aucune chaire d’histoire du Québec. On enseigne très peu l’histoire politique. Il y a peut être une certaine forme de tabou. Les jeunes québécois perdent petit à petit leur identité nationale. Il y a malgré tout des études qui démontrent que les jeunes québécois se considèrent de plus en plus comme québécois avant d’être canadiens. Le gouvernement fédéral, notamment par le financement de chaires de recherches du Canada a cherché à évacuer l’enseignement de l’histoire nationale des écoles. La société Saint Jean- Baptiste contribue fortement à relancer une coalition pour l’histoire du Québec. Celui-ci vise à renforcer cet enseignement à tous les paliers de l’enseignement et de l’éducation Québécoise. Ceci est fondamental.
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