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ANGLAIS, LANGUE DE TRAVAIL

Article publié dans l'Aut'Journal le 9 mars 2012

phot l'authurnal

« Le Québec joue sur deux tableaux : d'une part, il dépense des millions pour franciser les allophones et d'autre part, il finance indirectement leur anglicisation ». Voilà le lourd constat fait par Patrick Sabourin, président de l'Institut de recherche sur le français en Amérique, à l'issue d'une table-ronde organisée par le Mouvement Québec français, le 6 mars dernier, à laquelle plus de 100 personnes ont assisté.

Langue : la grande confusion

Chronique de Richard Martineau publiée dans le Journal de Montréal le 12 mars 2012

J’ai reçu plusieurs courriels concernant mes récentes prises de position sur le français.

En voici un, qui résume parfaitement le point de vue de plusieurs personnes qui m’ont écrit ces derniers jours.

(Mise en contexte : ce lecteur m’a envoyé son courriel en réaction à une discussion que j’ai eue avec le politologue Christian Dufour et le président du Mouvement Québec français, Mario Beaulieu, à l’émission d’affaires publiques que j’anime à LCN.)

LANGUE FOURCHUE

« Primo, on est entourer d’anglais, on est minoritaire. Secondo aller faire un tour a huntington, et voyez la réalité du village (aller aussi a lennoxville et a richmond) et contater que si tu parle pas anglais, tu es légèrement dans le trouble (si tu veut communiquer). Tertio, vous me faite chier les ayatollah de la langue française, fait moi pas coller que tu parle pas anglais Martineau, tu es journaliste, et ta eu a interroger plusieurs personnes anglaise.

« Mes deux enfants sont bilingue (15 & 18 ans), alors bonne émission avec tes invités extrémiste qui ont aucune jugeote, laisser le petit peuple québecois êtres ignorant et étroit d’esprit, l’olf remplace bien le clergé dans ce domaine.

« En passant je suis revenue a Montréal travailler dans l’aéronautique, et laisse moi te dire que si je n’aurait pas parlé anglais, je serais sur le b.s. »

Lire la chronique dans Le Journal de Montréal

La parole est donnée à la langue française - Québec accueillera en juillet prochain un premier forum mondial

Article d'Hélène Roulot-Ganzmann publié dans Le Devoir le 10 mars 2012

Pas la Francophonie institutionnelle... Il n'y aura donc pas de chefs d'État à Québec du 2 au 6 juillet prochain, mais la société civile dans tout ce qu'elle englobe: des universitaires, des représentants de délégations gouvernementales ou d'ONG, mais également n'importe quel quidam. Et surtout beaucoup de jeunes âgés de moins de 30 ans.

photo le devoir

Une société civile, une communauté de locuteurs francophones à qui les organisateurs de l'événement ont demandé un investissement dès le début, dès la mise en place de la programmation. «Ce ne sont pas quelques personnes qui ont déterminé les thématiques que nous allons développer, note Michel Audet. On a demandé à la communauté de nous faire valoir son intérêt, sa sensibilité, ses ambitions. Nous avons reçu plus de 450 propositions en provenance de tous les continents, d'experts universitaires, d'individus, d'ONG, de gouvernements. On a mis en place un processus d'analyse de toutes ces propositions et on en a retenu une centaine.»

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Loi 101: Stéphane Gendron persiste

Article de Valérie Simard publié dans la Presse le 10 mars 2012

Le maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, n'entend pas baisser les armes. Parti en guerre contre la loi 101, il dévoilera mardi prochain «sa stratégie de contournement de la Charte de la langue française».

Dans un communiqué diffusé samedi, Stéphane Gendron qualifie de «complètement loufoques et ridicules» les débats qui ont eu lieu cette semaine dans les médias à la suite de sa sortie sur la loi 101.

Désignant la loi 101 comme étant «raciste et discriminatoire», le maire de Huntingdon, en Montérégie, a demandé que les villes québécoises puissent choisir la langue dans laquelle elles s'adressent à leurs citoyens.

photo la presse

En vertu de l'article 29.1 de la Charte de la langue française, seules les municipalités dont plus de la moitié des résidants sont de langue maternelle anglaise peuvent demander à être exemptées de l'obligation de se limiter au français, ce qui n'est pas le cas de Huntingdon.

L'Office québécois de la langue française (OQLF) a avisé la municipalité en janvier qu'une plainte avait été faite contre elle en raison de l'envoi de documents bilingues aux citoyens.

Stéphane Gendron ne compte pas se conformer aux directives de l'OQLF

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Le «França» de France

Article de Nathalie Petrowski publié dans La Presse le 10 mars 2012

Évoquant notre «peur atavique d'être avalés tout rond par l'ogre anglais», LaRue explique que la peur, fort mauvaise conseillère, nous a toujours fait percevoir la menace à notre langue comme venant de l'extérieur, alors que la vraie menace vient de notre propre comportement linguistique, brouillon, cafouilleux, relâché, truffé de structures grammaticales bancales, de fautes de syntaxe, d'erreurs de sens et de calques de l'anglais. «Nous devrions logiquement avoir peur autant de cette menace d'implosion intérieure que de l'anglais», écrit-elle.

Sa thèse rejoint celle du poète Gaston Miron, énoncée il y a plus de 40 ans. Avant même que les Français de France ne se mettent à pimenter leur langue de parking, de shopping et de pressing, Gaston avait signalé le phénomène chez nous. Mais Gaston se fichait éperdument des bumpers, washers et wipers qui se glissaient le plus naturellement du monde dans nos conversations. Ce qui l'inquiétait, c'était les structures de notre langue, parasitées par les calques de l'anglais que nous reproduisions en toute insouciance. Je me souviens qu'il s'en était pris aux panneaux de signalisation sur les ponts et les autoroutes et avait dénoncé avec vigueur leurs traductions littérales de l'anglais. Gaston est mort, mais les panneaux et leurs formules absurdes, eux, sont toujours bien en place.

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Le fanfaron de Huntingdon

Article d'Henri Marineau, publié dans Québec Hebdo le 10 mars 2012

«Pendant que le français prend un recul inquiétant, particulièrement sur la langue d’affichage à Montréal, pendant que la langue de travail devient de plus en plus l’anglais dans les PME québécoises et les grandes entreprises, telle la construction du CHUM, notre vaillant maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, continue de jouer le fanfaron en qualifiant la loi 101 de raciste et de discriminatoire.

Toujours en recherche de sensationnalisme, la dernière sortie théâtrale de Stéphane Gendron associe la loi 101 à un anachronisme qui brime les communications officielles bilingues dans des municipalités comme la sienne où une forte proportion d’habitants sont de langue anglaise, sans composer toutefois la majorité exigée par la loi. Mais peu importe…Notre fanfaron national promet de défier la loi, quelle que soit la hauteur des amendes!»

Lire l'article sur Québec Hebdo

L'OQLF veut plus de muscle pour protéger le français

Article de Denis Lessard publié dans La Presse le 10 mars 2012

Plus de plaintes

Selon un document obtenu en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, l'office a reçu 3661 plaintes en 2010-2011, une augmentation importante de près de 1000 plaintes sur l'année précédente. De ces dossiers, 26% portaient sur la langue d'affichage, 20% concernaient l'étiquetage de produits et 35%, la documentation d'un commerce - facturation ou site web. La langue de travail ne générait que 3% des plaintes. Pour l'année qui se termine fin mars, la langue de travail n'a pas soulevé davantage de plaintes, constate la présidente de l'Office, en dépit des controverses suscitées à la Caisse de dépôt, à la Banque Nationale, chez Bombardier Aéronautique et même sur le chantier du CHUM à la suite du recours à l'anglais chez les employés. «L'actualité a ramené la question linguistique sur le radar», observe Mme Marchand.

photo la presse

En 2006, des campagnes de sensibilisation des organismes de défense du français avaient fait monter à 25 700 le nombre de plaintes. L'augmentation de 2011-2012 n'est pas provoquée par de telles campagnes, observe Mme Marchand.

Les 3600 plaintes de l'an dernier, «on va les dépasser largement; les citoyens sont de plus en plus sensibles à ces questions, explique Mme Marchand. Ce sera une bonne augmentation et on verra aussi une croissance importante du pourcentage de plaintes touchant l'affichage», résume-t-elle. Les chiffres définitifs seront déposés à l'étude des crédits budgétaires, à l'Assemblée nationale, après Pâques.

Seulement 2% des plaintes font l'objet d'une poursuite du Directeur des poursuites criminelles et pénales, et seulement le quart ne se règle pas durant les années qui séparent le dépôt de la poursuite du verdict. Sur l'affichage, les entreprises délinquantes s'exposent à des amendes pouvant atteindre 20 000$, qui peuvent doubler pour une récidive. L'an dernier, 17% des plaintes se sont révélées non fondées et 8% se sont réglées par une intervention de l'Office pour inciter les fautifs à se conformer à la loi, indique le document transmis à La Presse.

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La dérive

Lettre de Jean Archambault publié dans Le Devoir le 7 mars

Le maire Gendron peut-il voir au-delà de sa petite municipalité et comprendre que traiter la loi 101 de loi raciste ouvre la porte à toutes les dérives? S'est-il déjà représenté la question de la protection de la langue française en Amérique comme le combat entre David contre Goliath, surtout dans le contexte de la mondialisation et des nouvelles technologies? Soulignons que la population de Huntingdon est composée seulement de 33 % de citoyens de langue maternelle anglaise et que les autres citoyens qui parlent en anglais à la maison sont des immigrants de première, deuxième et troisième générations, devenus des anglophones d'adoption parce que les organismes québécois publics et parapublics ont communiqué, depuis toujours, béatement en anglais avec eux.

Fait unique dans le monde, au Québec, la minorité anglaise continue à intégrer la majorité des immigrants souvent francophones et francophiles parce que, aussi, la langue de travail, dans les PME québécoises et les grandes entreprises, est d'abord l'anglais (par ex. à la construction du CHUM). Si nous suivons la logique du maire Gendron, Montréal devrait être déclarée ville bilingue. J'appelle cela du suicide collectif assisté.

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Viande fumée et chinese pâté

Chronique de Christopher Hall publiée dans le Journal de Montréal le 8 mars 2012

HEC (High Study Commercial)

Autre nouvelle mêlant l’économie et la gastronomie, avec les Hautes études commerciales et son nouveau MBA exclusivement en anglais. L’administration des HEC a justifié sa décision en arguant que pour être parmi les meilleures écoles de gestion à l’international, c’est en anglais que cela doit se passer.

De plus, Kathleen Grant, directrice des communications de HEC Montréal, a tenu à rassurer la population en précisant que : « Ces étudiants-là n’échappent pas complètement au français. Ils vont à la cafétéria manger du "pâté chinois" et non du "Chinese pâté". » De prime abord, son commentaire semble stupide, mais sans le savoir elle a mis le doigt sur la solution.

Si les HEC veulent vraiment être au top de l’élite des meilleurs de ceux qui sont déjà en avant, ils devraient savoir qu’en affaires il faut être « one step ahead » (pour parler la langue des winners).

Alors, la véritable question n’est pas, français ou anglais, mais plutôt mandarin ou cantonais ? Comme ça les étudiants pourront peut-être comprendre ce qu’il y a de chinois dans leur pâté !

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Ne touchez pas à ma langue

Article de Marie Grégoire publié dans le Métro le 8 mars 2012

Le Québec a un statut francophone qui ne l’empêche pas d’offrir des services en anglais et de répondre aux besoins de la population anglophone, encore moins d’être ouvert sur le monde et de promouvoir l’apprentissage d’autres langues. On doit pouvoir affirmer haut et fort que le Québec est francophone et que, pour y vivre et y faire des affaires, il y a certaines règles à respecter.

Toutes ces situations ne sont pas à mettre sur un pied d’égalité. Elles témoignent toutefois d’un attachement à une identité à Richmond ou à South Stormont et du fait qu’on ne tient rien pour acquis. Protéger l’anglais dans un territoire où il domine est différent de protéger le français, utilisé par 2 % d’une population vivant parmi 300 millions d’anglophones.

Qu’on le veuille ou non, le débat linguistique sera toujours présent au Québec en raison de notre réalité géographique. Il interpelle chacun de nous. La situation du français dans la grande région de Montréal est préoccupante, notamment en ce qui concerne la langue de travail et l’intégration des nouveaux arrivants. Ce n’est surtout pas le temps d’affaiblir l’une des lois qui protègent notre identité collective.

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Faire le clown et se découvrir colonisé

Article de Gérard Larose publié dans Branchez-Vous le 8 mars 2012

Telle que votée à l'origine, la loi 101 était d'une clarté aveuglante. La Charte de la langue faisait du français la langue de la législation, de l'administration et de l'ensemble des rapports dans la société. Le français était la langue nationale, officielle et commune à tous les habitants du Québec. Mais la langue anglaise était protégée pour la minorité historique anglaise du Québec à travers ses institutions culturelles, scolaires, sanitaires et municipales. De plus, sur demande individuelle, tout citoyen de langue anglaise pouvait être servi dans sa langue dans les services publics.

La Cour suprême du Canada a tôt fait de tout déchiqueter. Elle a réimposé l'anglais dans la législation, l'administration de la justice et l'affichage commercial. Elle a permis aux riches d'acheter le droit constitutionnel de fréquenter l'école anglaise. Etc. Etc. Bref, ce que la loi 101 avait cassé, la spirale de l'assimilation, la Cour suprême l'a restauré. Depuis on voit les phénomènes d'antan revenir. Et les indicateurs s'inverser à nouveau. Le temps fait maintenant son oeuvre. Le Bill 63! disions-nous.

Voir sur Branchez-Vous

Loi 101 - Torpeur linguistique

Article de Marie-Andrée Chouinard publié dans Le Devoir le 9 mars 2012

Le nombre de plaintes en hausse à l'Office québécois de la langue française pourrait-il être, par un ironique paradoxe, de bon augure? S'il signifie la fin d'une torpeur collective quant aux assauts menés contre le français, alors il est le présage de jours meilleurs. C'est en effet en tapageant haut et fort contre les excès et les excessifs qu'on redonnera son sens au respect de la loi 101.

L'effritement de la langue française, particulièrement visible sur l'île de Montréal, n'a rien d'un phénomène anecdotique ni d'une tendance exagérée, n'en déplaise aux illuminés qui accablent la loi 101 d'épithètes baroques.

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La langue, un sujet toujours aussi épineux

Article de Camille Gaïor publié dans le Courrier de Laval le 9 mars 2012

Messages restés sans réponse, entrevues refusées ou reportées, témoignages anonymes.
«Bien sûr que c’est un sujet sensible, confirme Pierre Sévigny, copropriétaire du IGA au coin des autoroutes 19 et 440. Car si on prend parti d’un côté ou de l’autre, il y a toujours des gens mécontents», explique-t-il à la suite d’une rencontre aux réponses mesurées.

PHOTO COURRIER

Si M. Sévigny a accepté de parler, plusieurs ont soit refusé, soit accepté sous le couvert de l’anonymat.
Bureaux ministériels

Une réticence aussi ressentie auprès des représentants politiques.
«Je suis toujours surprise du choc que cela peut créer par rapport à la façon d’aborder le sujet, alors que ces communautés se côtoient depuis des siècles», reconnaît Francine Charbonneau.

La députée des Mille-Îles est la seule élue des quartiers visés ayant accepté d'accorder une entrevue, puisqu’après un refus de l’attachée de Michelle Courchesne, députée de Fabre, Guy Ouellette, député de Chomedey, a reporté deux fois l’entretien téléphonique.

Enfin, le bureau de la ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, Christine Saint-Pierre, n’a pas souhaité donner suite à nos demandes.

Voir dans Le Courrier de Laval

La population anglophone de Laval passée au crible Photo: Archives Publié le 9 Mars 2012

Article de Camille Gaïor publié dans le Courrier de Laval le 9 mars 2012

«Avec une augmentation de 35 % entre 1996 et 2006, la population anglophone de Laval, estimée à 68 460 individus, est la communauté d’expression anglaise qui a connu la plus forte croissance en dix ans. C’est ce que conclut le dernier rapport de la Direction de la Santé Publique de Laval (DSP).

photo courrier

Une augmentation qui ne surprend pas le Mouvement Laval français. «Je ne suis pas du tout étonné, car depuis 1995, on a publié plusieurs mémoires là-dessus. À chaque fois qu’on compilait les chiffres de Statistique Canada, on voyait cette augmentation, rapporte Pierre-Benoît Livernois, vice-président de l’organisme.»

Lire l'article dans le Courrier de Laval

Quelle langue dans les PME ?

Article de Camille Gaïor publié dans le Courrier de Laval l2 9 mars 2012

Dans un contexte nord-américain, un nombre grandissant de petites et moyennes entreprises (PME) favoriseraient l’utilisation de l’anglais, selon le porte-parole du Mouvement Laval français, Rachid Bandou.

photo courrier

«Dans tout le secteur des PME, ça se déroule en anglais et les premières victimes sont les immigrés qui viennent de l’Afrique du Nord, comme l’Algérie, qui est le 2e pays fournisseur d’immigrants au Québec», fait-il valoir. «Moi-même, on m’a proposé d’occuper un poste et pour accéder à un poste supérieur, il fallait l’anglais.»

Mais le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Laval (CCI), Stéphane Corbeil, n’est pas de cet avis. «La communauté anglophone est probablement plus grande à Laval, mais dans les affaires, il n’y a pas eu une montée de l’anglicisation dans les communications ou la langue utilisée. En tout cas, à la Chambre, nous ne l’avons pas sentie.»

Voir dans Le Courrier de Laval

Désaccord linguistique dans les commerces

Article de Camille Gaïor publié dans Le Courrier de Laval le 9 mars 2012

S’adapter aux anglophones

Après avoir traversé Laval d’est en ouest, via la 440, et descendu l’autoroute 13 vers le sud, on entend toute de suite la différence au mégacentre Sainte-Dorothée.

photo courrier laval

«Bienvenue au Super C, Welcome to Super C». Voici le message qui se déclenche à chaque passage. Il faut dire qu’ici un client sur deux parle anglais, selon le directeur, Eric Lemieux. «Je ne sens pas de langue prédominante. C’est 50 % français, 50 % anglais et beaucoup parlent plusieurs langues. Mais ici, ce n’est pas aussi marqué que ça pourrait l’être à St-Léonard où j’ai travaillé.»

À lire aussi dans le dossier spécial :
- La population anglophone de Laval passée au crible
- Laval 5 % des plaintes
- La langue, un sujet toujours aussi épineux
- Quelle langue dans les PME ?

Chez Zellers, on dit même avoir adapté le magasin à la clientèle anglophone, qui représenterait 80 % de l’achalandage. «Comme dans tous les Zellers, la circulaire est dans les deux langues, les explications au dos de la facture aussi. Ici, la particularité, c’est que les panneaux sont bilingues, tout comme le message de fermeture, ce qui n’est pas le cas partout», confie de manière anonyme un membre de l’administration. Par contre, comme partout, selon nos sources, la connaissance de l’anglais n’est pas pour autant un critère obligatoire d’embauche.

Mais ce qui agace une des employées, c’est lorsque la langue de travail devient l’anglais.
«Avec les clients, même si je ne sais pas parler anglais, je suis capable de comprendre et de les aider, confie celle qui a plus de 10 ans de vente dernière elle. Mais ce qui me scandalise, c’est lorsque certains de mes collègues m’abordent en anglais. Alors, je leur dit "Dites-moi jamais bonjour en anglais".»

Voir dans Le Courrier de Laval

Lennoxville peut rester bilingue

Article de David Bombardier publié dans La Tribune le 9 mars 2012

Si Lennoxville ne comprend pas plus de 50% de résidants de langue maternelle anglaise, cet arrondissement ne répond pas au critère de la loi 101 pour avoir le statut bilingue anglophone.

tribune

Rien n'empêche la Ville de Sherbrooke d'abolir des arrondissements et des postes de conseillers municipaux tout en conservant le statut bilingue de Lennoxville.L'Office québécois de la langue française (OQLF) accorde le statut bilingue uniquement à des organismes municipaux, principalement des villes, des municipalités et des arrondissements. Or, une municipalité peut compter un arrondissement dans un secteur donné sans que le reste de son territoire en soit doté.

En d'autres mots : Sherbrooke pourrait conserver les petits arrondissements de Lennoxville et de Brompton ainsi que leurs conseils d'arrondissement, tout en abolissant les quatre autres arrondissements du territoire et en réduisant leur nombre d'élus. Cette solution, qui demeure hypothétique, permettrait de calmer la grogne dans les deux arrondissements peu populeux de Sherbrooke tout en diminuant la taille du conseil municipal et la lourdeur administrative liée à des conseils d'arrondissement peu fréquentés par la population.

Voir dans La Tribune

RÉPLIQUE AU MAIRE D’HUNTINGDON - Le français d'abord

Communiqué de Mario Beaulieu publié dans La Métropole le 9 mars 2012

La loi 101 est un facteur d’inclusion et de rassemblement.

La Métropole

En s’attaquant à la loi 101, Stéphane Gendron reprend toute une série de clichés qui ont souventes fois servi à réprimer le débat linguistique. Pendant longtemps, tout mouvement de défense ou de promotion du français a été taxé d’alarmisme ou de xénophobie. Sous l'effet de telles accusations, la question linguistique est devenue un sujet tabou. Toute remise en question de la sécurité ou de la supposée paix linguistique était éludée promptement. Il fallait à tout prix éviter d'ouvrir «la marmite linguistique».

Lire le communiqué dans La Métropole

«On ne peut davantage se soustraire à la Loi 101 qu'on peut se permettre de circuler à 150 km/h»

Article publié dans l'Express de Dummondville le 9 mars 2012

«On ne peut vraiment plus rien faire, avoue Yves-François Blanchet. Les Libéraux ont mis la Loi 101 en vente. Un bout de la Loi 101 est sacrifié à chaque fois qu’ils croient que ça peut leur sauver un comté. Ces gens-là ont renoncé à la Loi 101, et ils ont renoncé aux règles de l’éthique et de la moralité les plus élémentaires. La seule solution, c’est de les foutre à la porte.»

photo drummond

«Le message que le gouvernement donne, c’est que la Loi 101 est désuète, qu’on n’a plus à la respecter, que les Québécois ont abandonné leur langue. Si ça leur sauve quelques comtés, ils vont continuer à laisser des niaiseries comme ce qui se passe à Huntingdon se répéter. Déjà, plusieurs villes au Québec ne respectent pas la Loi 101 : Châteauguay, Saint-Lambert, Magog, Gatineau…

Et, selon le député de Drummond, le cas du chantier du CHUM est révélateur : «non seulement le français n’est plus la langue de travail, mais sur le plus gros chantier de l’État québécois, il faut communiquer en anglais sinon, pas de réponse…! »

Voir dans l'Express de Drummondville

Laval 5 % des plaintes

Article de Camille Gaïor publié dans le Courrier de Laval le 9 mars 2012

En 2010-2011, l’Office québécois de la langue française (OQLF) enregistrait 5 % des plaintes provenant de citoyens Lavallois. Si ce chiffre se situe bien loin derrière la Montérégie et Montréal, respectivement à 35 et 33 %, il risque d’évoluer avec la création, à l’automne 2010, du Mouvement Laval français, chien de garde de la langue française sur le territoire.
«Dans la dernière année, on a fait une tournée de la situation à Laval. On a répertorié des infractions et jusqu’à présent, 25 photos ont été envoyées à l’Office», rapporte Pierre-Benoît Livernois, vice-président de l’organisme.

carte

Procédure

Martin Bergeron, porte-parole à l’Office, explique la démarche à suivre: «Avant de porter plainte, la première chose à faire est de demander un service en français. Ensuite, si on reçoit une plainte, on vérifie si elle est fondée, ce qui est évidemment plus facile à faire pour l’affichage ou sur des factures, avant de communiquer avec l’entreprise afin qu’elle remédie à la situation.»
Selon M. Bergeron, une grande majorité des cas se règlent de la sorte. «On a toujours la possibilité de transférer le dossier au directeur des poursuites criminelles et pénales, mais cela représente seulement 2% des cas.»
Voir l'article complet dans le Courrier Laval

Libéraux incohérents

Commentaire publié de Charles Cormier publié dans le Journal de Québec le 9 mars 2012

En réponse au maire Stéphane « Kid Kodak » Gendron, Jean Charest et Christine St-Pierre répondent « qu’au Québec, ça se passe en français ». Charest et St-Pierre, la ministre responsable de la loi 101, sont mal placés pour faire ce genre de commentaires puisque le Québec sous leur gouverne n’a cessé de s’angliciser. Les libéraux ont même payé des immigrants pour qu’ils apprennent l’anglais ! Le comté de l’Acadie, celui de la ministre St-Pierre, est celui où les violations de la loi 101 par les commerces se comptent par dizaines. Commencez donc par donner l’exemple, chers libéraux, en appliquant au moins la loi 101 correctement.

Candiac ne contreviendrait pas à la loi 101

Crédit photo : Agence QMI

Article d'Hélène Gingras de l'Agence QMI publié TVA Nouvelles le 9 mars 2012

L'Office québécois de la langue française analyse présentement une plainte touchant les communications de Candiac, mais il serait surprenant que la municipalité se fasse taper sur les doigts.

Ce grief a sans doute été formulé à la suite de la médiatisation du maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, qui ne respecte pas la loi 101 en favorisant le bilinguisme avec ses citoyens.

photo TVA

En vertu de l'article de 15 de la Charte de la langue française, une administration publique telle une Ville doit faire ses communications au grand public exclusivement dans la langue de Molière, lorsque sa population anglophone n'atteint pas 50 % ou plus.

À Candiac, elle est de l'ordre de 14 % selon le recensement fédéral de 2006.

C'est ce qui explique que le bulletin Nouvelles/News Candiac, qui parait quelques fois par année, comprenne toujours une ou deux pages sur la vingtaine traduites dans la langue de Shakespeare, dont le mot du maire.

Est-ce illégal? Non puisqu'il faudrait que le document soit «intégralement bilingue», nous a-t-on expliqué à l'Office québécois de la langue française.

Voir sur TVA Nouvelles

Huntingdon - Québec s'attend au respect de la loi 101

Article de La Presse Canadienne publié dans Le Devoir le 8 mars 2012

«Nous avons eu un long débat sur les lois linguistiques au Québec et nous en sommes arrivés à un certain nombre de consensus que reflète la loi. Et nous nous attendons à ce qu'elle soit respectée», a fait valoir le premier ministre au sujet de la sortie du maire Gendron contre la Charte de la langue française.

Le maire de la petite bourgade de la Montérégie — moins de 2500 habitants — est parti en guerre contre la loi 101, jugeant «raciste» et «discriminatoire» l'obligation d'utiliser le français dans les communications avec les citoyens.

photo devoir

Le délai moyen pour le traitement des plaintes à l'OQLF est de 8,2 mois, mais le cas de Huntingdon «est particulier», a ajouté Mme Marchand.

La Ville de Huntingdon s'expose à des amendes variant entre 1500 $ et 20 000 $. En vertu de la Charte, seules les villes dont la population compte plus de 50 % de citoyens de langue maternelle anglaise peuvent être reconnues comme «bilingues» et par conséquent, autorisées à offrir des services dans les deux langues.

Pour le député péquiste Yves-François Blanchet, le gouvernement doit intervenir avec «sévérité» pour court-circuiter la résolution de défi à la loi 101 votée par Huntingdon.

Voir dans Le Devoir

Entre la Loi 101 et l'hôpital de Cornwall

Article de Pierre Allard publié dans le Droit le 8 mars 2012

La Loi 101 n'a pas été adoptée au Québec pour brimer les anglophones mais pour assurer au français, minoritaire dans l'ensemble du Canada et en Amérique du Nord, un milieu qui lui permette de devenir une langue normale de société. Ceux qui persistent à voir là un projet raciste ne comprennent rien au sens de ce mot par ailleurs galvaudé. Le racisme implique une hiérarchie des races. Ceux qui croient leur race ou leur culture supérieure aux autres sont racistes. Quand Lord Durham, en 1839, voulait assimiler les Canadiens français (peuple sans histoire et sans littérature, disait-il) pour les tirer de leur infériorité, il tenait des propos éminemment racistes.

Pendant ce temps, à Huntingdon, on peut espérer que le maire Stéphane Gendron y pense deux fois avant d'employer de nouveau le mot « raciste ». Avec une forte minorité de langue anglaise, il peut bien juger la Loi 101 horripilante, malcommode, discriminatoire, irritante, injuste, malavisée ou inadéquate, mais elle n'est pas raciste ! De toute évidence, à en juger par les données du recensement, les habitants francophones de Huntingdon sont ceux qui ont présentement le plus besoin de protection linguistique. Pour eux, le bilinguisme intégral de leur municipalité ne constituerait pas une planche de salut...

Une chose est sûre : ce qui se passe à Cornwall doit avoir des échos au Québec, et le débat entourant la Loi 101, à Huntingdon ou ailleurs, est d'intérêt pour les francophones de l'Ontario. Faudrait s'en parler à l'occasion...

Nous sommes un cas unique

Chronique de Joseph Facal publié dans le Journal de Montréal le 6 mars 2012

Admettons que vous refaites votre vie en Allemagne ou en Espagne. Vous devrez évidemment apprendre l’allemand ou l’espagnol pour gagner votre croûte.

Est-ce la même chose au Québec ? Voici quelques données :

Plus de la moitié des immigrants qui ne connaissent pas le français sont ici depuis plus de 15 ans.

Construction in English: «l'inaction» de Québec dénoncée

Article de Fabrice de Pierrebourg publié dans La Presse le 8 mars 2012

«Nous sommes rendus au point où avoir une entreprise qui fonctionne en français est une tare sur le plus gros chantier du gouvernement québécois, proteste le député péquiste de Drummond, Yves-François Blanchet, porte-parole en matière de langue. Tout ça parce que le gouvernement ne veut pas s'aliéner les seuls qui votent encore pour lui, les anglophones.»

photo la presse

«Il n'y a pas de compromis à faire même si ce sont des compagnies qui viennent de l'étranger, réplique la ministre St-Pierre. Nous avons donné des ressources supplémentaires à l'Office québécois de la langue française.»

En entrevue avec Paul Arcand, au 98,5 FM, Paul Landry, directeur du projet du nouveau CHUM, a dit «trouver la situation très sérieuse». Il a ajouté qu'il y a eu une «discussion très directe et très claire» avec le consortium mardi, après l'appel de La Presse.

Le militant nationaliste Gilles Rhéaume demande carrément au gouvernement de mettre le CHUM sous tutelle, «qu'un inspecteur permanent soit sur les lieux afin de vérifier l'application intégrale de la loi 101 et que ceux qui ont transgressé la loi soient sévèrement sanctionnés».

Voir dans La Presse

La loi 101 doit être respectée, dit Jean Charest

Article publié sur Radio-Canada le 7 mars 2012

Le premier ministre du Québec Jean Charest a servi une fin de non-recevoir au conseil municipal d'Huntingdon, qui demande à ce que la Charte de la langue française soit modifiée de manière à ce qu'il puisse communiquer en anglais avec les citoyens de sa municipalité.

photo radio-can

« Au Québec, ça se passe en français », a déclaré mercredi le premier ministre Jean Charest. « Cela représente pour nous un consensus de la société québécoise. Les lois reflètent ce consensus, cette volonté de vivre en français au Québec. »

Ces lois en question « ont fait l'objet de débats, parfois sur une longue période de temps », rappelle le chef du gouvernement québécois, qui ajoute : « Nous nous attendons à ce que les gens respectent la loi ».

Le porte-parole du Parti québécois en matière de langue, Yves-François Blanchet, exhorte le gouvernement Charest à prendre tous les moyens à sa disposition pour forcer Huntingdon à respecter la loi 101.

Selon lui, l'Office québécois de la langue française doit soumettre sans plus attendre le dossier au Directeur des poursuites criminelles et pénales. À défaut d'une riposte immédiate, plaide-t-il, le geste posé par la ville du maire Gendron risque de faire tache d'huile. Selon lui, plusieurs autres municipalités ignorent déjà la loi 101 au quotidien.

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Loi 101: pas question d'«ouvrir la Charte», dit Québec

Article de Jean-Philippe Angers de La Presse Canadienne publié par La Presse le 6 mars 2012

Le maire de la municipalité de la Montérégie, Stéphane Gendron, a dit être prêt à tout pour maintenir les pratiques actuelles de la Ville.

«C'est clair, net et précis, peu importe qu'il y ait des condamnations, des amendes ou des injonctions, on va toujours continuer à servir notre population en anglais. On parle de nos anglophones, qui représentent un peu plus de 40 pour cent de la population. Ce n'est pas une loi qui n'a pas d'allure qui va nous empêcher de servir notre population», a déclaré le maire en entrevue.

photo La Presse

Dans sa résolution, la Ville parle de l'obligation d'utiliser le français comme d'une «politique raciste et discriminatoire», qui ne permet pas de servir convenablement une large portion de sa population qui est anglophone.

Le maire a même mentionné en entrevue que les séances du conseil se déroulaient en «franglais». «En plein milieu d'une phrase, on passe à l'anglais. Si la question est posée en anglais, on répond en anglais, cela va de soi», a indiqué M. Gendron.

«L'Office peut bien aller lever la main ailleurs», a-t-il laissé tomber.

«C'est le monde à l'envers, qu'une Ville demande de ne pas respecter la Charte qui a fait consensus au Québec depuis 35 ans, a fait valoir la ministre St-Pierre. Il n'est pas question d'ouvrir la Charte. Il y a des règles claires sur le statut bilingue de certaines municipalités».
Voir dans La Presse

Huntingdon et la loi 101: Québec reste ferme (PC)

Article de La Presse Canadienne publié sur Branchez-vous le 6 mars 2012

La ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, estime que la municipalité de Huntingdon va à l'encontre d'un «consensus de 35 ans» sur la place du français au Québec en acheminant des documents bilingues à ses citoyens.
Mme St-Pierre a soutenu mardi qu'aucune municipalité n'est «au-dessus des lois» et qu'il n'est pas question d'«ouvrir la Charte» sur cette question.

Huntingdon conteste la loi 101, une «politique raciste»

Article de Pierre-André Normandin publié dans La Presse le 6 mars 2012

«L'Office québécois de la langue française (OQLF) a avisé en janvier le maire Stéphane Gendron qu'une plainte avait été faite contre sa ville en raison de l'envoi de documents bilingues à ses citoyens. Or, l'article 15 de la Charte de la langue française prévoit que les communications de l'administration publique, ce qui inclut les villes, doivent être faites en français seulement. «Afin d'éviter que des citoyens francophones reçoivent une communication bilingue sans en avoir fait la demande, je vous invite à transmettre vos communications aux citoyens en français seulement», écrivait l'organisme dans une lettre datée du 19 janvier.

photo la presse

Lors du conseil municipal de lundi soir, les élus d'Huntingdon ont adopté une résolution pour rejeter les demandes de l'OQLF. Ils demandent au gouvernement de modifier la Charte de la langue française pour permettre aux villes de servir leurs citoyens dans la langue de leur choix. «Le gouvernement du Québec - ou l'un de ces organismes comme l'Office québécois de la langue française - n'a pas la légitimité ni même la crédibilité pour imposer une telle politique raciste et discriminatoire à la Ville de Huntingdon et à ces citoyens», affirment-ils.»

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