Article publié dans le Journal de Montréal et dans le Journal de Québec le 3 février 2012

Soixante-dix artistes, dont Luc Picard, Paul Piché et Marie Tifo, prendront part ce samedi, au Lion d’Or, au marathon culturel J’aime ma langue dans ta bouche.
Douze heures durant, de 12 h à minuit, ils chanteront, réciteront des poèmes et liront des textes, tous guidés par leur amour de la langue française et de la culture québécoise. Il y aura aussi des extraits de pièces de théâtre, du slam ou encore de l’humour.
Yves Beauchemin, Christian Bégin, Patrice Coquereau, Boucar Diouf, Danny Gilmore, Jacques L'Heureux, Luc Picard, Paul Piché, Geneviève Rioux, Geneviève Rochette, Gabriel Sabourin, Marie Tifo et Denis Trudel monteront notamment sur scène.
En plus des artistes de toutes origines et de toutes disciplines, des politiciens seront aussi de la fête pour livrer une prestation artistique. Les députés Pierre Curzi, Jean-Martin Aussant, Yves-François Blanchet et Amir Khadir ont promis d’être là, tout comme la collègue de ce dernier, Françoise David, de Québec solidaire, qui ne siège pas à l’Assemblée nationale.
«La manifestation-spectacle J'aime ma langue dans ta bouche est un témoignage sans précédent de la passion de la langue française par plus de 70 artistes québécois de toutes origines», a dit le porte-parole du Mouvement Montréal français, Denis Trudel, qui met en scène l’événement.
Communiqué publié sur CNW Telbec le 2 février 2012

Bas de vignette : "Organisateurs et artistes qui participaient à la conférence de presse : à la première rangée, Jean-Sébastien Lozeau (et le jeune Théo), Mario Beaulieu, Denis Trudel, Yves Beauchemin. Debout : Manon Leriche, Romain Pollender, Paolo Philpot, Geneviève Rioux, Daniel Boiteau, Coralie Laperrière, Lyne Cadieux, Marie Ouellet, Song Lan et Karim Akouche.
« La manifestation-spectacle J'aime ma langue dans ta bouche est un témoignage sans précédent de la passion de la langue française par plus de 70 artistes québécois de toutes origines » fait valoir le chef d'orchestre de ce spectacle sans précédent et porte-parole du Mouvement Montréal français, Denis Trudel. Le président du Mouvement Québec français, Mario Beaulieu, renchérit : « La langue française est au coeur de ce que nous sommes, c'est l'expression de la culture québécoise. Notre langue est unique parce que nous sommes uniques. Elle permet à tous les citoyens de toutes origines de participer à cette culture et à son évolution. La diversité culturelle et linguistique est la plus grande richesse de l'humanité. Ce n'est pas seulement une question de Charte, de loi ou de règlement; la langue, c'est aussi une question d'art, de passion et de pulsation. ».
Article de Marc Allard publié dans Le Soleil le 17 janvier 2012
Une quarantaine d'enseignants et de professionnels d'écoles primaires de Québec joignent leur voix aux opposants au programme d'anglais intensif en sixième année, craignant que son implantation freine la réussite des élèves, sape l'apprentissage des autres matières et alourdisse la charge de travail à la maison.

Les 40 enseignants et professionnels de l'éducation, qui travaillent dans 18 écoles de la capitale, de la maternelle à la sixième année, ont signé une lettre envoyée jeudi à la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp. Cette lettre critique la décision prise au début 2011 par le premier ministre Jean Charest d'obliger, d'ici 2015-2016, tous les élèves de sixième année des écoles francophones à consacrer la moitié de leur année scolaire à l'anglais.
Le programme d'anglais intensif imposera aux professeurs d'enseigner la matière de sixième année en cinq mois, alors que ceux-ci manquent déjà de temps pour passer la matière en 10 mois, déplorent les signataires.
Ces derniers ajoutent que «ce ne sont pas que les notions qui seront traitées avec moins de temps, mais aussi les comportements, les émotions des enfants et tous les problèmes de la maison qui rebondissent à l'école», écrit l'auteure de la lettre, Marie-Hélène Côté, une enseignante de sixième année à l'école Beausoleil, dans Beauport. «Le quotidien difficile de certains enfants ne deviendra pas moins difficile parce qu'on est en mode "intensif" à l'école.»
Jusqu'à maintenant, le débat sur l'anglais intensif a beaucoup tourné autour des élèves en difficulté, remarque Mme Côté, que Le Soleil a rencontrée vendredi. Mais la sixième année en accéléré aura aussi des conséquences sur les élèves «moyens», croit l'enseignante, ceux dont les notes stagnent habituellement dans les 60 % et ne sont pas soutenus par des orthopédagogues «parce qu'ils ne sont pas assez faibles».
«C'est la majorité de nos élèves. Qu'est-ce qu'ils vont faire eux autres? demande Marie-Hélène Côté. Est-ce qu'ils vont devenir les élèves faibles de demain?»
Selon les signataires de la lettre, les parents auront aussi beaucoup plus de mal à suivre le rythme, notamment en français et en maths, si leurs enfants se retrouvent avec un surplus de devoirs et de leçons.
«Chaque année, nous accueillons les commentaires de certains parents qui, de bonne foi, voudraient bien, mais n'arrivent plus à suivre les apprentissages de leur enfant parce que les notions vues en devoirs et en leçons sont devenues trop lourdes [et nous les comprenons bien!]», peut-on lire dans la lettre. «Imaginez si on double ou triple la dose!»
Marie-Hélène Côté croit qu'avec l'anglais intensif, le ministère de l'Éducation n'aura pas le choix de couper dans les autres matières s'il ne veut pas compromettre la réussite des élèves.
«On n'est pas contre l'anglais et on veut que les élèves s'améliorent, dit-elle. Mais on ne veut pas que ça se fasse au détriment des autres matières», dit-elle.
Mme Côté et ses cosignataires estiment que le gouvernement devrait plutôt songer à enrichir le programme actuel d'anglais, déjà en place de la première à la sixième année.
Texte d'Alain Dion, enseignant au cégep de Rimouski, Le Devoir du 10 janvier 2012
Le Mouvement Québec français (MQF), entre autres, fait un travail remarquable et nous rappelle que, il n'y a pas si longtemps, cette bataille pour la langue française avait porté ses fruits. Que le Québec était redevenu français et que tout est donc encore possible. Appliquer rigoureusement la loi 101 dans l'affichage et les services publics, l'imposer dans les petites et les grandes entreprises et étendre ses dispositions à l'enseignement collégial font partie de la solution prônée par le MQF.
Article de Thierry St-Cyr publié dans Le Messager De Verdun le 3 février 2012

Par contre, je m’attriste de voir le NPD renier si rapidement ses engagements. Par exemple : avant les élections, le NPD avait promis aux Québécois de défendre la loi 101 à l’intérieur de la juridiction fédérale. Après les élections? Demi-tour. Le NPD a appuyé en comité la nomination d’un juge unilingue anglais à la Cour suprême. Quant à la nomination d’un vérificateur général unilingue anglais, le NPD a tout fait pour éviter de faire des vagues, au lieu de monter au combat.
Votre bilan personnel est tout aussi décevant. Plutôt que de donner l’exemple en respectant l’esprit de la loi 101 dans vos communications officielles, vous avez préféré marginaliser le français. Il aurait pourtant été si simple d’envoyer, comme je le faisais, vos communications officielles en français, tout en envoyant une copie anglaise à ceux qui le réclament. En cinq ans, j’avais constitué une liste d’une centaine de personnes souhaitant recevoir une version anglaise (sur 100 000). Cela constitue donc en plus une importante économie d’argent et de papier
Article de Denis Lessard publié dans La Presse le 3 février 2012

Ancien président d'Alliance-Québec, William Johnson, appuie la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault. L'ancien chroniqueur du Globe and Mail promet même de faire un rassemblement chez lui lors de la prochaine campagne électorale pour favoriser la campagne de l'ancien ministre péquiste.
François Legault s'est prononcé contre l'application de la loi 101 au niveau collégial, la position adoptée par le PQ, mais s'est dit plutôt ouvert au recours à la clause dérogatoire pour éradiquer les «écoles passerelles». Le gouvernement du Québec a plutôt opté pour un mécanisme complexe d'évaluation des demandes.
Artile de Josée Legault publié dans le voir le 2 février 2012
Pendant qu’ici, il y en a qui se déchirent la chemise sur une «chasse» aux Anglais imaginaire, en Ontario, Howard Galganov, l’inoubliable activiste et angryphone légendaire (1) – comme ils étaient connus au Québec dans les années 1980-90 – était en cour d’appel aujourd’hui.
Sa nouvelle croisade?
Article de Vincent Brousseau-Pouliot publié dans La Presse le 1er février 2012

Débat linguistique mardi à l’assemblée annuelle des actionnaires de Metro. Le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC) a demandé en vain la francisation du nom de l’épicier au Québec (de Metro à Métro). Le fondateur du MÉDAC, Yves Michaud, a porté plainte à l’Office québécois de la langue française.
L’épicier québécois refuse de franciser son nom, faisant valoir son droit d’utiliser sa marque de commerce sans accent. Au plan strictement juridique, Metro a raison. La plainte de M. Michaud sera sans doute rejetée, les marques de commerce non francisées étant acceptées par la loi 101.
Article d'André Dubuc publié dans La Presse le 31 janvier 2012

Une question d'accent
L'assemblée a connu une longue période de questions, animée par Yves Michaud. Il a d'abord demandé au président exécutif du conseil, Pierre H. Lessard, de considérer la réintroduction de l'accent aigu sur la bannière Metro au Québec. «Metro n'existe pas en français. C'est un mot anglais», a-t-il dit. M. Michaud a déposé une plainte à l'Office québécois de la langue française à ce sujet.
M. La Flèche a répondu que METRO, en majuscules et sans accent, est une marque de commerce enregistrée depuis des décennies. Metro dit se conformer à la loi 101.
Par ailleurs, M. Michaud a proposé un amendement à la proposition de modifications aux statuts de Metro concernant le lieu de l'assemblée des actionnaires. Metro, comme CGI et Cogeco, ajuste ses statuts pour se donner la possibilité de tenir l'assemblée hors Québec comme le permet la nouvelle loi sur les sociétés par actions. M. Michaud demandait à ce qu'on ajoute, «là où le nombre d'actionnaires le justifie». Son amendement a été battu lors d'un vote à main levée.
Article de François Pouliot publié dans le journal Les Affaires le 31 janvier 2012

Alors que Metro refuse d'ajouter un accent à son appellation pour la franciser au Québec, la société Quebecor pourrait prochainement franciser la sienne afin d'avoir une marque mieux adaptée au paysage linguistique québécois.
"Je vous confirme que Quebecor et sa filiale Quebecor Média ont entrepris il y a plusieurs semaines déjà une réflexion qui les mèneront à recommander à leurs conseils d'administration et à leurs actionnaires respectifs de considérer l'ajout d'une version française au nom Quebecor par l'ajout d'un accent aigu", a indiqué par courriel aux Affaires le vice-président aux affaires corporatives et institutionnelles de Quebecor, Serge Sasseville.
Monsieur Sassevile a insisté sur le fait que les modifications étaient sujettes aux approbations des conseils d'administration et des actionnaires.
La recommandation de Quebecor survient au moment même où Metro est attaquée par l'activiste Yves Michaud qui lui demande de franciser son nom au Québec en lui ajoutant un accent aigu.
Monsieur Michaud a déposé une plainte à l'Office de la langue française du Québec où il allègue que le mot "metro" n'est pas français et uniquement anglais.
La direction de l'épicier indique quant à elle que "Metro" n'est ni un mot français, ni un mot anglais, mais une marque de commerce qu'elle a toujours utilisée et qui n'a jamais été accentuée.
Article de Gérard Samet publié sur Argent le 31 janvier 2012
Le Robin des banques cible Metro. Yves Michaud sera présent et entend intervenir avec vigueur lors de l’assemblée des actionnaires de Metro. Objet de sa colère? La défense de la langue française.

Le Robin des banques cible Metro. Yves Michaud, le fondateur du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (Médac) est sur tous les fronts de la défense des actionnaires. Sa prochaine bataille se déroulera lors de l’assemblée générale du groupe Metro Richelieu.
Yves Michaud sera présent et entend intervenir avec vigueur lors de l’assemblée des actionnaires de Metro. Objet de sa colère? La défense de la langue française.
Il vient de déposer une plainte devant l’Office québécois de la langue française (OLF) pour non-respect de la Charte de la langue. «Metro, sans accent aigu sur le e, n’existe pas dans le dictionnaire, rage Michaud. Il s’agit d’un mot français qui prend un accent. C’est grave de déformer ainsi le nom d’une entreprise québécoise d’origine, qui dessert une majorité de clients francophones et dont les actionnaires sont majoritairement québécois».
Article de Don MACPHERSON The Gazette (Montreal) publié dans Vigile le 28 janvier 2012
La minorité dominante s’excite ! Pour Mac, être souverainiste équivaut à être anti-anglo ! Elle est bien bonne. Le mouvement souverainiste est un mouvement de libération nationale, sortir du Canada, et un mouvement identitaire, renforcer l’identité française des Québécois. C’est introduire de la “volonté politique” dans la suite des choses. Plutôt que de s’abandonner bêtement au marché des langues, à l’utilitarisme linguistique, comme le souhaitent la Gâzette et ses larbins. Tenter de culpabiliser les défenseurs de la culture nationale, c’est à la fois ridicule et révélateur de convictions anti-démocratiques, voire pré-fascistes.
On Star Académie, Julie Snyder makes an unfair and gratuitous attack on Quebec anglophones - and no one bats an eye

Pierre Karl Péladeau’s Quebecor media empire is spreading its minority-baiting for profit, from the pages of the yellow rags that five years ago gave Quebec the religious-accommodations issue, to primetime television.
If Quebecers won’t turn out for nationalist demonstrations, then Péladeau’s wife, Julie Snyder, and his TVA network will deliver the pro-sovereignty and anti-English messages to them as entertainment.
The equivalent of one out of every three men, women and children in French Quebec watched last Sunday’s 2½-hour fifth-season premiere of TVA’s Star Académie talent contest.
What they expected was escapist entertainment, an Idol-style competition of songs and sob stories from young unknowns, with added guest stars.
Article de Luc Papineau, enseignant et coauteur du Grand mensonge de l’éducation publié dan le Devoir le 31 janvier 2012
Depuis quelques mois, de nombreux enseignants du primaire publient dans les journaux des lettres pour exprimer leur mécontentement quant au projet d’anglais intensif à la fin de la sixième année. En tant qu’enseignant de français de première secondaire, je m’interroge sur les connaissances et les compétences de mes prochains élèves en français, mais aussi dans les autres matières, si on leur retire la moitié de leur dernière année du primaire pour la consacrer à l’enseignement de l’anglais.
Je comprends mal aussi que bien des parents soient obnubilés par ce mirage d’enfants bilingues et oublient que ce projet du ministère de l’Éducation créera de nombreux problèmes avec lesquels ils devront vivre et dont, manifestement, ils sous-estiment la gravité.
Ainsi, au cours de sa sixième année, un enfant aura donc au moins deux enseignants à tour de rôle. À ce que je sache, n’est-ce pas ces mêmes parents qui se plaignent du manque de stabilité du personnel enseignant?
Article de Pierre Gauthier publié sur Vigile le 28 janvier 2012
En consultant l’horaire du cinéma Odyssée de Chicoutimi, je découvre par hasard qu’il y a des représentations de film en anglais à chaque jeudi !

Surpris, je fais alors une petite recherche, et je découvre qu’une « entente » a été adoptée entre la direction du cinéma et la base de Bagotville.
L’annonce officielle indique que des rénovations sont en cours dans le cinéma anglophone de la base militaire, et que l’accommodement n’est que temporaire.
http://www.courrierdusaguenay.com/Actualites/2011-11-25/article-2815197/...
Mais sur la page facebook de la base, on apprend que le cinéma de la base sera plutôt fermé DÉFINITIVEMENT pour des raisons de compressions budgétaires ! Conclusion, il sera désormais possible de voir des films en anglais en permanence à Chicoutimi !
Article de Caroline Proulx - Professeure au Département de français et de lettres du cégep Ahuntsic publié dans Le Devoir le 28 janvier 2012.
À RETENIR
«Le Canada français, culture agonisante et fatiguée, se trouve au degré zéro de la politique. Ceux qui ont réussi en politique au Canada français, ce sont les a-nationaux, c'est-à-dire ceux qui "représentaient" le mieux ce peuple déréalisé, parcellisé et dépossédé par surcroît.»
— Hubert Aquin, La fatigue culturelle du Canada français.

Bris de dialogue
Oui, je peux me dire indépendantiste et probablement souverainiste, une indépendantiste mi-trentenaire qui a échappé — pas complètement apparemment — à un certain cynisme, mais je suis à mon tour fatiguée. Il m'apparaît clair que le fait que je sois «indépendantiste», tout comme d'autres encore sont fédéralistes, autonomistes, capitalistes, environnementalistes, automobilistes ou socialistes, semble servir souvent d'argument pour briser le dialogue.
Faute de véritable discussion entre nous, une discussion, j'entends, au-delà de la pure démagogie et de l'enfermement idéologique ou encore émotif, je m'interroge comme d'autres l'ont fait. Bien entendu, l'émotion est intriquée à la discussion, on n'y peut presque rien bien souvent. Être ceci ou cela, croire, par exemple, en l'indépendance politique du Québec ou en la Confédération canadienne, est partie prenante de notre subjectivité.
Elle l'est tout autant de notre histoire personnelle, de nos affects les plus profonds qui remontent à notre héritage familial et à nos sacro-saintes origines. C'est compliqué. Toujours est-il que de se définir comme ceci ou cela ne sera jamais une raison pour ne pas discuter en toute bonne foi de l'avenir du Québec, tout comme du sens qu'a pour nous le Canada. C'est une question de bon sens, mais qui ne trouve pas de réponse réelle dans le discours politique et intellectuel des dernières années. Rien de nouveau, mais c'est fatiguant.
Article de Tania Longpré, enseignante en francisation à la CSDM publié dans La Presse le 27 janvier 2012

Cette semaine a été marquée par une publicité conjointe de syndicats d'enseignants montréalais, qui s'unissent dans le but de protester contre le projet d'implanter unilatéralement le bilinguisme dans les classes de sixième année du primaire au Québec. Ce cri du coeur peut se définir ainsi: l'instauration du bilinguisme dans ces classes est une aberrance notoire.
L'idée qui émane des hautes sphères du ministère de l'Éducation semble, au premier abord, fort alléchante pour les parents: à même les budgets du système d'éducation publique, nous bilinguiserons vos enfants! En résumé, la méthode consiste à rapporter le contenu pédagogique, s'échelonnant actuellement sur une période de 10 mois, sur cinq mois. Offrir le même enseignement en moitié moins de temps!
Il va de soi que si votre enfant a des capacités scolaires exceptionnelles, il pourra très bien réussir cet exploit. Dans les faits, il s'avère que la méthode préconisée n'est ni facile et ni idéale.
Les tenants de cette méthode, qui conseillent actuellement le ministère, précisent à cet effet qu'afin d'évoluer dans la mouvance mondiale, les jeunes du Québec doivent apprendre à la fois l'anglais et le français. On va jusqu'à dire que l'apprentissage de l'une renforce celle de l'autre.
Au plan linguistique, le gouvernement semble oublier quelques petits détails. D'abord, les deux langues les plus parlées dans le monde actuel sont le mandarin et l'espagnol. Or, il n'y a aucun programme éducatif aussi poussé qui donne la possibilité aux enfants d'apprendre ces deux langues. On sait que l'espagnol, une langue qui ne cesse de prendre du galon, est plus facile à apprendre pour un locuteur francophone, du fait qu'elle découle également du latin. Cette lacune me semble plus importante encore que la déficience de l'anglais chez nos enfants, la langue de Shakespeare étant déjà massivement enseignée dans nos écoles.
La question du français
René Angelil a tenu à revenir sur la question du français qui fut soulevée dimanche dernier lors du premier gala. Les jeunes candidats qui devaient chanter pour sauver leur place l'ont fait en anglais. Ce qui a un peu surpris le directeur.
« Juste avant de déclarer sur scène, j'ai prévenu les autres professeurs et je leur ai demandé leur avis. Ils étaient tous aussi d'accord. Donc je crois que lorsque tu participes à un concours comme Star-Académie, tu dois chanter en français »
Article de Robert Dutrisac publié dans le Devoir le 27 janvier 2012

Un certain nombre d'entreprises en aéronautique figurent sur la liste de l'Office québécois de la langue française.
Tout près de la moitié des ententes particulières de l'Office québécois de la langue française (OQLF), qui permettent à 71 entreprises de fonctionner en anglais à leur siège social ou dans leur centre de recherche, viennent à échéance cette année. L'organisme doit réévaluer la pertinence de chacune d'entre elles.
Article de Robert Emery Prud'homme - Professeur de chimie à l'Université de Montréal publié dans Le Devoir le 26 janvier 2012

En anglais
Dans les colloques, conférences et symposiums, s'il va de soi qu'une conférence prononcée par un chercheur québécois dans un forum international à Los Angeles ou à Kyoto soit en anglais, elle sera également en anglais, sauf exception, au Québec, en France et en Belgique wallonne. Quel que soit le lieu de la conférence, quand il s'agit d'une conférence internationale où les francophones forment une minorité, en compagnie de minorités allemande, italienne, espagnole, portugaise, japonaise, chinoise, coréenne, etc., pour que la rencontre ait un sens, pour pouvoir travailler ensemble, il faut se comprendre. Et pour se comprendre, il faut une langue commune. Aujourd'hui, c'est l'anglais. Autrefois, c'était le latin. Demain, ce sera peut-être le chinois.
Mais tous les colloques ne sont pas internationaux. Il y a aussi des colloques canadiens, qui se tiennent régulièrement au Québec ou, en France, des colloques nationaux. En France, on entend de moins en moins de français dans ces colloques scientifiques. Au Québec, un grand nombre de ces colloques sont parrainés par un organisme canadien soi-disant bilingue comme le CIGRE (Conseil international des grands réseaux électriques) dont nous parle Le Devoir. Ces organismes n'ont souvent de français que le nom et, conséquemment, leur site Web ne comporte pas toujours de version en français; quand il y en a une, si on s'y promène, on finit par tomber sur une section non traduite ou, pire, écrite dans un français approximatif.
Article de Reine Côté publié dans Branchez-Vous le 24 janvier 2012
Afin de rappeler aux gens l'importante place du français dans la culture québécoise, le Mouvement Montréal Français tiendra une manifestation-spectacle ayant pour thème J'aime ma langue dans ta bouche au Cabaret Lion d'Or samedi, le 4 février, en compagnie d'une foule d'artistes.

Le comédien Denis Trudel, porte-parole du Mouvement Montréal Français, promet un événement «Amusant, poétique, engagé, festif, intelligent, original et, si possible, historique!».
«La langue française, c'est le véhicule de la culture québécoise, c'est le coeur de l'identité du peuple», insiste-t-il.
Robert Dutrisac, Le Devoir, 21 janvier 2012
Hydro-Québec a fait volte-face et assurera, pour une première fois, la présence du français au congrès de CIGRE Canada qui devait se dérouler à Montréal entièrement en anglais.
À la suite de la publication de l'article, le cabinet de la ministre des Communications et de la Culture, Christine St-Pierre, responsable de l'application de la Charte de la langue française, a demandé des explications à Hydro-Québec. En outre, le physicien Pierre Demers, président de la Ligue internationale des scientifiques pour l'usage de la langue française (LISULF), a déploré la situation. Il a souligné hier que paradoxalement, Hydro-Québec fut la première société à devenir membre de la LISULF sous l'impulsion de Lionel Boulet, le concepteur de l'IREQ et son directeur pendant 15 ans. Mais aujourd'hui, cette ligue, fondée en 1979, compte très peu membres et doit s'appuyer sur d'autres organismes de défense de la langue française.
Lettre d'Hubert Charbonneau publié dans le Devoir le 23 janvier 2012
Le président du Club de hockey Canadien, Monsieur G. Molson, déclare qu'il «supporte» le bilinguisme. On lui pardonnera l'anglicisme, d'autant que la plupart des Québécois de langue française en usent et en abusent. Qui n'est pas pour le bien? Quoi de mieux pour un individu que de parler deux langues, surtout au Québec? Mais ce qui est bien pour un individu ne l'est malheureusement pas forcément pour une population. Que nous apprend en effet l'histoire? Que dans les cas de vrai bilinguisme, c'est finalement la langue de la majorité qui finit toujours par l'emporter à plus ou moins long terme.
Des exemples, il n'en manque pas: la toute-puissance du latin des envahisseurs romains a laminé le parler celtique des Gaulois, l'anglais a écrasé le gaélique en Irlande et en Écosse et le gallois au pays de Galles; le français a terrassé, entre autres, le breton, le basque, le catalan, le provençal et le flamand sur le territoire de l'Hexagone, etc. Or, au Canada, c'est l'anglais qui domine. Qu'arrivera-t-il au français minoritaire? Libre à chacun de tirer sa conclusion, mais l'avenir semble pour le moment inéluctable.
Article de Christian Ouellet publié dans le Soleil le 22 janvier 2012

Ça y est, le bouclier est levé. Il fallait s'y attendre et c'est normal. Tout changement, quel qu'il soit, apporte son lot de craintes, parfois justifiées, parfois fabriquées. Peut-on publier des résultats de recherches qui montrent le bien-fondé de cette mesure là où on en fait l'expérience - au Saguenay-Lac-St-Jean - et ce, même pour les élèves en difficulté et dans les milieux dits défavorisés? Qu'ils se lèvent et qu'ils parlent, qu'il nous montrent, qu'ils nous prouvent.
Imaginons un instant le portrait d'un enseignant d'anglais de 6e entrant en classe en s'adressant aux élèves uniquement en anglais. Il ne leur fera pas seulement la conversation pendant cinq mois en anglais, je l'espère. Il présentera donc des contextes spécifiques d'apprentissages, car c'est comme cela que l'on apprend. Ces contextes peuvent se rapporter à l'histoire, la géograghie, les religions dans le monde, les arts, les sciences, la mathématique, la culture, le sport, etc. C'est comme si on pensait qu'une langue seconde s'apprend différemment de la langue maternelle et que les compétences autres que celles de s'exprimer oralement étaient totalement évacuées. Je comprends les craintes pour les élèves qui éprouvent déjà des difficultés avec le français, mais à ce que je sache, cette langue est l'une des plus difficiles à apprendre. Comment se fait-il alors que dans d'autres pays, tout cela se fait naturellement et on ne remet pas cela en question?
Là ou je m'inquiète, c'est que l'on a déjà de la difficulté à protéger le français comme langue de travail, d'affichage, moteur de notre culture; et que peu de gens semblent se préoccuper du fait qu'il faudra redoubler d'ardeur pour éviter que le français disparaisse ou devienne un dialecte. Pour le reste, j'ai toujours fait confiance à la capacité des enfants de s'adapter à différentes situations dans différents contextes.
Article publié dans La Presse le 21 janvier 2012
Deux questions adressées aux travailleurs rémunérés se rapportent à la langue le plus souvent utilisée dans l'emploi et, s'il y a lieu, les autres langues régulièrement utilisées. Nous avons trouvé pour le Québec que le pourcentage de diplômés utilisant le français le plus souvent dans l'emploi est de 81,4%. Le pourcentage de diplômés utilisant l'anglais le plus souvent est de 18,1%. Par ailleurs, 14,2% des diplômés utilisent l'anglais le plus souvent et le français régulièrement dans leur emploi.

Donc, au total, près de 96% des diplômés postsecondaires utilisent le français dans leur emploi au Québec (81,4% comme langue principale et 14,2% comme deuxième langue). Ce résultat conforte les données du recensement de 2006, qui montrent que 95% de tous les travailleurs du Québec utilisent le français au travail (87,7% souvent et 7,4% régulièrement).
Notons aussi que 78,5% des diplômés anglophones utilisent le français souvent ou régulièrement dans leur emploi. Ce pourcentage est de 46,9% chez les francophones pour ce qui est de l'utilisation de l'anglais.
Par rapport aux diplômés qui utilisent uniquement le français (sans anglais) dans leur emploi, ceux qui utilisent le français souvent et l'anglais régulièrement gagnent 5,2% de plus; ceux qui utilisent l'anglais souvent et le français régulièrement gagnent 5,5% de plus. Ceux qui utilisent l'anglais souvent sans le français gagnent 3,6% de plus, mais cet écart n'est pas statistiquement significatif relativement au groupe de référence, i.e. ceux utilisant le français uniquement. Ces résultats soutiennent d'autres études sur la rentabilité du bilinguisme utilisant des données plus générales que celles des nouveaux diplômés postsecondaires issus du système québécois d'éducation.
Chroniques de Christopher Hall publié dans le Journal de Montréal le 20 janvier 2012
On apprenait cette semaine que la prestation de services publics bilingues au Canada coûterait plus de deux milliards de dollars par année.
Comme c'est exactement le même montant qu'a coûté le registre des armes à feu, j'ai bien peur que Stephen Harper veuille faire comme avec le registre, et élimine la langue française au pays !
D'ailleurs, il agit déjà en conséquence, en nommant un juge à la Cour suprême ainsi qu'un Vérificateur général unilingues anglophones. D'entrée de jeu, je reconnais que deux milliards c'est beaucoup d'argent, même si ce chiffre a été établi par l'Institut Fraser, un think tank (laboratoire d'idées) de droite canadien qui n'est pas reconnu pour sa ferveur envers le fait français. Alors, quand vient le temps de calculer les coûts du bilinguisme, l'Institut est un peu comme mon oncle Doug à la pêche... il a tendance à exagérer.
De toute façon, le bilinguisme ne se calcule pas uniquement par les coûts d'impression de dépliants en français ou les frais de traduction des derrières de boîtes de céréales. C'est peut-être difficile à saisir pour des esprits cartésiens comme les membres de l'Institut Fraser, ou le premier ministre Harper, mais la valeur du bilinguisme est une richesse qui ne se compte pas en argent.
Au moment où certains considèrent que la langue française est en perdition au Québec, voilà que le site Internet de l'Équipe autonomiste renferme un grand nombre de fautes d'orthographe, selon ce qu'a constaté le Journal. Le président du Mouvement Québec français, Mario Beaulieu, estime que «ce n'est pas professionnel» et qu'un si grand nombre de fautes peut «nuire à l'image de la formation politique».
«Ces gens ne semblent pas accorder d'importance à la qualité du français», déplore- t-il.

Formé d'ex-militants adéquistes frustrés de la fusion avec la Coalition avenir Québec (CAQ), ce mouvement tente de devenir un parti politique.
Article de Robert Dutrisac publié dans le devoir le 19 janvier 2012
Hydro-Québec et son centre de recherche, l’IREQ, chapeautent le congrès de CIGRE Canada qui aura lieu en septembre à Montréal, une manifestation scientifique à caractère international qui se déroulera entièrement en anglais.

Article de Paul-André Gilbert publié dans le Courrier du Sud le 18 janvier 2012
C’est la Charte québécoise de la langue française qui règlemente l’accès à l’éducation en anglais au Québec.
Pour qu’un enfant puisse être admissible à l’école en anglais, il est nécessaire qu’un de ses deux parents ait reçu un enseignement primaire ou secondaire en anglais au Canada. Il faut que l’enseignement reçu ait été effectué en majorité en anglais.

Écoles passerelles
Des modifications ont été effectuées récemment à la Charte de la langue française. À la suite d’un jugement de la Cour suprême, le gouvernement du Québec a adopté, en 2010, une loi controversée permettant à des enfants de fréquenter des écoles «passerelles» afin d’intégrer le système scolaire anglophone du Québec.
Grâce à la Loi 115, les élèves francophones et allophones peuvent désormais obtenir le droit de fréquenter une école anglophone subventionnée, après avoir passé trois ans dans une école anglophone privée non subventionnée.
Modifications souhaitées
Le président de l’Association des commissions scolaires anglophones du Québec, David D’Aoust, ne croit pas que la Loi 101 sera abolie; cependant, il aimerait que la Charte de la langue française subisse encore des modifications afin de permettre entre autres aux enfants qui proviennent de pays dont la langue primaire est l’anglais de fréquenter les écoles anglophones du Québec. Il affirme que des discussions auront lieu bientôt avec le gouvernement sur ce point.
Article de Abdoul Echraf Ouedraogo, démographe publié dans Le Devoir le 18 janvier 2012
Dégradation de la langue
Pas besoin d'être un fin observateur pour voir ce processus de dégradation de la qualité de la langue opérer au quotidien. Tous les matins défilent devant nos yeux des «jeunes branchés» qui, de la porte de leur maison jusqu'à la salle de classe, se bouchent les oreilles avec un iPod ainsi que le regard avec un iPad, de sorte qu'ils n'ont plus besoin d'écouter ou d'entendre leurs semblables, ni même d'observer ou de voir ce qui se passe autour d'eux.

Et quand on n'a plus d'oreilles pour entendre ou écouter, plus d'yeux pour observer ou lire, que peut-on communiquer? Qu'apprend-on à communiquer? Voilà pourquoi, faute d'être utilisé à la maison comme à l'école, le vocabulaire français disparaît dans sa richesse comme dans ses nuances pour faire place à un nouveau langage caractérisé par des phrases incomplètes et beaucoup de gestes.
Au lieu de se vautrer derrière le réflexe facile de l'interdiction, la CSDM devrait d'abord s'attaquer en classe à l'appauvrissement de la qualité de la langue. Certainement, le défi peut paraître insurmontable à un moment où même nos futurs enseignants eux-mêmes coulent leur test de français, mais ce défi est bien plus constructif pour l'avenir de la langue française que d'antagoniser ses locuteurs autour de questions relevant tout d'abord de libertés individuelles.
En un mot, au lieu de s'occuper de la langue utilisée en dehors de la classe, la CSDM devrait d'abord essayer d'imposer à nos «enfants rois» l'obligation en classe d'enlever la casquette et les écouteurs, de fermer les iPod et iPad, d'articuler en parlant, de faire de la lecture à haute voix, de citer des sources documentaires autres que l'Internet, d'écrire et de jouer des pièces de théâtre, de mémoriser des pièces d'anthologie comme Le Corbeau et le Renard, Le Loup et l'Agneau, Le vieil homme et la mer, etc.
Des efforts jamais plaisants pour des jeunes prompts à se rebeller et à crier la fin du monde, mais qui leur seront très utiles pour écrire et parler plus tard «comme du monde». C'est là le seul remède qui vaille contre la dégradation de la qualité du français à l'école et c'est à ce défi qui relève de sa cour que l'école devrait s'attaquer plutôt que de vouloir imposer à des jeunes la langue à utiliser dans des conversations privées.
Article de Samuel Leduc-Frenette publié dans L'Informateur le 17 janvier 2012
Une faible capacité d’intégration

Il serait naturel de croire qu’il s’agit d’une situation répandue à Montréal. Sauf que dans les quartiers adjacents, une majorité d’immigrés allophones, c’est-à-dire ne parlant ni français ni anglais, sont passés au français.
Selon des calculs effectués par Gérald Paquin, qui enseigne à l’École de technologie supérieure (ETS), les substitutions avantagent le français dans les arrondissements de Montréal-Nord et d’Anjou dans 70 % des cas.
Inversement, dans l’arrondissement Rivière-des-Prairies—Pointe-aux-Trembles, les substitutions se font dans 58 % des cas vers l’anglais. Et comme Pointe-aux-Trembles est à 94 % francophone, la communauté anglophone qui grossit le plus est celle de Rivière-des-Prairies.
Ces trois arrondissements ont pourtant des proportions comparables de francophones, d’anglophones et d’allophones, fait remarquer M. Paquin dans sa conclusion.
Les anglophones du Québec qui font partie de la minorité historique d’origine britannique ne dépassent pas les 3 % de la population du Québec, estime M. Serré. Cette surreprésentation et cet attrait pour l’anglais ne favoriseront donc pas le français dans les années à venir.
« Le milieu, ici, on le sait, supporte parfaitement l’utilisation de l’anglais, mentionne-t-il en parlant de Montréal de façon générale. Quelqu’un qui est unilingue anglais en arrivant, il n’a aucune obligation sociale d’apprendre le français. Il peut parfaitement se débrouiller uniquement en anglais.»
La capacité d’accueil du Québec est aussi limitée, ajoute M. Serré. Des États américains aussi, sinon plus populeux que le Québec accueillent moins d’immigrants que les 50000 nouveaux arrivants qui s’établissent chaque année au Québec.
« La capacité d’intégration des immigrants, elle est de loin inférieure à 50000 », laisse-t-il entendre, si elle n’est pas inférieure à 30000. Une estimation de la capacité d’accueil réelle demeure toutefois bien hypothétique.
Quant à l’évolution de l’anglais dans Rivière-des-Prairies, il faudra attendre le recensement de 2011 pour avoir des données plus fraîches. À moins que, comme l’ont fait remarquer certains chercheurs, les nouvelles méthodes de Statistique Canada rendent ces informations moins fiables…
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