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À Montréal, c’est en français qu’il faut se parler!

Si les Québécois se faisaient un devoir et un plaisir de ne parler qu’en français dans la rue, au travail et dans les commerces à Montréal, on n’aurait pas la situation désastreuse décrite par Noémie Murchison du Journal de Montréal au sujet de la langue de travail.

Trop de gens ont le « réflexe de colonisé » de s’adresser en anglais à la personne qui n’a pas l’apparence d’une francophone « de souche », qui a un accent autre que québécois, qui est de couleur. Ces mêmes Québécois ont le réflexe de répondre en anglais dès que la personne leur parle dans cette langue plutôt que d’oser répondre en français. On doit établir cette pratique même avec quelqu’un qui semble être un touriste, quitte à lui donner les renseignements en anglais dans un deuxième temps s’il ne comprend pas le français.

Ce réflexe québécois de colonisé est sans doute dû au fait qu’on veut être poli, qu’on ne veut pas risquer de créer un conflit avec notre interlocuteur, qu’on a un complexe d’infériorité ou qu’on veut pratiquer son anglais. Quatre biens mauvaises raisons pour un peuple qui doit se tenir debout s’il ne veut pas se faire assimiler dans cette mer anglophone d’Amérique du Nord!

Et, pensons à ces nouveaux Québécois à qui on a dit qu’ils immigraient dans un Québec dont la langue est le français!

Georges Le Gal

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