Bravo au président du Festival des films du monde de Montréal, M. Serge Losique pour l’importante mise au point qu’il a osé faire au président du Comité international olympique au sujet de français, 1ère langue olympique.
Bravo M. Losique aussi pour l’organisation de ce magnifique festival des films du monde qui avait lieu à Montréal du 21 août au 1er septembre!
Par contre, malheureusement, seulement 25,5 % de l’ensemble des plus de 1000 représentations étaient accessibles aux Montréalais et Québécois qui ne connaissent que le français, alors que, tenez-vous bien, 81 % étaient accessibles en anglais.
Le décompte détaillé :
Accessibles aux unilingues anglophones : 51 % en langue étrangère avec sous-titres anglais, 23,5 % en anglais, 4,5 % avec sous-titres anglais et français, 1,5 % français avec sous-titres anglais, 0,5 % anglais avec sous-titres français.
Accessibles aux unilingues francophones : 8 % en langue étrangère avec sous-titres français, 11 % en français, 4,5 % avec sous-titres anglais et français, 1,5 % français avec sous-titres en anglais, 0,5 % anglais avec sous-titres en français.
Scandaleux, n’est-ce pas, Montréal étant la métropole française d’Amérique, le français étant la seule langue officielle du Québec!
Est-ce que ça dépend de vos choix, M. Losique? Si ça dépend du marché canadien et international, il faudra des pressions politiques à Québec et à Ottawa pour corriger cette situation inacceptable. Si vous dites qu’on dépend du fédéral et que rien ne bouge, alors que le Québec devienne indépendant et forme une coalition avec les dizaines d’autres petits pays qui eux aussi doivent lutter pour préserver leur langue nationale.
NDLR. Marc-André Lussier dans La Presse du 2 septembre 2008 sous le titre FFM la grande fracture critique aussi le non-respect des cinéphiles francophones québécois.
Comment expliquer que nos politiciens québécois tolèrent une telle situation?
Comment expliquer que les principaux leaders politiques québécois tolèrent qu’au Festival des films du monde de Montréal en 2008, seulement 25,5% de l’ensemble des plus de 1000 représentations étaient accessibles pour les Montréalais et Québécois qui ne connaissent que le français, alors que 81% étaient accessibles en anglais?
Georges Le Gal