Baptiste Richard-Châtelain, Le Soleil, 27 juin 2008
Si le gouvernement québécois maintient le cap dans le dossier de la francisation des immigrants, il y aura «au mieux» stagnation du français, voire effritement de la cohésion sociale, prévient le Conseil supérieur de la langue française (CSLF).
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Le gouvernement piloté par Jean Charest a promis de hausser le nombre d’immigrants accueillis de 45 000 à 55 000 d’ici 2010. Pour atteindre la cible, il faudra recruter de plus en plus dans des pays anglophones ou anglophiles. Et seulement 15 % de leurs émigrants choisissent le français une fois installés ici... Si les libéraux n’investissent pas gros, le français est menacé dans la vie publique, dans les entreprises, évalue le Conseil. Les deniers récemment promis ne suffiraient pas.

