Collectif, Le Devoir, 12 mars 2008
Le débat linguistique relatif à la place du français dans la société québécoise a pris beaucoup de relief ces dernières semaines. Après des mois d’obscurité et d’incertitude, nous avons assisté à un déferlement d’informations, nous avons appris que pour nous faire une opinion il faudrait dévorer quelques milliers de pages et de statistiques.
Les partis politiques, qu’ils soient de gouvernement ou d’opposition, ont émis des opinions « à chaud », dans l’empressement. Forcément, ces positions ont été calquées sur les lignes traditionnelles des partis. Or, s’il est une question qui fait consensus au Québec, c’est que ce dernier doit continuer à vivre en français, sans que nous nous privions pour autant des apports d’autres langues. Ce consensus dépasse les affiliations politiques.
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Guy Rocher, Fernand Daoust, Mona-Josée Gagnon et Joëlle Quérin, Respectivement corédacteur de la Charte de la langue française, syndicaliste, professeure et étudiante en sociologie à l’Université de Montréal