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Langue utilisée dans les commerces: décompte tordu?

Tout récemment, le chroniqueur Yves Boisvert de La Presse réagissait à l’enquête menée par le Journal de Montréal au sujet de la situation linguistique dans les commerces du centre-ville, du Plateau et de Côtes-des-Neiges. Faisant une lecture incomplète des résultats, il est sorti avec l’interprétation suivante : seulement 15 des commerces sur 97 ont engagé la jeune femme se disant unilingue anglaise, ce qui n’est pas significatif.

Ce que Boisvert oubliait de mentionner (M. Boisvert s'est excusé deux jours plus tard de cet écart journalistique), c’est que 55 de ces commerces avaient l’intention d’engager la jeune femme ne parlant pas français. Mais ces emplois n’étaient pas disponibles immédiatement. Et seulement 9 ont rejeté la candidature sur la base d’absence de maîtrise du français.

Il faut donc conclure que plus de la moitié des employeurs (57%) des commerces visités n’ont ressenti aucun scrupule à engager une personne ne maîtrisant nullement le français.

Mais, bien sûr, les journalistes de Gesca ltée ont tôt fait de minimiser, de tordre, voire d’étouffer ces données, données qui risqueraient de faire prendre conscience aux Québécois de la nécessité de prendre des positions politiques veillant à leur survie et non à leur assimilation.

Et le journaliste de passer aux accusations : toute tentative de prendre des moyens efficaces pour assurer la survie du français est qualifiée de «xénophobe», et maintenant, d’«anglophobe» selon Yves Boisvert.

* * *

En écoutant la tribune téléphonique de Maisonneuve à l’écoute du 15 janvier dernier, nous avons pu remarquer la totale obnubilation de certains citoyens pour cette attitude qualifiée de soi-disant «humaine» et «ouverte».

Un homme témoignait en effet que lorsqu’il entre dans un commerce où le service se fait en anglais, il emprunte à ce moment la langue de Shakespeare parce qu’il est «devant un être humain». Il s’agirait là d’un comportement de bonté et de charité envers l’autre. Mais cet homme n’en attendrait-il pas moins de son interlocuteur? (…)
Il semble que non.

«Évitons l’anglophobie» lirons nous ensuite dans les journaux reprenant cette même attitude. Un peu fort, vous ne trouvez pas?

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