Si vous souhaitez vous faire une tête de ce qui se passe au Québec concernant la langue ou la question nationale, la lecture de The Gazette s’avère essentielle. The Gazette reflète et défend fidèlement les intérêts des anglo-Québécois, une communauté qui connaît ses intérêts, qui se tient et dont l’action politique est structurée et cohérente (la plupart du temps). À contrario, la lecture des journaux de langue française est une pure perte de temps pour qui veut s’informer sur ces questions, car l’immense majorité des chroniqueurs qui remplissent les colonnes de ces journaux ne font que passer leur temps à essayer de noyer le poisson et à semer la confusion. Quel lecteur de La Presse ou du Soleil est conscient, par exemple, qu’il n’y a pas seulement un mais bien deux projets de mégahôpitaux à Montréal? Faites le test dans votre parenté, vous serez étonnés…
Une tournée dans The Gazette du 30 novembre 2007 est instructive.
On y apprend que la « Quebec Provincial Association of Teachers » donne 20 000$ à la caisse de l’avocat Brent Tyler, celui même qui a obtenu du juge Hilton l’écrasement de la Loi 104 par le «Quebec Court of Appeal» (des juges nommés par Ottawa) en août dernier. L’argent doit servir à faire confirmer le jugement par la Supreme Court of Canada. Un syndicat de professeurs québécois finance donc l’activisme judiciaire visant à détruire les dernières protections juridiques dont jouit la langue française au Québec. Fascinant.
Dans cette même édition, on peut aussi apprendre que 2 anglophones québécois sur 3 sont nés à l’extérieur du Québec et que 1 anglophone sur 3 est un immigrant. Voilà des chiffres stupéfiants qui attestent de l’incroyable pouvoir d’assimilation de cette communauté.
Les deux leaders de la communauté Sikh montréalaise qui se sont exprimés cette semaine devant la Commission Taylor-Bouchard ont d'ailleurs été incapables de prononcer un seul mot de français. Il faut noter que ces deux personnes sont d'ailleurs employés par Concordia et McGill University, respectivement.
On saisit bien pourquoi les anglophones ne comprennent pas le débat qui a cours à la Commission: ils assimilent la majorité des immigrants qui arrivent au Québec, de quoi se plaindraient-ils?