Article de Gérard Larose publié dans Branchez-Vous le 8 mars 2012
Telle que votée à l'origine, la loi 101 était d'une clarté aveuglante. La Charte de la langue faisait du français la langue de la législation, de l'administration et de l'ensemble des rapports dans la société. Le français était la langue nationale, officielle et commune à tous les habitants du Québec. Mais la langue anglaise était protégée pour la minorité historique anglaise du Québec à travers ses institutions culturelles, scolaires, sanitaires et municipales. De plus, sur demande individuelle, tout citoyen de langue anglaise pouvait être servi dans sa langue dans les services publics.
La Cour suprême du Canada a tôt fait de tout déchiqueter. Elle a réimposé l'anglais dans la législation, l'administration de la justice et l'affichage commercial. Elle a permis aux riches d'acheter le droit constitutionnel de fréquenter l'école anglaise. Etc. Etc. Bref, ce que la loi 101 avait cassé, la spirale de l'assimilation, la Cour suprême l'a restauré. Depuis on voit les phénomènes d'antan revenir. Et les indicateurs s'inverser à nouveau. Le temps fait maintenant son oeuvre. Le Bill 63! disions-nous.
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