« On va toujours trop loin pour les gens qui ne vont nulle part ». – Pierre Falardeau
Voici la lettre d’un « Québécois en voie d’assimilation ». Je n’ai corrigé que les pires erreurs de français et placé entre parenthèses les mots anglais. S.V.P., lire la lettre jusqu’à la fin ainsi que mon bref commentaire :
« En commençant, je veux m’excuser de mon français qui n’est pas très bon, mais je suis fier d’être parfaitement bilingue comme qu’on dit.
J’en ai plein le c… de ces Québécois qui se vantent de ne jamais parler anglais au Québec, qui chiale « against » le gouvernement provincial et fédéral, qui « want more french », qui ne sont jamais satisfaits des décisions de la Cour d’Ottawa. Des vrais séparatisses comme disait mon premier-minisse préféré Jean Chrétien.
Y ont eu deux chances de se séparer en 1980 et en 1995 et c’est nous qui ont gagné. Qui prenne don leur trou, qui apprenne l’anglais et qui laisse Charest, « my favorite provincial prime minister » faire la job et nous rendre de plus en plus pareil aux autres Canadiens.
Moé, pas comme ces séparatisses qui veulent plus de français et moins d’anglais, j’ai voyagé au travars le Canada, j’ai vu les plaines, mes Rocheuses, Vancouver, l’Acadie, « Newfoundland ». J’ai travaillé en Alberta, des gens ben smatte, ben « friendly ». On était beaucoup de bons Québécois bilingues comme moi. On avait pas honte de parler anglais même si parfois y avait un seul qui comprenait pas le français. « They laughed at our accent », mais y était ben « understanding », comprenez-vous?
Moé je comprends pas que les extrémistes de la langue demandent des folies comme : que le français soit la langue a la job, que le cégep soit français pour tout le monde excepté les anglophones, que le gouvernement s’adresse aux immigrants en français « instead » qu’en anglais. Son pas fous ces gens-là qui vienne des pays pauvre. Y savent qu’y vienne au Canada, que c’est un pays bilingue et qu’en « North America », c’est l’anglais « that is important » si tu veux avoir de bonnes jobs. J’en sais quechose moé, j’suis bilingue.
Ces extrémisses de Montréal français, de Société Jean-Baptisse et les péquisses pensent que le frança est en danger à « Montreal ». Y s’trompe. J’vois souvent des noirs, des jaunes et des latinos parler français entre eux et avec des Québécois. À part ça y sont la plupart comme moé bilingue. Si un anglophone arrive dans le groupe, y sont polis pis y « switch » en anglais. C’est ça l’avantage d’être bilingue.
Ces séparatisses veulent même empêché des canadiens-francais qui ont envoyé leur enfants dans une école privée privée anglophone de continuer dans une école publique anglophone. Y z’exagère! Moé pis ma femme on a voulu faire ça « but, the cost was too high ».
Y para qu’y veule organisé un Grand meeting pour empêcher mon premier ministre Charest de passer sa loi 103, loi qui « obeys » à la « Supreme court of Canada » et qui laisse faire ce qu’y veule au parents. J’espère que Jean Charest va leur dire : « To hell, damn separatiste! » »
NDLR. Si à long terme nous ne voulons pas qu’une majorité des nôtres deviennent semblable à ce Québécois « en voie d’assimilation », il faut se réveiller, participer avec tout notre réseau personnel au Grand spectacle gratuit contre le projet de loi 103 le 18 septembre, 19 h 30, Centre Pierre-Charbonneau, 3000 Viau, métro Viau. « Notre langue n’a pas de prix et la Loi 101 n’est pas à vendre! »
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Qu'il aille donc vivre au Canada-anglais
Ce Québécois par la manière dont il s'exprime prouve hors de tout doute la nécessité de protéger notre langue. Et non pas seulement de la protéger contre les anglophones refusant de s'intégrer et de nous respecter mais contre nous-même aussi. Car depuis quelques temps, j'ai l'impression que nous sommes devenus nos propres adversaires.
Cet esti de colonisé n'est pas un cas unique. Mais s'il hait tant le français, qu'il change donc de province. Je ne voie pas pourquoi on devrait être la seule nation au monde à ne pas avoir droit de protéger notre identité. Pourquoi nous, la majorité, devrions agir comme si nous étions minoritaire.
Quand je voie des pleutres de son genre, ça me donne encore plus envie d'être intransigeant face à ceux voulant nous assimiler.
D'ailleurs, on n'a pas à se justifier. On est chez nous et ici, ça se passe en français. Ceux qui ne sont pas content ont juste à quitter le Québec