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Bulletin MMF 17 juin 2010

Le bimensuel électronique du Mouvement Montréal français (MMF)

« Quand nous défendons le français chez nous, ce sont toutes les langues du monde que nous défendons
contre l’hégémonie d’une seule. » Pierre Bourgault

À Montréal, il faut se parler en français!

Le 17 juin 2010 (volume 4, numéro 21)
Prochain bulletin : 19 août 2010. Bon été! Bonne Fête nationale!

DÉSABONNEMENT

Aujourd’hui, notre bimensuel porte sur les sujets suivants :

sur le site du MMF et ailleurs :

Le Mouvement Montréal français sera de la Fête!

Le jeudi 24 juin 2010, le Mouvement Montréal français sera de la Fête : 12 h 30 : rendez-vous coin Fullum et Sherbrooke autour de la bannière du MMF; 13 h : marchons derrière la bannière du MMF à la suite du défilé populaire de la Fête nationale. Montrons l’amour des Montréalaises et des Montréalais pour le français, langue publique commune!

Vidéo de la conférence de presse « Concours Citoyens pour le français »

Le 10 juin 2010, événement présidé par le nouveau porte-parole du Mouvement Montréal français, le comédien Denis Trudel

Denis Trudel,
comédien et animateur,
nouveau porte-parole du Mouvement Montréal français.
photo Michel Parent

Concours « Citoyens pour le français »

Appel à la participation de tous!

De nombreuses personnes ignorent que des règles linguistiques existent et croient que l’anglicisation de l’affichage, des services ou de la publicité est légale, voire normale. Or, même si la Loi 101 a été amputée plus de 200 fois depuis son adoption en 1977, elle est toujours en vigueur et ce qu’il en reste doit contribuer à maintenir le visage résolument français du Québec, et de Montréal en particulier. Faites comme les participants ci-dessous, et publiez vous-même les plaintes aux infractions que vous notez.

Un concours pour « sauver » le français

« M. Beaulieu, et le porte-parole du MMF, le comédien Denis Trudel, se sont dits fort préoccupés par la chute du français dans la métropole et le projet de loi 103 concernant les écoles passerelles, qui sera voté en septembre. « Lorsqu'on parle de défendre le français, on passe pour des gens bornés, fermés ou dépassés, mais c'est notre âme la langue française », a affirmé M. Trudel, indigné.

Revenu moyen des Québécois francophones bien inférieur aux anglophones

Charles Castonguay, spécialiste de ces questions
accompagnait le porte-parole du MMF, Denis Trudel
pour dénoncer les mensonges de Jack Jedwab et Cie

Contrairement à ce qu’ont avancé Jack Jedwab et le Quebec Community Groups Network, le revenu moyen des Québécois francophones est toujours nettement inférieur à celui des anglophones. Le porte-parole du Mouvement Montréal français, Denis Trudel, et le mathématicien Charles Castonguay dénoncent le manque de rigueur de l’Association des études canadiennes de Jack Jedwab et du Quebec Community Groups Network (QCGN), successeur d’Alliance Québec, qui ont récemment diffusé la prétendue nouvelle à l’effet que les francophones du Québec avaient maintenant un plus gros revenu que les anglophones. La vérité est toute autre, alors que le recensement de 2006 établit clairement que le revenu annuel moyen des anglophones (36 857$) est toujours de 4 000$ plus élevé que celui des francophones (32 824$). C’est ce qu’a clairement démontré le mathématicien Charles Castonguay en exposant les données de Statistique Canada en conférence de presse ce mardi.

Entrevue de Mario Beaulieu, Coalition contre le projet de loi 103

avec Mario Dumont à Montréal maintenant au 98,5 FM, 7 juin 2010.

Mario Beaulieu, président de la SSJB, président fondateur du MMF
et porte-parole de la Coalition contre le projet de loi 103

Écoutez l'entrevue.
Lire aussi « Charest a choisi le Canada plutôt que la défense du français, dit le PQ. »

N.B. Important : Invitez vos contacts à s’inscrire au groupe « Non à la loi 103 ; la Loi 101 n'est pas à
vendre! »
group.php?gid=130914303590524&ref=ts

Les prédateurs - Manifestation de la Coalition « Québec français »

Plus de 150 personnes de la Coalition « Québec français » s'étaient donné rendez-vous à Gatineau le samedi 5 juin pour manifester contre les pratiques prédatrices d'entreprises étrangères qui viennent solliciter le marché québécois et y faire des profits sans respecter l'environnement linguistique du Québec. « Le Québec est français et les entreprises qui veulent y faire des affaires en français sont les bienvenues. Les autres n'ont pas leur place », ont martelé les manifestants. La manifestation ciblait cette fois-ci deux entreprises dont les noms n'ont rien à faire au Québec : Sleep Country et Bulk Barn. La Coalition « Québec français » en était à sa deuxième manifestation devant Sleep Country. Les manifestants ont résolument l'intention d'accroître leurs moyens de pression tant que ces entreprises n'auront pas compris que le Québec est français.

La bruxellisation de... Bruxelles! (Christian Rioux, Le Devoir)

Ceux qui s'inquiètent du recul du français à Montréal auraient intérêt à méditer longuement ce qui s'est passé à Bruxelles. À la fin du XIXe siècle, Bruxelles était encore une ville majoritairement néerlandophone. Soixante ans plus tard, le néerlandais n'y était plus la langue maternelle que d'une minorité de la population. La ville avait pourtant vaillamment résisté à 100 ans de domination française pendant lesquels le néerlandais fut banni de l'administration publique. « Le bilinguisme, c'était l'assimilation assurée », explique Paul de Ridder. Le résultat sera foudroyant et les néerlandophones vont pratiquement disparaître en quelques générations. Pour assurer leur promotion sociale, ils vont inscrire leurs enfants dans les écoles françaises. « On disait que le français était une langue universelle et que le néerlandais n'avait pas d'avenir, dit Paul de Ridder. Il fallait parler français pour s'ouvrir au monde. Avec le néerlandais, on s'enfermait dans sa région. Le bilinguisme, disait-on, favorisait les droits des individus. »

Un concours pour dénoncer l'irrespect de la Loi 101

L'aubaine du siècle (Josée Legault, Voir, sur la clause dérogatoire)

Coalition contre le projet de Loi 103 (dont le PQ, le Bloc, Québec solidaire)

Layton plaide pour l'enseignement en français (projet de loi 103)

Le PQ assujettirait les cégeps à la Loi 101 (Denis Lessard, La Presse)

Un peuple, une langue (au sujet de la proposition du chef de l'ADQ)

La clause maudite (Michel David, Le Devoir, Obéir à la Cour suprême!)

Et de nombreux autres textes intéressants à lire sur le site du MMF!

dans cette édition :

1- Appel à tous « Concours Citoyens pour le français » (G. Le Gal)
2- Un peu de tout (Luc De L., D. Boucher, Venus, Franco-américains)
3- Rappels : faire circuler; devenir bénévole; bulletin sur le site; visitez le site du MMF; devenez membre et faites un don en ligne; pour en savoir plus; commentaires et suggestions; participez au forum; blogue de Louis Préfontaine; changement d’adresse; membres fondateurs; conseil d’administration; équipe du bulletin.

« Quand Montréal deviendra Montreal,
ce sera le début de la fin pour le fait français au Québec. »
Luc Picard, 8 juin 2008.

Le Mouvement Montréal français (MMF) a besoin de vous en 2010!
Devenez membre et faites un don en ligne!

« Voilà donc ce que j'aimerais nous proposer comme résolution collective pour 2010 : parler français partout au Québec, toujours et en toutes circonstances. Point final. Deux seules exceptions : pour les touristes en visite, et pour les situations d'urgence ou à caractère humanitaire. Bien sûr qu'en cas d'urgence, on sauve une vie sans égard à la langue.
Mais le reste du temps, on sauve un peuple. »
- Pierre René de Cotret, Montréal, Opinion, Le Devoir, 8 janvier 2010.

logo MMF

Les dirigeants du MMF lancent un appel pressant à la mobilisation et à l’action, non seulement pour contrer les reculs du français à Montréal, mais surtout pour réaliser les objectifs de la Charte de la langue française :

  • faire du français la véritable langue officielle et commune dans la région métropolitaine de Montréal,
  • favoriser l’inclusion et la francisation des nouveaux arrivants et des allophones,
  • assurer l’avenir du français au Québec.


Vous avez quelques heures à consacrer au MMF et un don à investir pour un Québec français?

Impliquez-vous et donnez généreusement! Appelez Philippe L. Perreault au 514-843-8851, poste 241 pour vous impliquer et … faites un don en ligne!

Vous aimez ce bulletin, faites-le circuler dans votre réseau!

1. Appel à tous « Concours Citoyens pour le français » (G. Le Gal)

(NDLR. Ce commentaire de Georges Le Gal, rédacteur du bulletin,
ne traduit pas nécessairement la position officielle du MMF.)
« On va toujours trop loin pour les gens qui ne vont nulle part ». – Pierre Falardeau

Pourquoi ne pas profiter de la période de relâche de l’été et réaliser un projet citoyen dont vous serez fier?

Oui, en effet, pourquoi ne pas vous promener avec votre caméra et prendre une photo des infractions à l’esprit et à la lettre de la Charte de la langue française : une affiche unilingue anglaise ou dont le français n’est pas prédominant, un nom de commerce unilingue anglais, et le nom et l’adresse du commerce en question?

Les avantages :

1. La satisfaction de contribuer collectivement à l’amélioration du visage français du Québec avec toutes les retombées psychologiques, sociologiques et économiques sur tout le Québec, les Québécois et les Québécoises.

2. La pression collective à l’égard, non pas des employés de l’Office québécois de la langue française (OQLF), mais de ses dirigeants dont sa présidente, France Boucher; la ministre responsable Christine St-Pierre et le premier ministre responsable John Charest. Pression pour que ces personnes prennent réellement à cœur la situation du français au Québec et particulièrement à Montréal. Pression pour qu’ils affectent plus d’inspecteurs pour enquêter sur les infractions, mais aussi publicité, rappels et punitions pour que les commerces respectent la Loi 101.

3. La contribution à la sensibilisation et à l’éducation des commerçants et des citoyens. Plus les commerçants seront interpellés, plus les citoyens remarqueront que des citoyens se préoccupent du sort et de l’essor du français à Montréal, plus de gens décideront d’embarquer dans le train.

4. Vous participez à la sensibilisation des nouveaux Québécois au fait que « même si vous êtes en Amérique du Nord, c’est en français que ça se passe au Québec. Si vous voulez que ce soit en anglais, c’est au Canada ou aux États-Unis qu’il faut vivre. »

C’est tout de même incroyable que des associations sans grands moyens comme le Mouvement Montréal français soient obligées de mener une telle campagne! Même constatation pour d’autres campagnes telle celle d’Impératif français « Moi, je parle français ».

Comment expliquer que le trio Charest-St-Pierre-Boucher ne prenne pas ses responsabilités? J’ai toujours la même certitude : C’est très payant électoralement que les nouveaux Québécois adoptent la langue anglaise plutôt que française et le « multiculturalisme de ghetto canadien » plutôt que « l’intégration à la québécoise ».

En espérant que vous serez nombreux à l’œuvre cet été! Et si vous n’avez pas de caméra, un petit calepin fait l’affaire!

N.B. Plainte à l’OQLF et coordonnées de celle-ci : 514 864-2648
plaintes@oqlf.gouv.qc.ca

P.-S. N’oubliez pas de profiter de l’activité de grande envergure nationale de « Libre Marcheur » pour revendiquer un Québec français! Départ : parc Jeanne-Mance, 13 h le dimanche 20 juin 2010 suivi d’un spectacle au parc Lafontaine.

2. Un peu de tout

2.1 Un chanteur qui a le français à coeur

Extrait d’un article de Michelle Coudé-Lord dans le Journal de Montréal du 15 juin 2010.

« Si on ne s’impose pas, si on ne résiste pas, on disparaît », souligne l’auteur-compositeur vedette Luc De Larochellière sur l’importance de la défense du français.

2.2 Daniel Boucher, porte-parole de la Journée nationale des patriotes s’identifie aux Patriotes

Extrait d’un texte d’Élaine Des Lauriers « Patriotes enVERS et pour tous » publié dans le tout nouveau numéro de juin 2010 du journal de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal « Le Patriote ».

Lors de la conférence de presse annonçant le spectacle, Daniel Boucher a déclaré - « Je m’identifie à leurs réactions (NDLR. celles des Patriotes), car dans mon quotidien je ressens souvent le besoin de réagir aussi. (…) J’trouve pas ça normal d’être obligé de clarifier à chaque jour de ma vie à Montréal que j’veux me faire parler en français. J’ai hâte au jour où le français va être le choix spontané, le choix ensoleillé de chaque personne qui décide de vivre ici. Que ce soit pour un an, que ce soit pour deux ans, pour venir étudier, pour venir travailler, que ce soit pour le reste de sa vie. »

2.3 Venus Williams sera à Montréal

Extrait d’un article de Jessica Lapinski-Dejardin de l’Agence QMI en date du 15 juin 2010.

« J’ai vraiment hâte de venir à Montréal et de découvrir la ville, ainsi que la langue », a exprimé l’aînée des Williams.

2.4 Le triste sort des Franco-américains

Extrait d’un texte de Jean-Pierre Durand, membre du conseil d’administration du MMF, publié dans la toute nouvelle édition du journal Le Québécois de mai-juin 2010 sous le titre « Ce petit voyage qui m’écarquilla les yeux » (dans les années 1970).

(…) « J’ai repris la route vers Montréal, ébranlé par ce que j’avais ressenti à Lowell*, soit l’agonie d’une communauté où le français avait été d’abord florissant puis battu en brèche, relégué à une langue qu’on ne parle plus que dans les hospices pour vieillards et que l’on ne lit plus dans les journaux (Lowell avait connu plusieurs publications de langue française), une langue que les jeunes finissent par avoir honte de parler ou d’admettre même qu’elle ait pu être une langue maternelle.

Montréal n’est pas Lowell bien sûr. Le français est la langue du Québec et le Québec, à défaut de former encore un pays, n’en constitue pas moins un territoire où la vitalité d’une langue commune est possible. Mais il y a quand même péril en la demeure quand on ouvre quelque peu les yeux ou qu’on tend quelque peu l’oreille : la progression indéniable de l’anglais au détriment du français dans l’espace public, à Montréal et dans les grands centres urbains. » (…)

*Lowell, Massachusetts, ville où de nombreux Québécois ont émigré pour y travailler au
19e siècle.

3. Rappels

3.1 Tous les bulletins du MMF sur le site.

Saviez-vous que vous pouvez maintenant consulter sur le site du MMF les 662 pages des 63 éditions du bulletin bimensuel électronique du MMF, publiées depuis le 7 juin 2007?

3.2 Devenir bénévole?

3.3 À faire circuler dans votre réseau

Ce bimensuel vous intéresse? L’avenir du français à Montréal vous préoccupe? N’hésitez pas à faire circuler ce bulletin dans votre réseau! Plus les citoyens et citoyennes de partout au Québec et dans le monde seront sensibilisés à la situation du français à Montréal, plus le français deviendra la langue commune!

3.4 Visitez régulièrement le site du MMF

Il est une source inestimable de textes, d’articles, d’informations au sujet du MMF et de la situation du français à Montréal et ailleurs. Un site à inclure dans vos favoris!

3.5 Devenez membre et faites un don en ligne

3.6 Vous voulez en savoir plus au sujet du Mouvement Montréal français et de la situation du français à Montréal? Vous voulez agir pour améliorer la situation?

3.7 Commentaires et suggestions au Mouvement Montréal français

Vous aimez ou n’aimez pas ce nouveau bulletin électronique du MMF?
Vous avez des suggestions pour en améliorer le contenu? info@montrealfrancais.org

3.8 Visitez le blogue de Louis Préfontaine.

3.9 Avis de changement d’adresse Internet

N’oubliez pas de nous aviser de votre changement d’adresse Internet pour que nous puissions continuer à vous expédier ce bulletin. (votre ancienne (désabonnement) et votre nouvelle (abonnement), S.V.P.)

3.10 Membres fondateurs, conseil d’administration et équipe du bulletin du MMF

fondateurs

Yves Beauchemin, écrivain; Renée Collin, entrepreneure; Jean Dorion, président SSJBM; Pierre Dubuc, directeur de l’aut’journal; Maria Mourani, députée du Bloc Québécois d’Ahuntsic; Farid Salem, Solidarité Québec-Algérie; Patrick Sabourin, étudiant M. Sc. McGill; Pablo Santos, travailleur social; Lucie Tessier, étudiante UQAM; Paolo Zambito, gestionnaire; Mario Beaulieu, porte-parole.

administration

Marc-André Bahl et Jean-Pierre Durand, co-présidents à l’interne par intérim; Lucie Martineau, vice-présidente; Georges Le Gal, secrétaire général; Françoise Dumitrescu, trésorière; Yves Beauchemin, Mario Beaulieu, Yves Chartrand, Marcel Desmeules, Patrice Jodoin et Jean-Marc Tellier, administrateurs. Philippe L. Perreault, permanent.

bulletin électronique

Georges Le Gal, rédaction et distribution; Élaine Des Lauriers, révision des textes; François Valiquette, aide technique informatique.

3.11 Adresse postale :

82, rue Sherbrooke O., Montréal, Québec, H2X 1X3, 514-843-8851 p.241

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Les opinions exprimées par les auteurs ne représentent pas nécessairement les positions du MQF ou de ses mouvements.