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Bulletin MMF 3 juin 2010

Le bimensuel électronique du Mouvement Montréal français (MMF)

« Quand nous défendons le français chez nous, ce sont toutes les langues du monde que nous défendons
contre l’hégémonie d’une seule. » Pierre Bourgault

À Montréal, il faut se parler en français!

Le 3 juin 2010 (volume 4, numéro 20)
Non au projet de Loi 103 de Charest contournant la Loi 101!

DÉSABONNEMENT

Aujourd’hui, notre bimensuel porte sur les sujets suivants :

En manchette sur le site du MMF :

Manifestation contre les prédateurs et partitionnistes

Manifestation de la Coalition « Québec français »
le samedi 5 juin à 13 heures devant le « Sleep country »
73, boulevard de la Gappe, Gatineau.

La Coalition « Québec français » retournera exprimer la colère et la frustration québécoise à l'endroit de la chaîne québécoise de magasins « Dormez-vous « et de la chaîne ontarienne « Sleep Country » qui s'acharnent à détruire et ravager l'écologie culturelle et l'environnement linguistique québécois par leurs pratiques défrancisantes et partitionnistes.

La SSJB et le MMF dénoncent vivement le projet de Loi 103 de Charest

Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, président fondateur du Mouvement Montréal français et principal porte-parole des dizaines d’organismes déterminés à combattre la lâcheté de Charest dans ce dossier.

« La Loi 101 doit s’appliquer également à tous les élèves. Dans quelle sorte de société vivrions-nous si les mieux nantis pouvaient contourner toutes les lois? Ce projet de loi constitue un grave recul non seulement pour le français, mais également pour l’application inconditionnelle d’une loi à tous les citoyens », explique Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.

Anne-Marie Dussault reçoit Marcus Tabachnick et Mario Beaulieu (Loi 103)

Visionnez l’entretien d'Anne-Marie Dussault avec Marcus Tabachnick, président de la Commission scolaire Lester B. Pearson, et Mario Beaulieu, président de la Société St-Jean-Baptiste.

Ulcérée, la CSQ dénonce le gouvernement et appelle à la mobilisation

Ulcérée par le projet de loi 103 déposé ce matin par le gouvernement du Québec, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) dénonce vigoureusement les intentions du gouvernement du Québec et appelle tous les éléments de la société civile à se mobiliser contre cette menace supplémentaire au développement et à la survie de la langue française. « L'objectif ultime qui devrait être poursuivi par notre gouvernement, c'est qu'il n'existe aucun, mais vraiment aucun, subterfuge qui permette à des parents de contourner l'obligation d'aller à l'école en français », selon Réjean Parent, président de la CSQ. « Au lieu de cela, le gouvernement libéral nous propose un projet de loi qui vient légitimer de tels subterfuges et qui affaiblit ainsi davantage la survie du fait français en Amérique ».

On m'a coupé la jambe... mais pas question qu'on me coupe la langue!

Jeudi de la langue du 10 juin 2010, 19 h, Maison Ludger-Duvernay, 82, rue Sherbrooke Ouest, entrée libre. Pour la dernière activité des Jeudis de la langue avant la saison estivale, on vous convie à une conférence pas piquée des vers de Jean-Pierre Durand. Membre du Conseil général de la SSJB de Montréal, membre du conseil d'administration du Mouvement Montréal français et militant indépendantiste infatigable, Jean-Pierre Durand vous fera part, sur un ton humoristique et parfois hilarant, de son récent séjour à l’hôpital, qui lui a valu l’amputation d’une jambe, mais qui ne lui a pas pour autant coupé la parole.

Des centaines de personnes rendent hommage aux patriotes

Créer un pays et défendre la langue française. Voilà ce qui était sur toutes les lèvres lundi, lors d’un rassemblement dans le cadre de la Journée des patriotes, à l’ancienne prison au Pied-du-Courant. Environ 500 personnes, majoritairement de jeunes adultes, s’étaient donné rendez-vous en ce lieu historique où de nombreux patriotes, ayant pris part aux mouvements de rébellions en 1837 et 1838, furent incarcérés et exécutés.

Où êtes-vous Camille, maintenant qu’on a besoin de vous? (J.C. Germain)

Il revenait à un authentique psychiatre d’établir que la schizophonie n’était pas une maladie, mais un symptôme. _ Si le Québec a mal à sa langue, c’est que le corps entier de la nation est malade. Et c’est tout le corps qu’il faut guérir », répétait le docteur, au moment de l’adoption de la Loi 101, en 1977. « La Charte de la langue française n’est rien d’autre que le geste d’un peuple qui est résolu à vivre sa vie », rappelait Camille Laurin, lors du débat en 3e lecture. « Ce n’est pas au nom d’une vénération inconditionnelle pour la langue française prise comme une abstraction que le Québec se donne maintenant cette loi historique. C’est au nom du respect de soi-même. »

Changer le pays ou changer de pays (Charles Castonguay)

Parlons franc. Chaque fois qu’Ottawa accorde le droit de vote à un immigrant au Québec qui ne connaît que l’anglais, c’est une claque en pleine face pour le Québec français et les Québécois francophones.

Spectacle Patriotes en vers et pour tous; parties 1, 2, 3 et 4 : 24 mai 2010

Reportage de la télé de Radio-Canada sur la Journée nationale des Patriotes

Avenir du français - Un geste d'éclat pour protéger le français (Daniel Turp)

Cours de français aux étrangers pour mieux s'intégrer (Voix du Nord, France)

Anglicisation du Québec : La mort dans l’âme (Caroline Moreno)


Et de nombreux autres textes intéressants à lire sur le site du MMF !

dans cette édition :

1- Pour une intégration à la Québécoise des immigrants (G. Le Gal)
2- Un peu de tout (Duceppe, génération Y, Francofolies, en France)
3-
Rappels : faire circuler; devenir bénévole; bulletin sur le site; visitez le site du MMF; devenez membre et faites un don en ligne; pour en savoir plus; commentaires et suggestions; participez au forum; blogue de Louis Préfontaine; changement d’adresse; membres fondateurs; conseil d’administration; équipe du bulletin.

« Quand Montréal deviendra Montreal,
ce sera le début de la fin pour le fait français au Québec. »
Luc Picard, 8 juin 2008.

Le Mouvement Montréal français (MMF) a besoin de vous en 2010!
Devenez membre et faites un don en ligne!

« Voilà donc ce que j'aimerais nous proposer comme résolution collective pour 2010 : parler français partout au Québec, toujours et en toutes circonstances. Point final. Deux seules exceptions : pour les touristes en visite, et pour les situations d'urgence ou à caractère humanitaire. Bien sûr qu'en cas d'urgence, on sauve une vie sans égard à la langue.
Mais le reste du temps, on sauve un peuple. »
- Pierre René de Cotret, Montréal, Opinion, Le Devoir, 8 janvier 2010.

logo MMF

Les dirigeants du MMF lancent un appel pressant à la mobilisation et à l’action, non seulement pour contrer les reculs du français à Montréal, mais surtout pour réaliser les objectifs de la Charte de la langue française :

  • faire du français la véritable langue officielle et commune dans la région métropolitaine de Montréal,
  • favoriser l’inclusion et la francisation des nouveaux arrivants et des allophones,
  • assurer l’avenir du français au Québec.


Vous avez quelques heures à consacrer au MMF et un don à investir pour un Québec français?

Impliquez-vous et donnez généreusement! Appelez Philippe L. Perreault au 514-843-8851, poste 241 pour vous impliquer et … faites un don en ligne!

Vous aimez ce bulletin, faites-le circuler dans votre réseau!

1. Pour une intégration à la Québécoise des immigrants (G. Le Gal)

(Commentaire du rédacteur, Georges Le Gal)
(NDLR. Ce commentaire ne traduit pas nécessairement la position officielle du MMF.)
« On va toujours trop loin pour les gens qui ne vont nulle part ». – Pierre Falardeau

Manifestation devant les bureaux de la ministre James.

Non aux coupures dans les programmes de francisation des immigrants!
Il y a quelques semaines, le vérificateur général du Québec constatait « que le gouvernement Charest ouvre toutes grandes les portes du Québec aux immigrants sans tenir compte de la capacité de l’État à les intégrer sur le plan de l’emploi* ».

Je ne suis pas un spécialiste de la question, mais j’ai une bonne connaissance pratique du domaine. Voici quelques pistes de solution pour que désormais les immigrants s’intègrent davantage à part entière au Québec.

Je sais que le fait d’être dépendant du fédéral dans ce dossier est un handicap majeur pour une intégration à la Québécoise des immigrants, mais même dans le régime fédéral actuel, le gouvernement québécois peut améliorer les choses, quitte à provoquer une crise constitutionnelle majeure et en appeler au peuple pour trancher.

Je ne comprends pas pourquoi les autorités gouvernementales acceptent 50 000 immigrants par année sans s’assurer d’avoir en place un bon programme de sélection, de francisation, de régionalisation et d’intégration. Il faut donc réduire radicalement ce nombre d’immigrants jusqu’à ce que des ajustements majeurs soient apportés à ce programme. À cet effet, je me pose deux questions : 1. Le gouvernement Charest a-t-il un « vrai » programme de sélection, de francisation, de régionalisation et d’intégration des immigrants? 2. Est-ce que la non-intégration de ces nouveaux Québécois, c’est à dire trop souvent le non-apprentissage du français, l’ignorance des valeurs et des us et coutumes québécois, le chômage, le déclassement professionnel, la désillusion, le rêve brisé ne seraient pas avantageux électoralement pour le gouvernement Charest? Avantageux en ce sens que plusieurs immigrants demeureraient davantage confinés dans des ghettos, adopteraient davantage le multiculturalisme canadien et sa langue anglaise et voteraient nécessairement libéral?

Autre volet, l’exigence de la connaissance du français en faisant sa demande. Pour obtenir sa citoyenneté québécoise (oui, j’ai bien dit québécoise), désormais le gouvernement du Québec exigerait de tout nouveau citoyen une bonne connaissance du français. Et pour y arriver, fournirait gratuitement aux immigrants toute la gamme des outils pour que tous accèdent à cette connaissance obligatoire. Cette nouvelle exigence pour obtenir sa citoyenneté québécoise permettrait au gouvernement de recruter davantage de candidats en Amérique latine, en Europe de l’Est, voire même en Asie, des populations probablement plus aptes à s’adapter et à s’intégrer à la société québécoise. Misant aussi, pourquoi pas, sur une immigration plus jeune, on augmenterait les probabilités d’une meilleure intégration à la langue et d’une meilleure adaptation aux valeurs et aux us et coutumes québécois.

L’intégration des immigrants, ce n’est évidemment pas seulement l’apprentissage de la langue. Il faudrait rétablir les COFI (Centres d’orientation et de formation des immigrants), les adapter aux exigences d’aujourd’hui et investir ce qu’il faut pour qu’ils réussissent à bien intégrer les immigrants, et ce, prioritairement en région. Ceci comprendra évidemment d’avoir le courage d’affronter certaines des résistances inacceptables des ordres professionnels.

Enfin, pour revenir à la question de la langue, le gouvernement devra rétablir l’essentiel de la Charte de la langue française adoptée en 1977. C’est-à-dire, que le français est la seule langue officielle, la langue commune, la langue de travail, la langue d’affichage au Québec. En y ajoutant que le cégep sera désormais en français pour tous sauf pour la « minorité » anglophone. En rééquilibrant le financement des universités et hôpitaux de Montréal pour tenir compte de la population réelle anglophone/francophone, ce qui veut dire notamment d’annuler la construction du méga chu de Mc Gill.

En conclusion, le message doit être clair et accueillant pour les immigrants : « Vous êtes les bienvenus au Québec. Vous avez beaucoup à apporter à la société d’accueil et nous avons beaucoup à vous apporter. Le Québec s’engage à mettre tout en œuvre pour que votre intégration québécoise soit complète et réussie. Et, au Québec, c’est en français que ça se passe! »

*Journal Métro, 13 mai 2010 sous le titre : Des lacunes dans l’intégration des immigrants.

2. Un peu de tout

2.1 Duceppe honoré pour sa lutte souverainiste

Extrait d’un article de Lise Millette, La Presse canadienne, Cyberpresse, 23 mai 2010.

(…) « Alors qu’est célébrée la Journée nationale des Patriotes, Gilles Duceppe tient à rappeler que les 92 résolutions rédigées en grande partie par Louis-Joseph Papineau en 1834, était un projet considérable. Parmi les grandes demandes qui y sont présentées, on retrouve une idée qui est très près de ce que réclament toujours les partis nationalistes : la protection de la langue française. » (…)

2.2 Suggestion pour la génération Y de la part d’une sympathisante

Reçu le 18 mai 2010 au MMF :

« Bonjour. J'aurais une suggestion pour contrer l'exigence du bilinguisme dans le monde du travail. On dit, à tort ou à raison, que ceux de la génération « Y » ne se demandent pas ce qu'ils peuvent faire pour leur employeur, mais bien ce que leur employeur peut faire pour eux. On dit que nous tenons d'abord et avant tout à notre qualité de vie et que nous ne voulons pas faire de compromis ni de sacrifice.

Pourquoi dans ce cas, ne pas encourager les travailleurs de cette génération à exiger de pouvoir travailler en français et de protester contre ce bilinguisme qui n'est exigé après tout que des francophones? Si nous sommes de si grands bébés gâtés, nous ne devrions pas avoir de mal à mettre la prépondérance du français sur le même pied que les horaires flexibles, la conciliation travail-famille et les vacances! De toute façon, il paraît que nous ne respectons pas l'autorité, ça ne surprendra personne si nous refusons de nous laisser dominer par l'anglais...

Ce n'est pas que je veuille manipuler ma propre génération, mais il nous faut réaliser que la survie de notre langue et notre culture dépend de notre capacité de ne pas nous résigner à les perdre. Nous n'allons tout de même pas passer d'enfants-rois à adultes-valets? »

2.3 Le ministre (de Montréal) est-il fou des Francos?

Extraits d’un article de Nathalie Petrowski publié dans La Presse du 29 mai 2010.

« En cherchant bien, on pourrait finir par trouver deux ou trois bonnes raisons justifiant la décision d'Industrie Canada de ne pas accorder aux Francofolies de Montréal une aide de 1,7 million qui lui semblait pourtant acquise. (…)

Le Canada, on le sait, est un grand pays. Ses villes et ses régions n'envisagent pas toutes le tourisme de la même manière. En principe, Industrie Canada aurait dû reconnaître la spécificité touristique propre de chacun. Son ministre aurait pu profiter de l'occasion pour reconnaître que Montréal n'est pas une ville de rodéo, ni l'endroit où l'on consomme le plus important volume de côtes levées au monde. Montréal est d'abord une ville d'expression française, puis la capitale canadienne des festivals. C'est sa marque de commerce touristique. Tout le monde sait cela. Industrie Canada ne pouvait l'ignorer et pourtant, au lieu de tenter de stimuler cet aspect de la marque, on semble avoir voulu étouffer sa spécificité. » (…)

2.4 Une Langue à peine bonne pour la seconde division

Extrait d’un texte d’Andrew Roberts publié sur le site de Portifolio Fle le 1er juin 2010.

« Pour l´association Avenir de la Langue française (ALF), l’invasion de mots anglais est une plus grande menace pour l’identité nationale que l’obligation de parler l’allemand pendant l’occupation nazie. Dans des articles publiés en début d’année dans Le Monde et L’Humanité, un collectif d’associations, dont l’ALF fait partie, a lancé un appel au gouvernement Sarkozy pour qu´il endigue le déferlement de la langue anglaise. » (…)

3. Rappels

3.1 Tous les bulletins du MMF sur le site.

Saviez-vous que vous pouvez maintenant consulter sur le site du MMF les 656 pages des 62 éditions du bulletin bimensuel électronique du MMF, publiées depuis le 7 juin 2007?

3.2 Devenir bénévole?

3.3 À faire circuler dans votre réseau

Ce bimensuel vous intéresse? L’avenir du français à Montréal vous préoccupe? N’hésitez pas à faire circuler ce bulletin dans votre réseau! Plus les citoyens et citoyennes de partout au Québec et dans le monde seront sensibilisés à la situation du français à Montréal, plus le français deviendra la langue commune!

3.4 Visitez régulièrement le site du MMF

Il est une source inestimable de textes, d’articles, d’informations au sujet du MMF et de la situation du français à Montréal et ailleurs. Un site à inclure dans vos favoris!

3.5 Devenez membre et faites un don en ligne

3.6 Vous voulez en savoir plus au sujet du Mouvement Montréal français et de la situation du français à Montréal? Vous voulez agir pour améliorer la situation?

3.7 Commentaires et suggestions au Mouvement Montréal français

Vous aimez ou n’aimez pas ce nouveau bulletin électronique du MMF?
Vous avez des suggestions pour en améliorer le contenu? info@montrealfrancais.org

3.8 Visitez le blogue de Louis Préfontaine.

3.9 Avis de changement d’adresse Internet

N’oubliez pas de nous aviser de votre changement d’adresse Internet pour que nous puissions continuer à vous expédier ce bulletin. (votre ancienne (désabonnement) et votre nouvelle (abonnement), S.V.P.)

3.10 Membres fondateurs, conseil d’administration et équipe du bulletin du MMF

fondateurs

Yves Beauchemin, écrivain; Renée Collin, entrepreneure; Jean Dorion, président SSJBM; Pierre Dubuc, directeur de l’aut’journal; Maria Mourani, députée du Bloc Québécois d’Ahuntsic; Farid Salem, Solidarité Québec-Algérie; Patrick Sabourin, étudiant M. Sc. McGill; Pablo Santos, travailleur social; Lucie Tessier, étudiante UQAM; Paolo Zambito, gestionnaire; Mario Beaulieu, porte-parole.

administration

Marc-André Bahl et Jean-Pierre Durand, co-présidents à l’interne par intérim; Lucie Martineau, vice-présidente; Georges Le Gal, secrétaire général; Françoise Dumitrescu, trésorière; Yves Beauchemin, Mario Beaulieu, Yves Chartrand, Marcel Desmeules, Patrice Jodoin et Jean-Marc Tellier, administrateurs. Philippe L. Perreault, permanent.

bulletin électronique

Georges Le Gal, rédaction et distribution; Élaine Des Lauriers, révision des textes; François Valiquette, aide technique informatique.

3.11 Adresse postale :

82, rue Sherbrooke O., Montréal, Québec, H2X 1X3, 514-843-8851 p.241

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Les opinions exprimées par les auteurs ne représentent pas nécessairement les positions du MQF ou de ses mouvements.