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Bulletin MMF 11 février 2010

Le bimensuel électronique du Mouvement Montréal français (MMF)

« Quand nous défendons le français chez nous, ce sont toutes les langues du monde que nous défendons
contre l’hégémonie d’une seule. » Pierre Bourgault

À Montréal, il faut se parler en français!

Le 11 février 2010 (volume 4, numéro 12)

« Je suis inquiète de la situation du français à Montréal. J’ai l’impression de me retrouver au début des années 70. » - Monique Giroux

DÉSABONNEMENT

Aujourd’hui, notre bimensuel porte sur les sujets suivants :

sur le site du MMF et ailleurs, lisez entre autres :

Luc Thériault lors du lancement du Mouvement Laurentides français
Visionnez la vidéo de l’allocution du président du Mouvement Montréal français.

Le Harfang pour Monique Giroux, l'Autruche pour la présidente de l'OQLF

Monique Giroux a reçu son prix des mains de Luc Thériault, président du MMF
et de Mario Beaulieu, président de la SSJB de Montréal.
photo : Serge Forgues, 24 Heures

Je suis inquiète de la situation du français à Montréal. J’ai l’impression de me retrouver au début des années 70. Petite, je venais avec ma mère à Montréal et je me souviens qu’elle avait besoin de parler anglais sinon nous aurions été mal reçus chez Eaton ou Simpsons.

Le Mouvement Montréal français a remis ses prix Harfang et Autruche
Le Mouvement Montréal français (MMF) a remis ce midi ses prix Harfang et Autruche respectivement à Monique Giroux et France Boucher. Le président du MMF, Luc Thériault, considère qu’il est important « de récompenser les bâtisseurs et de dénoncer les fossoyeurs de notre langue commune. Il s’agit d’un bel incitatif pour aider à la défense et à la promotion du français non seulement à Montréal, mais dans tout le Québec. »

Monique Giroux : agir pour la chanson et la langue française
(Le Webmagazine sur les cultures et les musiques d'Amérique du Nord et d'Europe). Par ailleurs, elle a aussi mis l’accent sur un projet destiné à « favoriser l’intégration des immigrants en les sensibilisant à la culture francophone ». D'où ces propos : « Pourquoi il n’y a pas de spectacle de bienvenue pour les nouveaux arrivants? Un grand party gratuit, disons à la Place des Arts, avec des représentations de tous les styles et de toutes les disciplines, où des gens viennent par la suite traduire dans chacune des langues ce que l’on vient de vivre? ».

La présidente de l'OQLF reçoit le prix Autruche pour son « aveuglement » (L'Acadie nouvelle) Mme Giroux était présente à la cérémonie pour recevoir son certificat encadré des mains du Mouvement Montréal français, mais pas Mme Boucher. Cette dernière a cependant reçu une lettre du MMF lui expliquant qu'elle s'était distinguée, notamment, par son refus de dévoiler des études qui démontraient un déclin du français. Aussi dans L'Express, l'hebdo des francophones du grand Toronto.

Le Mouvement Laurentides français est créé pour la défense du français
Les personnes élues à l’administration du Mouvement Laurentides français sont les suivantes : M. Maurice Dumas, acceptant la présidence pour une durée de trois mois, le temps de fixer les structures définitives du Mouvement. Ont aussi été élus Mmes Johanne Céré, Thérèse Théroux, Lise Garant, MM. Benoit Coulombe, Réjean Arsenault, Benoît Roy, Sylvain Valiquette, Pierre-Marie Lagier, Jacques Myre, Éric De La Sablonnière et Réal Fortin.

Mario Beaulieu au lancement du Mouvement Laurentides français
Visionnez l'allocution de Mario Beaulieu, premier président du Mouvement Montréal français et président actuel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal le 22 janvier 2010 à Saint-Eustache. (13 min.) Citation de Luc Thériault, président du Mouvement Montréal français présentant Mario Beaulieu aux participants lors du lancement : « J'ai l'honneur de vous présenter un collègue très humble, mais qui, à mon avis, depuis Camille Laurin, est un des hommes politiques qui a le plus fait pour la langue française au Québec. »

Francophones à l'université - Un retard qui reflète un sous-financement
L'Institut de la statistique du Québec (ISQ) a publié récemment un constat-« choc » sur le retard universitaire des francophones au Québec. (…) Parallèlement, une autre information relative au retard universitaire francophone a été très peu diffusée. Il s'agit du sous-financement chronique des universités de langue française au Québec. Plusieurs chercheurs et des intervenants engagés dans la promotion du français ont également tenté d'alarmer l'opinion publique à cet égard. Par exemple, Michel Moisan, professeur de physique à l'Université de Montréal, observait en 1998 que le réseau universitaire anglophone recevait du gouvernement du Québec 23,6 % du financement public, ce qui était 2,7 fois supérieur au poids démographique de la population anglophone.

Livre de Joseph Facal – « Quelque chose comme un grand peuple » (Boréal)
p. 35 : Pour le dire autrement, dans plusieurs travaux récents, à des degrés divers, le caractère francophone, de souche ou d’adoption, de la majorité des gens d’ici, qui ne sont pas toute la nation, mais qui en sont le tronc principal, de même que la singularité de leur parcours historique sont relativisés, banalisés, voire marginalisés. Ils le sont au profit, chez Bouchard (NDLR. Bouchard/Taylor) d’une lecture du Québec comme « société » ou comme « territoire ».

Diouf à la défense du français
Le numéro un de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf, sera à Vancouver jeudi pour promouvoir l'utilisation du français pendant les Jeux olympiques. Sa présence sur la côte ouest revêt un caractère particulier compte tenu des critiques entourant la présence du français à Vancouver, l'une des langues officielles du mouvement olympique... et du Canada.

L’attitude qui nous manque pour défendre le français?
M. Raffarin vise aussi d’autres instances internationales – il cite l’Union européenne. Et les Jeux olympiques? Le français est l’une des deux langues officielles du Comité international olympique. Sur le terrain, c’est autre chose, rappelle notre chroniqueur Pierre Foglia. Sauf que si le français n’est pas plus présent à Vancouver qu’à Turin ou à Pékin, il sera difficile, cette fois-ci, de s’en prendre au CIO. M. Raffarin va-t-il rabrouer le pays hôte, dont le français est l’une des deux langues officielles?

Loi 101 : les infractions s'accumulent sur le web
Fait troublant, l'entreprise a admis que, avant le mois de décembre, elle ne savait même pas que son site contrevenait à la loi. « Le gouvernement du Québec nous a appris qu'il était illégal d'avoir un site uniquement en anglais dans la province vu que nous possédons une adresse ici », explique la porte-parole.

Livre de Christian Dufour « Les Québécois et l’anglais, le retour du mouton »
p. 17 : « ce qui est en jeu ici, c’est la volonté des francophones de continuer à imposer collectivement et individuellement leur langue dans le contexte inédit de la mondialisation. S’ils ne sont pas capables de donner un franc coup de barre à cet effet, je ne vois pas comment le français au Québec pourrait avoir véritablement de l’avenir. » p. 22 : « En tout premier lieu, on pense à ceux que l’on entend répondre en mauvais anglais à des Québécois issus de l’immigration qui s’étaient pourtant adressés à eux en français. »

Libre opinion - Le français, un point c’est tout
C’est pourquoi selon moi seule une loi exigeant de la part de tous les résidants du Québec et de tous les nouveaux arrivants une connaissance de base de la langue française peut permettre de consolider de façon durable la place du français au Québec. Cela enverrait un message clair à tous au Québec comme à l’étranger que la terre québécoise est avant tout une terre française et compte le demeurer.

Libre opinion - quelques leçons pour l'indépendance du Québec
Il est vrai que le laxisme linguistique favorise l’anglicisation des immigrants. Il est tout aussi vrai qu’avec des contingents de 55 000 immigrants par année nous serons rapidement submergés dans la région de Montréal. 55 000 immigrants par année, ça fait 550 000 en dix ans. Plus d’un demi-million d’immigrants de plus que ceux qui sont déjà ici! Une simple législation ne peut pas assimiler une telle masse d’un coup de baguette magique.

Le Canada n'est pas sorti de l'auberge (Josée Legault )
En passant, ce modus operandi n'est pas spécifique aux groupes dits religieux. En fait, pour tout vous dire, au Canada, les pionniers en sont les leaders anglo-québécois. Depuis l'adoption de la Loi 101 en 1977, certains mènent une « guérilla juridique » constante, patiente et efficace pour élargir les droits collectifs de la minorité anglophone sous le couvert de la défense des droits individuels. Et vous savez quoi? Ça fonctionne à merveille! Déjà en 1996, j'avais compilé plus de 200 modifications apportées à la Loi 101 suite à divers jugements, dont la plupart l'ont affaiblie. C'est la même stratégie qu'empruntent maintenant des groupes religieux. Et pas seulement au Canada.

La « Loi 101 » en Catalogne
Pendant qu’à Montréal et dans l’Outaouais, Charest laisse tout passer. Pendant que les affiches bilingues envahissent la Ste-Catherine, en Catalogne on multiplie les amendes pour ceux qui ne respectent pas la langue catalane.

Le français à l'ONU
Il n'est pas rare de voir des responsables francophones préférer, souvent sous la pression de la presse anglophone, faire des déclarations publiques à l'ONU en anglais, même imparfait, plutôt qu'en français.

Raffarin dans l'antre de la bête anglophone
Raffarin a dû reconnaître que « la situation du français n’est pas satisfaisante dans l’Union d’aujourd’hui. Nous voulons clairement qu’elle ait son identité partiellement francophone ». « Il y a un travail énorme à faire. L’Europe a engrangé son potentiel francophone dès le début et cela s’est dilué depuis ». Il s’est montré très inquiet de la composition du nouveau service des porte-paroles de la Commission où l’on ne compte pour l’instant qu’une Française et une Franco-Britannique. Résultat : sur la situation à Haïti, pays de la francophonie, la Commission et la chef de la diplomatie européenne se sont contentées de publier des communiqués en anglais. La version française sera disponible « lundi ou mardi ».

La langue française au Québec
Mis sur pied en 1983, « Québec dans le monde » a pour but de faire connaître le Québec, sa spécificité culturelle française, ses réalisations et ses ressources dans le monde. Ses effectifs se composent d’environ 1 200 membres. Malgré ces progrès, les objectifs visés par la Charte de la langue française sont loin d’avoir été atteints. Le faible taux de natalité des francophones, la concentration des immigrants dans la région métropolitaine de Montréal et la très grande attraction de l’anglais exercent des pressions considérables sur la langue française et entretiennent un vif sentiment d’insécurité chez les Québécois francophones.

« Deux mégahôpitaux : démission politique et aberration financière »

Conférence de Mario Beaulieu, président de la SSJBM, et de Robert Laplante, directeur de la revue L'Action nationale devant des étudiants de l'Université de Montréal en septembre 2009.
photo Normand Lacasse

Visionnez cette conférence très intéressante! Oui à l’enseignement supérieur en français!
Le sous-financement des universités de langue française les incite à s’angliciser pour attirer davantage d’étudiants étrangers. Nous avons appris récemment que l’École de gestion de l’UQAM offre six cours en anglais. À l’UdeM, le comité de francisation dénonce depuis plusieurs années la progression constante de la langue anglaise dans les activités d’enseignement et de recherche. Les cégeps anglophones reçoivent plus d’inscriptions que jamais alors qu’elles sont en déclin dans les cégeps français.

Défense et avenir de la langue française
Étendre à d’autres pays l’action internationale que L’Association « Avenir de la langue française » a lancée en 2009 avec des syndicats et associations d’Allemagne, d’Italie et du Québec, pour affirmer le droit des travailleurs de travailler dans leur langue nationale dans leur pays.

Petit recensement maison... (Josée Legault)
Me promenant hier dans le chic centre-ville de Montréal et admirant les affiches commerciales sur les magasins, boutiques, restos et banques, j'ai vu, comme à l'habitude de plus en plus d'affiches bilingues ou qui, carrément, ont très peu ou pas de français du tout. Dans les prochains jours, si vous en voyez, quel que soit la ville, le quartier ou la région où vous habitez, auriez-vous l'amabilité de m'envoyer ici vos exemples et la ville où vous les avez vus? (Mais sans les coordonnées précises. Ce n'est ici qu'un exercice d'échange d'information pour voir si cette situation est passablement étendue ou non.)

Dans la LNH actuellement - Les joueurs francophones - parmi les meilleurs!
Avec près des deux tiers des matchs joués dans la Ligue nationale de hockey cette saison, on constate que 16 des 100 meilleurs marqueurs de la ligue actuellement sont des joueurs québécois et des joueurs francophones nés hors Québec, soit un fort pourcentage de 16 %. C’est là un très bon « score » compte tenu du fait que les joueurs francophones représentent 10 % des joueurs actifs dans la ligue en 2009-2010.

Libre opinion - À Rome, fais comme les Romains (Éric Tremblay)
Notre Nation occidentale de langue française, le NOUS, vieille de 4 siècles en terre d'Amérique a su résister à 250 ans de domination politique étrangère depuis la Conquête britannique de 1760. Ni l'Annexion forcée de 1840 pour NOUS mettre en minorité, ni le British North America Act de 1867 confirmant notre statut de minoritaires dans « le plus meilleur pays au monde », ni les politiques d'immigration et d'assimilation des nôtres n'ont réussi à NOUS effacer de la carte comme le souhaitait Lord Durham. C'est la force du nombre combinée à l'unité linguistique, culturelle et historique du NOUS au Québec qui explique que NOUS n'ayons pas subi le même sort que nos frères hors Québec, véritables victimes d'un génocide culturel planifié et exécuté par les « Canadians ».

La Langue de chez nous (Yves Duteil)
C’est une langue belle avec des mots superbes,
Qui porte son histoire à travers ses accents,
Et du Mont-Saint-Michel jusqu’à la contrescarpe,
En écoutant parler les gens de ce pays,
On dirait que le vent s’est pris dans une harpe
et qu’il en a gardé toutes les harmonies.

dans cette édition :

1- Les liens entre la langue des études et du travail
2- « Do you speak English? »... « Next »
3- Le « code » de Québec fait jaser
4- Un peu de tout (F. David, intégration Europe, série MTL-Qué.)
5- À lire : « Quelque chose comme un grand peuple » de Joseph Facal
6- Commentaires de sympathisants
7- Rappels : faire circuler; devenir bénévole; bulletin sur le site; visitez le site du MMF; devenez membre et faites un don en ligne; pour en savoir plus; commentaires et suggestions; participez au forum; changement d’adresse; membres fondateurs; conseil d’administration; équipe du bulletin.

« Quand Montréal deviendra Montreal,
ce sera le début de la fin pour le fait français au Québec. »
Luc Picard, 8 juin 2008.

Le Mouvement Montréal français (MMF) a besoin de vous en 2010!
Devenez membre et faites un don en ligne!

« Merci de ramener vos cabarets, tasses et assiettes
aux stations situées au rez-de-chaussée et au deuxième étage.
Thank you for bringing your platers, cups and plates back
to the stations located on the first and second floor. »
Brûlerie Saint-Denis, près du boul. de Maisonneuve, février 2010!

Les dirigeants du MMF lancent un appel pressant à la mobilisation et à l’action, non seulement pour contrer les reculs du français à Montréal, mais surtout pour réaliser les objectifs de la Charte de la langue française :

  • faire du français la véritable langue officielle et commune dans la région métropolitaine de Montréal,
  • favoriser l’inclusion et la francisation des nouveaux arrivants et des allophones,
  • assurer l’avenir du français au Québec.


Vous avez quelques heures à consacrer au MMF et un don à investir pour un Québec français?

Impliquez-vous et donnez généreusement! Appelez Philippe L. Perreault au 514-843-8851, poste 241 pour vous impliquer et … faites un don en ligne!

Vous aimez ce bulletin, faites-le circuler dans votre réseau!

1. Les liens entre la langue des études et du travail

Lisez dans L’Aut’Journal de février 2010, revue disponible en kiosque, le texte intitulé :

« La langue des études a un lien indéniable avec celle du travail – malgré l’avis du Conseil supérieur de la langue française » de Charles Castonguay.

Consultez aussi sur le site de L’Aut’Journal, vers le bas à droite, le « dossier linguistique », une série de textes de Charles Castonguay sur la situation du français dont voici les titres :

Le mathématicien de la langue : portrait de Charles Castonguay
Encore un constat linguistique trompeur
L'anglais, première langue d'intégration à Montréal
Vers un sous-prolétariat allophone de langue française
L'anglais, meilleur gage d'un emploi et d'un bon salaire
Qui s'anglicise s'enrichit!
Le beau risque d'un Québec bilingue
Bilan bancal de l'Office de la langue
Vers un Québec de plus en plus anglais?

2. « Do you speak English? »... « Next »
Impératif français dénonce le manque de bilinguisme

Extrait d’un article du 4 février 2010 tiré du site d’Impératif français. Extrait du journal Le Droit.

« Les francophones n'ont pas à aller aux Jeux olympiques de Vancouver, ou passer par l'Aéroport Pearson de Toronto, pour être accueillis en anglais par les douaniers de l'Agence des services frontaliers du Canada.

Les voyageurs francophones qui arrivent à l'Aéroport international d'Ottawa se font accueillir par « Do you speak English? » par certains agents de l'Agence des services frontaliers du Canada, un accueil qui est loin de l'« offre active » dans les deux langues officielles que préconise le Commissariat aux langues officielles pour les services aux voyageurs en vertu de la Loi sur les langues officielles.

« On peut se demander à quoi sert le Commissariat aux langues officielles quand on se fait accueillir par un « Do you speak English ? », puis qu'on se fait dire « Next! » parce que le douanier n'a rien compris de ce qu'on disait en français dans l'Aéroport international d'Ottawa, la capitale du Canada », a déploré hier le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault. » (…)

3. Le «code» de Québec fait jaser

Extraits de l’article de Josée Guimond du Soleil du 7 février 2010.

« Quelle réponse! Jeudi, dans nos pages, nous vous lancions l'invitation de faire parvenir vos suggestions pour Clotaire Rapaille, à l'occasion de sa mission de modernisation de l'image de Québec. Dès vendredi, nous avons publié un premier survol de vos idées, quand même surpris d'en avoir reçu autant. Hier, nous avions reçu au moins 200 messages de votre part, suggestions, slogans, commentaires positifs ou négatifs, et même quelques envolées lyriques sur notre belle ville et son « moi » profond!(…)

D'abord, plusieurs personnes nous parlent du fait français, qui qualifie selon elles d'emblée la personnalité de Québec. « De grâce, pas de bilinguisme dans le slogan », demandent JP et Francine. Une de leurs idées : « Tout à Québec ». »(…)

4. Un peu de tout

4.1 Parler français dans un commerce…

Bonjour.

« J'aime beaucoup l'idée que chaque Québécoise, chaque Québécois parle français dans un commerce, un restaurant, etc. ... Bien sûr, si on peut aider un touriste des États, on le fera en anglais..., mais pour le reste, ça doit se passer en français. C'est une belle résolution de début d'année! » Françoise David.

4.2 Europe : des modèles d'intégration en crise?

Extrait de Radio-Canada.ca du 8 février 2010.

« Il n'y a pas qu'au Québec qu'on se questionne sur l'identité et les accommodements raisonnables pour les minorités. Plusieurs pays européens traversent eux aussi une période de remise en question. En France, cela prend la forme d'un débat sur l'identité nationale et de discussions autour de la question de la place du religieux dans l'espace public; en Grande-Bretagne, c'est le multiculturalisme qui est soumis à l'examen. » (...)

Belgique: Québec-Flandre, même combat? Le gouvernement de la région de Flandre, en Belgique, applique, depuis quelques années, une politique d'intégration très musclée dite « inburgering ». Tout immigrant qui veut s'établir dans cette région doit suivre obligatoirement un parcours d'intégration linguistique et culturelle très exigeant, à défaut de quoi il s'expose à des sanctions qui peuvent être assez sévères. » (...)

4.3 La série Montréal-Québec - aucun temps mort

Serge Drouin, Journal de Québec, 31 janvier 2010.

(…) « Finalement, la productrice Julie Snyder et le concepteur de la série Stéphane Laporte clouent le bec à plein de producteurs de séries québécoises en choisissant des intermèdes musicaux francophones. De ce qu’on a entendu hier, les pièces de liaison sont en français. Chapeau! (…)

Si, à cause des choix de Snyder et Laporte, nos auteurs-compositeurs-interprètes prennent la vedette dans nos arénas, tant mieux. Espérons que l’exemple sera suivi et que tous se mettront à l’ère Snyder-Laporte. »

5. Commentaire du rédacteur, Georges Le Gal

(NDLR. Ce commentaire ne traduit pas nécessairement la position officielle du MMF.)
« On va toujours trop loin pour les gens qui ne vont nulle part ». – Pierre Falardeau

À lire : « Quelque chose comme un grand peuple » de Joseph Facal

On peut ne pas être d’accord avec les positions de Joseph Facal sur les syndicats et sur les moyens de renflouer les coffres de l’État, mais force est de constater que son livre « Quelque chose comme un grand peuple » doit être lu.

Cet immigrant, bien intégré au Québec tout en étant fier de ses racines, cet ex-ministre péquiste en séjour dans le pays de ses ancêtres, nous offre un livre inspirant. Inspirant pour tous ces Québécois et ces leaders qui ont à cœur l’intérêt supérieur du Québec, qui sont fier du chemin parcouru, mais qui constatent inquiets, certaines dérives de notre société.

Dérives de notre système d’éducation primaire et secondaire « pris en otage » par un poignée de hauts fonctionnaires et d’universitaires qui impose une réforme insensée à des enseignants dévoués qui croulent sous la bêtise de leurs décisions, alors que l’éducation devrait être La priorité nationale.

Dérives d’un petit groupe d’intellectuels, de chroniqueurs, et de politiciens bien-pensants dont Bouchard et Taylor sont des « porte-parole » malheureusement trop connus, qui tentent, aidés par la Cour fédérale, d’imposer à une population Québécoise francophone de souche un multiculturalisme déguisé en interculturalisme.

Dérives dans le même sens et inspiré par les mêmes « gourous » du « Cours d’éthique et de culture religieuse » nouvellement imposé aux parents.

Dérive du nouveau programme d’histoire au secondaire qui tente lui aussi, fidèle à la nouvelle religion interculturaliste, de masquer l’histoire et les origines de la majorité Québécoise francophone.

Recul inquiétant de la situation du français à Montréal et au Québec grâce entre autres à la complicité du gouvernement et des visées multiculturalistes de la Cour suprême.

Emprisonnement du Québec moderne dans le carcan fédéral l’empêchant de s’épanouir comme société francophone dynamique au niveau international.

Pour un avant-goût du livre, lisez la douzaine de courts extraits sur le site du Mouvement Montréal français.

Ce qui m’impressionne du livre, c’est que Joseph Facal explique de façon claire et simple ces situations qui minent le Québec, propose des solutions, nous fait sentir qu’il a à cœur l’intérêt supérieur du Québec et se considère comme un Québécois à part entière, tout en nous apportant sa touche particulière de Québécois issu de l’immigration.

6. Commentaires de sympathisants

Quelques commentaires ou extraits de commentaires reçus par le MMF. (NDLR. Ces commentaires ne représentent pas nécessairement l’opinion du MMF.) (D’autres commentaires se retrouvent sous la rubrique Forum du site du MMF. Pourquoi ne pas y donner votre opinion vous aussi?)

8 janvier : Suggestions pour les prochains prix Harfang et Autruche. « Prix Harfang : Bruno Roy, Philippe Séguin, Jean Côté. Prix Autruche : Mordachaï Richler, Lord Durham, John A. MacDonald.

9 janvier : Yak-Canada : Ou l’art de se moquer de la langue française. « Compte tenu de la qualité pitoyable du français sur votre site, j'ai opté pour « Caztel communications » concernant l’acheminement de mes appels interurbains. En effet, vos pages présumées françaises sont plutôt « franglaises ». Ce qui témoigne de votre indifférence sinon de votre mépris à l'égard des citoyens du Québec. Or je ne puis encourager une entreprise incapable de me respecter dans ma langue.

28 janvier : Arrêtez de vous plaindre! « J'en ai assez des gens qui se plaignent. On ne pourrait pas faire quelque chose à la place? »

29 janvier : MMF à NDG? « Y a-t-il un groupe de ce mouvement situé à NDG? J'aimerais m'y joindre! J'ai beaucoup de difficulté à me faire servir dans la langue de Molière dans ce quartier. Les nouveaux arrivants qui y établissent un commerce choisissent aussi très souvent de ne s'adresser à leurs clients qu'en anglais. Ici, c'est moi la minorité linguistique et cela commence à m'agacer. »

31 janvier : en réaction au commentaire : Est-ce normal? « Tu as raison de dire qu'on ne peut compter sur Mme Louise Harel qui loge à la même enseigne que Gérald Tremblay. »

31 janvier : en réaction au commentaire : Est-ce normal? « Un autre exemple frappant qui nous fait prendre conscience où nous mènera la politique linguistique du gouvernement Charest avec la complicité du maire Tremblay et du PQMarois. Je désespère et je rage intérieurement face à cette impuissance collective de ne pas se prendre en main et de ne pas provoquer des choses par des actions musclées. On nous provoque, on doit répondre par de la provocation! Les bèbèbèbèbe..., je pensais que c'était fini. Notre avenir collectif se joue en cette décennie; c'est le quitte ou double de Pierre Bourgault! Le bilinguisme, c'est la dernière phase avant l'assimilation, il n'y plus de retour possible. »

31 janvier : en réaction au commentaire : Est-ce normal? « Pendant la campagne électorale, Gérald Tremblay avait confié au magazine l'Actualité que les anglophones de Montréal constituaient un peuple fondateur qu'il fallait considérer. Peuple fondateur, rien de moins! »

31 janvier : Plainte. « À la directrice générale de la Fondation du Maire de Montréal. Je me permets de vous contacter, car je suis assez surpris de constater que la Fondation du Maire soutient une entreprise (staynomad) dont le site est uniquement en langue anglaise. Cela me semble contraire à la législation sur l'usage prioritaire du français au Québec.(…) »

3 février : OSM et langue. « Je vous transmets ce message que j'ai reçu de l'Orchestre Symphonique de Montréal. La langue de communication que j'ai choisie est le français, mais comment se fait-il que le lien pour pouvoir me désabonner de leur publicité électronique soit unilingue anglais (on le retrouve à la fin du message)? « If you do not wish to receive future emails from Orchestre Symphonique de Montreal please use this link. »

3 février : L’anglais à Saint-Léonard. « Allez vous promener à Saint-Léonard et vous trouverez des affiches anglaises et italiennes, à l’Inter Marché, coin Viau et Robert. Je parle en français jusqu’à présent. On m’a toujours répondu en anglais. De quel droit des Latins dont la langue maternelle est d’origine latine tout comme le français, refusent-ils de parler français et se sentent tout à fait à l’aise de le faire? Les Anglais au moins ont colonisé le pays. L’anglais est leur langue maternelle et c’est leur culture. (…)Pourquoi les Québécois ont permis que la situation évolue ainsi? Car, nous avons notre grande part de responsabilités dans cette situation. Nous leur avons donné le feu vert d’envoyer leurs enfants dans des écoles anglaises. Pourquoi? »

5 février : « Ici on commerce en français » « Depuis février 2009, j'essaie d'obtenir de l’OQLF les résultats de cette campagne de valorisation du français dans les commerces. Peine perdue. Est-ce que votre mouvement a eu plus de chance que moi? Une réponse serait appréciée. »

7. Rappels

7.1 Tous les bulletins du MMF sur le site.

Saviez-vous que vous pouvez maintenant consulter sur le site du MMF les 575 pages des 54 éditions du bulletin bimensuel électronique du MMF, publiées depuis le 7 juin 2007?

7.2 Devenir bénévole?

7.3 À faire circuler dans votre réseau

Ce bimensuel vous intéresse? L’avenir du français à Montréal vous préoccupe? N’hésitez pas à faire circuler ce bulletin dans votre réseau! Plus les citoyens et citoyennes de partout au Québec et dans le monde seront sensibilisés à la situation du français à Montréal, plus le français deviendra la langue commune!

7.4 Visitez régulièrement le site du MMF

Il est une source inestimable de textes, d’articles, d’informations au sujet du MMF et de la situation du français à Montréal et ailleurs. Un site à inclure dans vos favoris!

7.5 Devenez membre et faites un don en ligne

7.6 Vous voulez en savoir plus au sujet du Mouvement Montréal français et de la situation du français à Montréal? Vous voulez agir pour améliorer la situation?

7.7 Commentaires et suggestions au Mouvement Montréal français

Vous aimez ou n’aimez pas ce nouveau bulletin électronique du MMF?
Vous avez des suggestions pour en améliorer le contenu? info@montrealfrancais.org

7.8 Avis de changement d’adresse Internet

N’oubliez pas de nous aviser de votre changement d’adresse Internet pour que nous puissions continuer à vous expédier ce bulletin. (votre ancienne (désabonnement) et votre nouvelle (abonnement), S.V.P.)

7.9 Membres fondateurs, conseil d’administration et équipe du bulletin du MMF

fondateurs

Yves Beauchemin, écrivain; Renée Collin, entrepreneure; Jean Dorion, président SSJBM; Pierre Dubuc, directeur de l’aut’journal; Maria Mourani, députée du Bloc Québécois d’Ahuntsic; Farid Salem, Solidarité Québec-Algérie; Patrick Sabourin, étudiant M. Sc. McGill; Pablo Santos, travailleur social; Lucie Tessier, étudiante UQAM; Paolo Zambito, gestionnaire; Mario Beaulieu, porte-parole.

administration

Luc Thériault, président; Lucie Martineau, vice-présidente; Georges Le Gal, secrétaire général; Éric Ciaburro, trésorier; et Marc-André Bahl, Yves Beauchemin, Mario Beaulieu, Yves Chartrand, Marcel Desmeules, Françoise Dumitrescu, Jean-Pierre Durand, Patrice Jodoin et Jean-Marc Tellier, administrateurs; Philippe L. Perreault, permanent.

bulletin électronique

Georges Le Gal, rédaction et distribution; Élaine Des Lauriers, révision des textes; François Valiquette, aide technique informatique.

7.10 Adresse postale :

82, rue Sherbrooke O., Montréal, Québec, H2X 1X3, 514-843-8851 p.241

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Les opinions exprimées par les auteurs ne représentent pas nécessairement les positions du MQF ou de ses mouvements.