Montréal, 19 octobre 2009.
La problématique du français est particulièrement prenante. « La moitié des nouveaux arrivants vont au cégep en anglais, pour ensuite, dans une grande proportion, adopter l’anglais comme langue d’usage au travail. »
« Ce lundi soir, l’aile jeunesse du Parti Québécois joindra sa voix au SPQ Libre, au Mouvement Montréal Français et à la Société Saint-Jean Baptiste afin de réclamer d’importantes percées du français comme langue d’enseignement des études collégiales au Québec.
Le président du Comité national des jeunes du Parti Québécois (CNJPQ), Alexandre Thériault-Marois, prendra alors la parole lors d’une grande assemblée publique sur le français qui se tiendra à 19h à la Maison Théâtre, au 245 rue Ontario est. Le CNJPQ en profitera pour discuter de son nouveau plan pour une Éducation nationale, qui comprend une plus grande place au français, à l’enseignement de la culture et de l’histoire québécoise et un véritable effort afin de favoriser une grande diplomation de qualité.
La problématique du français est particulièrement prenante. « La moitié des nouveaux arrivants vont au Cégep en anglais, pour ensuite, dans une grande proportion, adopter l’anglais comme langue d’usage au travail. Nous passons ainsi à côté des objectifs de la loi 101 et des efforts d’intégration », explique Alexandre Thériault-Marois. Selon l’Office de la langue française, la langue des études pertinentes à l’exercice d’un métier ou d’une profession a un lien indéniable avec la langue utilisée ensuite au travail. Puis, on a démontré que parmi les travailleurs allophones qui travaillent en anglais et qui ont adopté le français ou l’anglais à la maison, près de 90% ont choisi l’anglais.
Une nouvelle étude, réalisée par le mathématicien Charles Castonguay, montre d’ailleurs que « non seulement le libre choix de la langue d’enseignement au cégep brise l’élan donné au primaire et au secondaire à la part du français parmi les [substitutions] des jeunes allophones […] mais que ce libre choix imprime en même temps une impulsion certaine à l’anglicisation des jeunes francophones ».
Le cœur de la proposition des jeunes péquistes sera de réserver le financement étatique aux Cégeps anglophones seulement lorsqu’ils accueillent des membres de la communauté anglophone. Ainsi, les jeunes péquistes veulent appliquer les principes de la loi 101 aux établissements collégiaux et ainsi fortement encourager les francophones et les citoyens issus de l’immigration à poursuivre leurs études collégiales en français, pour ensuite vivre en français. »
Renseignements : Gabrielle Lemieux, vice-présidente du CNJPQ, 514 808-6071.
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