Bernard Landry plaide pour l’application de la loi 101 au cégep

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Catherine Girard, Métro, 20 octobre 2009.

« L’ancien premier ministre du Québec, Bernard Landry, s’associe à une campagne qui a été lancée hier en faveur de l’application de la loi 101 au cégep.

Cette campagne, mise de l’avant par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, le SPQ Libre et le Mou­vement Montréal français, veut rendre obligatoire la fréquentation de l’école française par les cégépiens francophones et allophones.

Le débat n’est pas nouveau, puisqu’en 2001 le Parti québécois avait fait la même proposition à la commission Larose, chargée d’enquêter sur la situation du français au Québec. La mesure n’avait pas été retenue.

Une erreur

« Nous pensions que si les enfants de nos compatriotes issus de l’immigration allaient aux mêmes écoles que nos enfants, ils iraient aux mêmes collèges. Mais nous nous sommes trompés », a déploré M. Landry au cours de la conférence de presse qui était donnée sur le sujet.

En effet, selon Charles Castonguay, un spécialiste des questions linguistiques qui participe également à la campagne, le libre choix au collégial annule les effets de la loi 101. En se basant sur son étude statistique de deux cohortes d’étudiants, M. Castonguay affirme que lors du passage du secondaire au collégial, plusieurs étudiants qui fréquentaient le réseau francophone choisissent de poursuivre leurs études en anglais.

La Fédération des cégeps dit non

La Fédération des cégeps s’oppose à l’application de la loi 101 au cégep. Selon son président-directeur général, Gaëtan Boucher, il faut encourager l’intérêt des allophones envers la culture québécoise par d’autres moyens. Il in­dique également qu’en permettant des études dans deux langues, le Québec possède un avantage. « Le fait d’avoir une main-d’œuvre bilingue représente une valeur ajoutée importante pour les investisseurs », explique-t-il. « Si on appliquait la loi 101 au cégep, les seuls qui en tireraient un avantage seraient les anglophones, puisqu’ils auraient la possibilité d’être complètement bilingues alors que les francophones et les allophones ne le seraient pas », conclut M. Boucher. »

Source.

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