Georges Le Gal, Montréal
Honte au premier ministre du Québec, au ministre responsable de la Capitale nationale et au maire de Québec présentement en poste pour avoir tenté de salir et de saboter ce grand événement!
J’y étais, les 12 et 13 septembre 2009 sur les plaines d’Abraham, le jour et la nuit pour entendre et participer à ce magnifique chef-d’œuvre historique, politique et littéraire. J’y étais pour entendre religieusement ces 156 textes de notre histoire, connaître leurs auteurs et apprécier leurs lecteurs. Vous pouvez consulter la liste sur le site du Moulin.
Je craignais que ça puisse être un peu long et ardu. Au contraire, ce fut passionnant! Ce fut ardu seulement pour le derrière, mais compensé par le bien-être de s’approprier collectivement le sol des plaines d’Abraham.
Le Moulin à paroles, ce fut un magnifique cours d’histoire en français de la Nouvelle-France et du Québec. Un cours d’histoire où on constate le courage, l’audace, la détermination et la fierté de nos ancêtres. Un cours d’histoire où on n’a pas oublié les habitants qui vivaient déjà ici, les Amérindiens et les Inuits et ceux qui nous ont conquis militairement, les Anglais. Un vrai cours d’histoire sans censure et sans crainte de parler de nos moins bons coups et des coups durs qu’on a subis au cours de notre courte histoire.
Un cours d’histoire qui serait bénéfique et passionnant pour les jeunes et les professeurs des niveaux primaire, secondaire, collégial et universitaire, pour les nouveaux arrivants, pour l’ensemble de la population, sans oublier les gens des médias et les hommes et femmes politiques dont le premier ministre Charest.
Cet événement unique, en relatant des faits vécus par nos ancêtres et en livrant leurs témoignages parfois surprenants, parfois tristes, parfois drôles, parfois choquants, redonne espoir à tous ceux qui n’ont pas abandonné la lutte pour la pleine liberté de ce petit peuple francophone d’Amérique, le Québec, qui est quelque chose comme un grand peuple.
Oui, cette Nouvelle-France, ce Québec qui a réussi à survivre et à garder sa langue, peuple minoritaire de 2 % d’habitants francophones au cœur d’une mer anglophone en Amérique, peuple qui au cours de ces 400 ans fut trop souvent déçu, malmené, trahi et même persécuté par ses conquérants, mais aussi malheureusement par certaines de ses élites et par certains de ses dirigeants. Peuple qu’on a tenté d’assimiler ouvertement dans le passé (Lord Durham) ou subtilement comme aujourd’hui (politiques linguistiques gouvernementales molasses).
Pour le bien de la nation, Le Moulin à paroles doit devenir un événement annuel!
Honte au premier ministre du Québec, au ministre responsable de la Capitale nationale et au maire de Québec présentement en poste pour avoir tenté de salir et de saboter ce grand événement!
P.-S. 1. Ce grand événement québécois est l’événement qui me donne le plus d’espoir pour un Québec français libre depuis avant le référendum de 1995!
Vous pouvez faire la différence!
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