Lia Lévesque, Presse canadienne, Cyberpresse, 30 août 2010.
La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a nié que le gouvernement ait tardé à agir dans le dossier des écoles passerelles après l'arrêt de la Cour suprême en octobre dernier.
La ministre de l'Éducation Line Beauchamp invite à la patience, à la suite du jugement de la Cour d'appel sur les écoles passerelles et la fréquentation des écoles anglaises.
D'après un reportage de Francis Labbé, nouvelles régionales, Radio-Canada, 27 août 2010.
La couronne nord de Montréal ne semble pas d'emblée une région où le français est menacé. Mais ce ne serait plus le cas, si on se fie à certains groupes de défense du français. Ils soutiennent que l'anglais attire de plus en plus de gens sur la Rive-Nord, au point où les mouvements pour la défense du français s'y multiplient.(...)
Début septembre, il y aura lancement officiel du Mouvement Laval français, et des annonces du genre risquent de se multiplier partout au Québec dans les prochains mois, puisque les défenseurs de la langue veulent créer un véritable mouvement provincial de mobilisation.
Blogue de François Gagnon, Cyberpresse, 27 août 2010.
Les aveux de Shane Doan dans la tristement célèbre histoire de l’insulte « Fucking Frogs » lancée aux arbitres et juges de lignes québécois qui officiaient le match Canadien-Coyotes du 13 décembre 2005 permettent aux Francophones de célébrer plusieurs petites victoires.
On ne se contera pas d’histoire, nous sommes encore loin d’avoir gagné la guerre, surtout que le Canadien ne semble pas vouloir aider la cause de ceux qui patinent à l’ombre du Centre Bell.
Lisa-Marie Gervais, Le Devoir, 26 août 2010.
Sur l'île de Montréal, les établissements croulent sous le poids de la demande. (...)
Constatant l'ampleur du problème, la ministre de l'Éducation d'alors, Michelle Courchesne, avait ainsi annoncé en juin dernier l'octroi de plus de 1 million à quatre cégeps (Vanier, Saint-Laurent, André-Laurendeau et Dawson) pour qu'ils accueillent un plus grand nombre d'étudiants, soit entre 150 et 300 de plus.
D'autres collèges ont aussi eu l'autorisation d'augmenter leur effectif d'étudiants. C'est le cas du cégep John Abbott, à l'extrême ouest de l'île, qui a dû louer trois locaux dans une école secondaire adjacente au collège pour accueillir ses 150 cégépiens supplémentaires.
NDLR. Quelle coïncidence! Surtout des cégeps anglophones! Et certains croient encore qu'il faut maintenir le libre choix au niveau cégep! Réveillez-vous! CÉGEPS FRANÇAIS!
Mathieu Bock-Côté, 24H, 25 août 2010.
Il faut dire stop. Le Québec est une société occidentale de culture française et doit le demeurer. Et à moins d’abolir l’histoire, on reconnaîtra que l’héritage catholique du Québec n’en est pas un parmi d’autres. Si, avec la Révolution tranquille, les Québécois ont refoulé leur héritage catholique dans l’arrière-fond de l’espace public, il n’a jamais été question de remplacer cet arrière-fond par un autre.
Nathalie St-Pierre, Journal de Lévis, 24 août 2010.
Le conseil municipal a résolu, le 23 août dernier lors d'une séance extraordinaire, d'accepter la demande de l'Office québécois de la langue française de devenir Francoville en 2011.
Matthieu Boivin, Le Soleil, 22 août 2010.
L'affichage en anglais a plus retenu l'attention que les bijoux et les montres de valeur à l'encan.
photo Jason Dubé, Le Soleil
(Québec) Des Québécois qui ont participé, samedi après-midi, à l'hôtel Loews Le Concorde, à une vente aux enchères organisée par Asset Auctions, une entreprise ontarienne, disent avoir été dérangés par la présence de nombreuses affiches unilingues anglaises. Des affiches qui contreviennent à la loi 101. (...)
Gilles Médioni, L'Express.fr, France, 20 août 2010.
"La protection de la langue française est dans l'ADN de l'Adisq [Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo], créée il y a trente ans, explique Solange Drouin, sa directrice générale. D'ailleurs, pour notre gala annuel [l'équivalent des Victoires de la musique], on a créé une catégorie unique et spécifique pour la chanson anglaise, afin de ne pas vampiriser les autres. Car la généralisation de cette langue dans la chanson est désormais une réalité préoccupante."
Pas question non plus d'ouvrir les FrancoFolies de Montréal aux chanteurs anglophones comme Les Francofolies de La Rochelle l'ont fait avec Not Ze Francos. "Chez nous, cela déclencherait des manifs", sourit Laurent Saulnier, vice-président de la programmation montréalaise. "La question est hypersensible, inflammable, prise comme un acte politique, ajoute-t-il.
Julie Marcil, Métro, 18 août 2010.
Il a d’abord suivi durant plusieurs mois un cours de français pour les immigrants, même s’il avait déjà les connaissances de base de la langue. « Pour moi, c’est très important de parler la langue des gens avec qui j’habite. Si j’étais en Chine, j’apprendrais le chinois. Au Québec, c’est le français que je dois parler, tout simplement. »
Normand Cusson, Le Devoir, 16 août 2010.
En voyant le titre « Place du français, toujours le mépris », j'ai spontanément pensé au français à Montréal et non à Vancouver et Sarnia. Puis, en lisant l'éditorial, je me suis demandé combien de temps encore nous allions croire à ce bilinguisme « coast to coast » inventé jadis par Pierre Trudeau. (...)
BB Buzz, l'actu des parents, ados et enfants stars, 17 août 2010.
Si Angelina Jolie voyage beaucoup, elle reste très attachée à la France et à la langue française. Au point de vouloir l'enseigner à ses enfants.
Elle n'a pas oublié que sa mère, Marcheline, avait des origines québécoises. C'est aussi pourquoi ses enfants sont inscrits au lycée français de Los Angeles.
Marie-Christine Poncet, pour l'équipe de modération, Le Point.fr, France, 16 août 2010.
Les positions dans les colonnes du Point de Frédéric Martel, Claude Hagège et François Taillandier sur l'état et le rayonnement actuels de la langue française ont inspiré des commentaires très animés. (...)
Alors les emprunts à l'anglais font souffrir : "Notre langue est attaquée, déchirée, réduite" (Québec Vivant), "fracassée" (Flammenwerfer) par tous ces "marketing, brainstorming, parking, buzz, chat, update, full power, brunch, squatter, speed qui, ajoutés aux lol, mdr et autre subtilités SMS sans oublier le verlan, ont fait une belle bouillie de notre langue" (Jeff). "Dans les multinationales les salariés parlent un jargon épouvantable : on forwarde les messages, on a son backup, on print les documents, on maile un message" (Triste vérité). . (...)
Stéphane Martel, Montréal, Le Devoir, 15 août 2010.
Comment se fait-il que lors du gala de boxe de samedi dernier au centre Bell opposant le boxeur québécois Jean Pascal à l'Américain Chad Dawson, le présentateur ait présenté les deux pugilistes uniquement en anglais, balbutiant à peine quelques mots en français?
Josée Boileau, Le Devoir, 16 août 2010.
Le dernier rapport du commissaire aux langues officielles vient encore d'en témoigner: il ne faut plus s'étonner de rien quand il s'agit du sort réservé au français au Canada, même de se faire dire que tout ce qui vient du Québec doit être qualifié de francophone — qu'il s'agisse d'un artiste ou d'un produit anglais, ou d'un texte traduit dans cette langue.
Blogue de Louis Préfontaine, 12 août 2010.
Comment peut-on espérer intégrer près de 95% (5 % est le pourcentage réel de la minorité historique anglophone) des citoyens du Québec en français alors que nos cégeps ne sont financés qu’à 81%, que nos universités ne le sont qu’à 73%, que notre méga-hôpital – dont la construction n’est même pas commencée – obtiendra à peine 54,5% du budget alloué pour les deux méga-hôpitaux ? Ce sous-financement des institutions francophones ne peut qu’inciter davantage de citoyens à s’intégrer en anglais.
En fait, nous ne finançons plus seulement les institutions de la minorité anglophone historique, mais nous aidons l’intégration en anglais de tous les nouveaux arrivants, y compris ceux venant d’autres provinces, dont le nombre ne peut être sous-estimé.
François Taillandier, 5 août 2010, Le Point-fr.
A son tour, l'écrivain François Taillandier* s'élève point par point contre les arguments développés par Frédéric Martel dans son texte " Français, pour exister, parlez english! ". (...)
Nous ne commenterons pas davantage la virulence quasi haineuse qu'il témoigne envers sa langue natale : c'est probablement là un problème psychologique qui ne regarde que lui. Tout au plus aimerions-nous lui poser quelques questions, car son article nous paraît abonder en imprécisions. (...)
Chronique de Sophie Durocher parue dans le journal 24 H du 6 août 2010.
photo 24H, 6 août 2010
« Aaaaah, je love la fashion de Montreal. Je love les beautiful models sur les runways, je love les marvelous designers dans les showrooms. Je love le rallye de shopping fashion.
Toute la fashion est cool et hot.
Vous trouvez que j’exagère dans mon imitation du monde de la mode? Pas du tout! Avant-hier, au Festival mode et design de Montréal, qui met en valeur les tendances mode et musique du moment, les deux événements principaux de la soirée d’ouverture s’intitulaient « Highlight sur la semaine de la mode » et « Montréal loves fashion »!»
Pierre Saint-Arnaud, Presse canadienne, Métro,4 août 2010.
Ces ateliers porteront entre autres sur l'état de la langue française, les défis constitutionnels du Québec, les relations internationales et le rôle du Québec dans le monde, les questions d'identité et de laïcité, les perspectives économiques d'un Québec souverain, la place des artistes et ainsi de suite.
Blogues de Serge Touchette sur le trottoir, Rue Frontenac, 29 juillet 2010.
Si vous êtes francophone et que vous avez déjà été entraîneur en chef ou entraîneur adjoint dans la Ligue nationale de hockey, vous avez plus de chances d’obtenir un micro à RDS qu’un autre tour de piste dans la LNH.
Mario Tremblay en est une autre preuve éloquente.
Marie-Louise Lacroix, Le Soleil, 27 juillet 2010.
Déjà que la plupart des circulaires publicitaires insérées dans ce sachet sont bilingues. Or, les mêmes entreprises publient des circulaires exclusivement anglaises hors Québec. Ça devient donc une double injure, et permanente, à la fois à l'égard de la langue officielle du Québec et à l'égard de l'une des deux langues officielles du Canada... Dans ce contexte, le sachet publicitaire vient ajouter l'insulte à cette injure.
Catherine Handfield, La Presse, 26 juillet 2010.
La marée noire dans le golfe du Mexique constitue une menace pour la langue française en Louisiane, selon Warren Perrin, président du Conseil pour le développement du français en Louisiane.
« La catastrophe a surtout touché la côte de la Louisiane, et c'est là où l'on compte le plus de familles qui parlent le français », a-t-il souligné hier lors d'un entretien téléphonique avec La Presse.
Sophie Durocher, 24 HRS, 23 juillet 2010.
En 1899 pendant un débat houleux à la Chambre des communes, Henri Bourassa s’est fait huer par des députés anglophones. Quand il a essayé de s’expliquer en français, il s’est fait crier : « Speak White! »
En 1970, lors d’une nuit de la poésie, Michèle Lalonde récitait son poème Speak White, dénonçant cette arrogance des anglophones qui s’offusquent qu’on s’obstine à parler notre langue.
Faut-il, aujourd’hui encore, plier l’échine et accepter sans rien dire de se faire crier « Speak White! » alors qu’on est maître chez nous?
Christian Rioux, Le Devoir, 23 juillet 2010.
En ces temps de morosité politique où Montréal s’anglicise à tout va, comment ne pas voir dans cette désinvolture une nouvelle façon de dénigrer notre culture et notre histoire ? Ce n’est pas seulement l’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus qu’il faut sauver, c’est toute cette mémoire dont il faut retrouver la fierté.
Jonathan Trudel, L’actualité, 2 juillet 2010.
Il dénonce l’attitude « résignée » des fédéralistes, s’inquiète des menaces d’anglicisation qui pèsent sur le Québec, accuse la Cour suprême de triturer la loi 101 et martèle que le Québec a le devoir de réfléchir à son destin constitutionnel, « fût-il à l’intérieur ou à l’extérieur du Canada ». Benoît Pelletier, ex-ministre des Affaires intergouvernementales dans le gouvernement de Jean Charest, serait-il devenu souverainiste?
En ce moment, le pays met son avenir entre les mains des juges, des non-élus. C'est une tendance inquiétante. Je préfère que ce soient les politiciens, les élus, qui fassent évoluer la Constitution.
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