LCN, 17 mars 2010.
Denise Bombardier est de nouveau dans les honneurs. Le ministre Pierre Arcand a annoncé qu’il lui remettait le prix Reconnaissance-Francophonie 2010.
Ce prix vise à reconnaître la contribution officielle de Denise Bombardier à la langue française et à la culture québécoise sur la scène internationale.
« Denise Bombardier défend avec conviction l’importance de la langue française. Elle l’exprime et l’écrit de façon magnifique, ce qui témoigne à la fois de son talent mais aussi du respect qu'elle lui porte. Elle fait la promotion de la cause du français de manière passionnée et éloquente », a déclaré le ministre Arcand en rendant hommage à madame Bombardier.
Libération, Le Devoir, Vigile, 17 mars 2010.
En quelques années, la retraite ordonnée du français dans les institutions européennes s’est transformée en sauve-qui-peut et l’anglais règne en maître presque incontesté à Bruxelles. On note bien ici ou là quelques îlots de résistance (comme à la Cour de justice de l’UE). Pour combien de temps?
Claire Gaillard, Suite101.fr, 14 mars 2010.
Cette année, la francophonie fête ses 40 ans, 40 ans d’actions pour promouvoir l’usage de la langue française à travers le monde. Parmi les nombreux pays qui partagent cette langue commune, il y a le Luxembourg, pays frontalier de l’Hexagone et pourtant fort peu connu des Français. Le Grand-Duché vit depuis longtemps une histoire passionnée avec le français. Etat des lieux.
De tout et de rien, Louise Turgeon, Réseau Planète Québec, 16 mars, 2010.
Dans le site Web de l'Académie Trivium de Gatineau à www.academie-trivium.com, il est écrit que « l'Académie Trivium est une école reconnue par le MELS (ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport)... [qui] n'est pas assujettie à la loi 101 puisqu'elle ne reçoit aucune subvention gouvernementale. »
Jessica Paradis, 7Jours, 10 mars 2010.
Normand Lester, Mario Beaulieu et Christian Rioux
photo Jessica Paradis
Journaliste à la plume engagée, Christian Rioux considère que le dossier prioritaire au Québec est celui de « libérer la parole », tout comme en témoigne la philosophie du Devoir: « libre de penser ». Il s’explique: « Quand je lis, je trouve que, souvent, au Québec, on a peur de parler. Les choses doivent être dites, mais, dans bien des cas, les Québécois sont culpabilisés. Il ne s’agit pas d’admettre n’importe quelle déclaration, mais il faut s’exprimer. C’est le jour où on le fera qu’on pourra réaliser si ça a du sens ou non, se transformer ou défendre nos idées. Je trouve que nos débats sont trop enfermés dans une espèce de rectitude politique, où on n’ose plus et où on se débat comme des avocats. On est des êtres humains et il faut débattre de notre culture avec nos sensibilités ».
Benoît LeBlanc, auteur, compositeur et interprète, 15 mars 2010.
Contrairement aux Canadiens français, ils avaient un lien très fort avec Paris où ils envoyaient leurs enfants se faire éduquer. Ils n'étaient pas du genre à croire en 1803, lors de la vente de la Louisiane aux États-Unis, que moins de cent ans plus tard ils seraient une « race » tellement diminuée que l'écrivain Alfred Mercier à la fin du XIXe siècle n'eut pas le choix de constater que « tous les hommes de langue française sont obligés de parler la langue anglaise, tandis que pas un homme de langue anglaise n'est obligé d'apprendre la langue française pour la conduite des affaires ».
La voix de la diversité, Organisation internationale de la Francophonie, 15 mars 2010.
Allocution prononcée par le Secrétaire général de la Francophonie lors de la conférence inaugurale de la Semaine de la Francophonie.
En ce mois de mars 2010, ici à Paris et partout ailleurs dans son espace, la Francophonie intergouvernementale, dans la joie et dans la ferveur, célèbre le quarantième anniversaire de sa naissance.
Mathieu Boivin, Rue Frontenac, 10 mars 2010.
M. Curzi a supputé que les libéraux craignent peut-être la colère de l’électorat anglophone, qui s’était beaucoup agité lorsque le gouvernement Bourassa avait eu recours à la clause dérogatoire, en 1989, dans le dossier de la langue d’affichage. « C’est clair que la clause dérogatoire, ça fait toujours sursauter tout le monde, mais c’est un mécanisme très cohérent avec l’esprit de la loi 101 : nonobstant l’importance du droit individuel, on considère que le droit collectif prime », a-t-il résumé.
Émilie Côté, La Presse, 13 mars 2010.
Montréal accueille de plus en plus de jeunes Français... et pour cause: Ottawa a attribué aux Français de 18 à 35 ans un nombre record de 14 000 visas temporaires pour l'année 2010, dont 7000 permis de vacances-travail (PVT). Si bien que même les Français, qui choisissent en masse de s'installer dans le Plateau-Mont-Royal, sont étonnés d'entendre autant leur accent dans la rue Saint-Denis ou dans le métro. Mais pourquoi quitter la France? Et comment cela se passe-t-il une fois ici?
Agence QMI, Presse canadienne, 13 mars 2010.
MONTRÉAL - La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal fera pression sur le gouvernement du Québec pour qu'il procède à une réforme globale du système d'éducation au Québec.
Cette décision a été prise lors de la 176e Assemblée générale annuelle de l'organisme.
La réforme proposée inclurait non seulement l'application de la Loi 101 aux écoles privées non-subventionnées, afin de contrer l'invalidation de la Loi 104 par la Cour suprême du Canada, mais également son élargissement au cégep. Elle assurerait un financement équitable des universités francophones, y compris les méga hôpitaux universitaires.
Marie-Christine Blais, La Presse, 13 mars 2010.
Impossible de nier le phénomène: ici et ailleurs dans la francophonie, de plus en plus d'artistes qui parlent français chantent en anglais. Certains le faisaient déjà dans les années 50 et 60 (Jean-Pierre Ferland et Robert Charlebois ont fait des disques en anglais), 70 (rappelez-vous Nancy Martinez, Patsy Gallant et France Joli) et 80 (Bundock, The Box, Sass Jordan, Paradoxe). Mais la tendance semble prendre des proportions alarmantes. Ou est-ce nous, francophones d'Amérique, qui paranoïons ?
Jacques Grenier, La Presse canadienne, paru dans Le Devoir du 11 mars 2010.
Christian Rioux, journaliste et correspondant du Devoir à Paris, est le lauréat du prix Olivar-Asselin. Le prestigieux prix lui a été décerné, hier, par la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal pour récompenser « son indépendance d’esprit », « la qualité et la rigueur de ses chroniques » et tout particulièrement « son analyse percutante des questions identitaires et du dossier linguistique au Québec, vu dans une perspective internationale », a expliqué le président général de la SSJB, Mario Beaulieu.
Martin Ouellet, Presse canadienne, 8 mars 2010.
QUEBÉC — Après deux semaines de relâche, le retour en Chambre des députés mardi à Québec sera l'occasion pour le Parti québécois de forcer la main du gouvernement Charest sur les enjeux identitaires.
La défense de la langue française et l'affirmation de l'identité nationale occuperont une grande place dans les débats à la reprise des travaux parlementaires, a soutenu la chef péquiste Pauline Marois, lundi.
Josée Boileau, éditorial, Le Devoir, 9 mars 2010
En fait, 45 % des prestations d'artistes s'étaient faites en anglais, selon le relevé de l'animatrice de Radio-Canada et amoureuse de la chanson en français, Monique Giroux, présente sur les lieux du gala.
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Quand on s'est ému de la faible place du français lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Vancouver, il y avait de quoi rester bouche bée, samedi, devant le gala des Victoires de la musique. À Paris, c'est l'anglais qui a la cote et la note. De quoi déconcerter.
Parti Québécois, site AmériQuébec.net, 6 mars 2010.
« Les ministres Christine St-Pierre, Michelle Courchesne et Kathleen Weil doivent sortir de leur mutisme et nous donner clairement l’orientation qu’elles prendront pour assujettir les écoles privées non subventionnées à la Charte de la langue française. Le temps presse. Nous avons fait connaître notre position, celle de recourir à la clause nonobstant, car nous croyons que c’est la solution qui règlera définitivement le problème. C’est au gouvernement à soumettre la sienne maintenant afin d’empêcher, et non seulement limiter, l’accès à l’école anglaise », a conclu Pierre Curzi.
Agence QMI, 3 mars 2010.
MONTRÉAL - En donnant le nom « Fibe » à son nouveau service d’accès Internet haute vitesse, Bell Canada a fait sursauter le président de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB), Mario Beaulieu.
« C’est déplorable de voir une telle chose d’une entreprise comme Bell Canada », dénonce M. Beaulieu, qui y voit un non-respect de la langue française.
Jean-Marc Gilbert, 24 Heures, 5 mars 2010
Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste, Mario Beaulieu décoche une flèche à l’endroit de l’ex-premier-ministre Lucien Bouchard, et l’accuse d’être « en bonne partie responsable » du déclin de la langue française au Québec et au Canada.
Ces accusations ont été dirigées à l’endroit de l’ancien chef péquiste mercredi, à Montréal, lors du lancement du livre Le génocide culturel des francophones au Canada, qui propose une cinglante critique à l’endroit du fédéralisme.
Le Courrier sud, 17 Février 2010.
« Ce n’est pas étonnant. Le message que le Canada nous envoie à répétition, c’est que la nation québécoise, une nation à majorité francophone, n’a pas sa place au sein de la fédération canadienne. Cette situation nous fait également prendre conscience que, pour le Canada, le français est devenu une langue quasi-folklorique, une simple composante du multiculturalisme à la canadienne », a déclaré Louis Plamondon.
Radio-Canada.ca, 20 février 2010.
Le comité national des jeunes du Parti québécois a lancé vendredi soir le Manifeste pour la souveraineté - urgence nationale au cours d'un rassemblement à Montréal consacré à la défense du français.
Plus de 3000 étudiants du collégial ont signé une pétition réclamant au gouvernement du Québec de renforcer la Loi 101. De nombreux bénévoles et sympathisants du Mouvement Montréal français (MMF) ont sillonné les cégeps de la région métropolitaine afin de sensibiliser les étudiants à l’importance de faire du français la langue officielle et commune du Québec et de recueillir leur appui pour le renforcement et l’application rigoureuse de cette loi.
Patrick Lagacé avec Joseph Facal, Les francs-tireurs, Télé-Québec, 18 février 2010.
Cette entrevue se retrouve au début de l’émission du 18 février 2010 des Francs-Tireurs à Télé-Québec juste après celle avec Pierre Trudel.
Charles Castonguay, L'Aut'Journal, 17 février 2010.
Les éditorialistes du Devoir nous aidaient jadis à voir clair dans la situation linguistique. Depuis quelques années, ce n’est plus le cas. La palme du mollasson en cette matière revient à son directeur.
Michel David, Le Devoir, 16 février 2010
En ce qui concerne la place du français, il (NDLR. Jean Charest) s'est toujours réfugié dans le déni. En mai 1998, fraîchement débarqué sur la scène québécoise, il avait présenté aux militants libéraux de Châteauguay une version étonnante de l'histoire du Canada. « Nous avons réussi à préserver cette langue et cette culture parce que nos voisins des autres provinces canadiennes étaient des alliés, des amis, et non pas des étrangers », avait-il déclaré le plus sérieusement du monde.
Dans ce cas, que faut-il penser du Public School Act à l'Île-du-Prince-Édouard? De la suppression des écoles françaises au Manitoba? Du règlement 17 en Ontario? Le moins que l'on puisse dire est que nos amis et alliés avaient une curieuse façon d'exprimer leur amour du français.
Alec Castonguay, Le Devoir, 16 février 2010.
L'éducation et l'emploi doivent aller de pair dans le processus de francisation des nouveaux arrivants, affirme une étude de l'IRPP.
LCN, 15 février 2010.
Le français brillait par son absence lors de la grande cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Vancouver tenue vendredi, ont tour à tour déploré le ministre du Patrimoine James Moore, le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, et le premier ministre Jean Charest. Une plainte formelle à ce sujet a d’ailleurs été déposée au bureau du commissaire.
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