« McGill University » est mondialement connue et est devenue presque synonyme avec les mots « recherche » et « Montreal » (sans accent).
« McGill University » est mondialement connue et est devenue presque synonyme avec les mots « recherche » et « Montreal » (sans accent).
Les "fuites" du rapport Taylor-Bouchard présentées en exclusivité par The Gazette en fin de semaine ont causé un bel émoi.
"Ouvrez-vous et fermez-la" résumait Le Devoir.
Selon ces fuites, la crise des accomodements raisonnables serait due aux Québécois francophones, que l'on accuse de "manque d'ouverture" nous rappelant ainsi les subtiles accusations de "tribalisme" et de "nationalisme ethnique" de Trudeau. La charge est tellement outrancière et déconnectée de toute réalité que j'ai comme un soupçon.
Malheur aux vaincus!
Un article de Robert Dutrisac du Devoir nous apprenait le 6 mai 2008 que le gouvernement du Québec laissait le premier rôle en France au gouvernement Canadian en ce qui concerne le 400 ième anniversaire de la fondation de la ville de Québec qui constitue aussi l'anniversaire de naissance de l'Amérique française. Le gouvernement du Québec se contente de faire de la figuration provinciale et abdique ses responsabilités historiques.
McGill University vient d’annoncer que sa campagne de financement « Campaign McGill », lancée il y a 6 mois à peine et sensée durer 5 ans, a déjà permis d’amasser 400 millions de dollars, soit plus de la moitié du total prévu (750 M$).
"Quant à moi, qui prétendais gravir une pareille pente, je n'étais rien, au départ. À mes côtés, pas l'ombre d'une force, ni d'une organisation. En France, aucun répondant et aucune notoriété. À l'étranger, ni crédit, ni justification. Mais ce dénuement même me traçait ma ligne de conduite. C'est en épousant, sans ménager rien, la cause du salut national que je pourrais trouver l'autorité.
Si vous avez la chance d’avoir de jeunes enfants, vous connaissez sans doute l’existence des émissions pour enfants « Dora the Explorer-Dora l’exploratrice » et son pendant masculin « Diego », émissions qui sévissent quotidiennement dans le cas de Dora et les dimanche et samedi à 8h30 pour Diego. La particularité de ces émissions américaines, outre la marchandisation à outrance de produits dérivés qui leur est attachée, est d’être bilingue.
Jacques Parizeau a fait quelques sorties médiatiques bien senties dans les derniers mois afin de tenter d’alerter l’opinion publique aux dangers du processus de déconstruction des instruments et institutions à vocation économique québécois qui est enclenché depuis quelques années. Ce n’est pas parce que le PQ est dans un coma intellectuel depuis 12 ans que les ennemis du Québec, eux, sont inactifs.
Dans son texte dans Le Devoir du 13 février:
1) Elle affirme qu'il est impossible de "s'ouvrir au monde" en français.
"J’ai aussi dit que, à l’époque où nous vivons, dans la réalité dans laquelle nous plonge la mondialisation, je souhaitais que le monde s’ouvre à tous les enfants du Québec et qu’il n’y ait pas de limite à leurs aspirations. La méconnaissance d’une langue est souvent une barrière importante."
Je ne sais pas qui conseille Mme Marois sur la langue (est-ce Jean-François Lisée?), mais jamais chef du PQ n’a autant « scoré » dans son but que Mme Marois dans les derniers jours et jamais chef du PQ n’a exprimé des idées qui sont si diamétralement opposées à toute la logique du mouvement indépendantiste des 40 dernières années, logique qui réclamait (et réclame toujours!) un Québec français et libre.
« Marois veut des élèves bilingues » clamait le Devoir du 5 février 2008.
Le 31 janvier dernier, les médias apprenaient par voie de communiqué les nouvelles nominations au Conseil de la langue française. Aucun de ceux-ci n'a réagi (encore) devant la nomination de la directrice d'un groupe défenseur des intérêts «des» communautés anglophones: le Quebec Community Groups Network (QCGN), Mme Sylvia Martin-Laforge.
Tiré de : http://www.vigile.net/La-loi-du-silence-imposee-a-l-OLF
« Je ne cacherai pas que j’ai demandé aux membres de l’Office de s’assermenter », a reconnu Mme Boucher, en entrevue à La Presse.
Interrogé à ce sujet, le président du comité, et aussi membre de l’Office, Simon Langlois, professeur à l’Université Laval, a raccroché précipitamment le téléphone. « Je dois couper la ligne », a-t-il dit.
Pénurie d’infirmières et… accommodements
Je crois qu’il est encore temps de réagir devant ce fait vécu au CLSC Memphrémagog. Ça s’est passé, il y a près de deux ans. Ma fille, bachelière en Sciences infirmières, alors employée au CHUS depuis 23 mois, aspirait travailler au CLSC de son milieu. Elle fut convoquée en entrevue et répondait aux critères d’embauche.
Voici des données tirées des travaux du professeur Charles Castonguay qui indiquent à quel point l'heure est grave sur le front linguistique. Non seulement il est difficile d'obtenir du service en français dans plusieurs secteurs de la ville, non seulement les immigrants allophones se font assimiler par les anglophones, mais les francophones eux-mêmes se font assimiler dans l'Ouest-de-l'île.
Tout récemment, le chroniqueur Yves Boisvert de La Presse réagissait à l’enquête menée par le Journal de Montréal au sujet de la situation linguistique dans les commerces du centre-ville, du Plateau et de Côtes-des-Neiges. Faisant une lecture incomplète des résultats, il est sorti avec l’interprétation suivante : seulement 15 des commerces sur 97 ont engagé la jeune femme se disant unilingue anglaise, ce qui n’est pas significatif.
L’enquête de la journaliste Noée Murchison publiée dans le Journal de Montréal du 14 janvier 2008 « Le français pas important » vient mettre à terre en un superbe uppercut toute la rhétorique débile de l’Office québécois de la langue française (OQLF), du gouvernement du Québec et des éditorialistes de Gesca, rhétorique qui affirme que le français va bien et même qu’il progresse à Montréal!
Dans The Globe and Mail du 12 décembre 2007 :
Version envoyée au courrier des lecteurs du Devoir. Ne sera probablement jamais publié car les amis de Lulu siègent au conseil d'administration.
Tendances lourdes
Le recensement de 2006 vient confirmer ce qui se voit à l’œil nu dans les rues de Montréal; le français régresse et l’anglais progresse. Les statistiques ont été abondamment citées. Mais que signifient les tendances mises en évidence recensement après recensement? Deux choses :
1) La Canada français est un concept qui a vécu.
Le recensement de 2006 vient confirmer ce qui se voit à l’œil nu dans les rues de Montréal; le français régresse et l’anglais progresse. Et cette fois, la régression du français est marquée et visible même pour les esprits les plus obtus.
Voici ce qu'il en est:
• La proportion de Canadiens de langue maternelle française ne cesse de décroître passant, entre 1951 et 2006, de 29 % à 22 %.
• À l'extérieur du Québec, entre 1951 et 2006, la proportion de Canadiens de langue maternelle française passe de 7,3 % à 4,1%.